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Je. Tu. Nous... [Pv Kyllian]

Isaac F. Pitkeathley
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MessageSujet: Je. Tu. Nous... [Pv Kyllian] Sam 3 Nov 2012 - 0:52

    Voila quelques semaine que j'étais rentré de vacances. Enfin vacances...j'avais rendu visite à ma mère, histoire de la rassurer sur mon job et lui montrer à quel point j'avais changé depuis mon départ d'Angleterre il y a quelques mois, pour venir ici, à la Teenagers Institute. Et avec du recul, oui j'avais changé : un peu trop à son goût d'ailleurs. J'avais pris du muscle, à la demande de mon photographe pro' pour les shoot de mannequinat, mais aussi pour moi même : j'avais pris conscience que je n'étais plus un ado, et que je me fondais un peu trop aux élèves de l'institut, de plus, si je ne me mettais pas au sport maintenant, je n'osais m'imaginer dans quelques années...avec un ventre rond pour avoir omis d'entretenir mon corps d'éphèbe. Mais passons, j'étais revenu et pour avoir loupé la journée de la rentrée, tout mes jours dans la paperasse avaient été décalés. Mon plus grand regret était qu'à cause de cela, en partie, je n'avais pas pu voir Kyllian. Mais lui non plus n'avait pas l'air d'avoir le temps de me voir, le hasard, surement.

    Bref, fourrant mon nez une fois de plus dans ma paperasse -depuis que j'étais allé chez mon coiffeur virer une bonne longueur il y a deux jours, j'étais un peu perturbé de ne plus avoir à ramasser mes mèches derrière les oreilles dès que je me penchais sur mes dossiers - c'est ratant un ramassage de mèche et surtout un battement de coeur, que mes yeux se fixèrent sur le papier venant tout droit de l'infirmerie.


      Absentéisme scolaire

      - Name : Kyllian Andrews
      - Motif : Infirmerie
      - Durée : Indéterminé

      -Note : Blessé aux mains et aux poignets - Se retrouve avec des substances illicites dans le sang. Reste en surveillance. A classer dans le dossier de l'élève.


    J'en croyais pas mes yeux. Et voilà que je me retrouvais à relire ce malheureux bout de papier une fois, puis deux, puis trois...jusqu'à ce que je perde tout mes moyens, que je range tout ça dans ma pochette perso, que je ferme le bureau pour les heures à venir et que je file tout droit vers le lieu de travail de Ludo.

    « Putain Kyll' qu'est-ce que t'as foutu ! »

    Je parlais tout seul. J'ignorais si j'étais en colère, triste, paniqué ou juste...non, j'étais juste complètement hors de moi et surtout dépassé. Sérieusement, qu'avait-il fait pour en arriver là ? Vraiment quoi ! Blessures aux mains et aux poignets...il n'avait quand même pas...non, non...NON ! Sors toi tout ça de la tête, il doit bien y avoir une raison...surtout pour ne pas être venu le voir et pour lui en avoir parlé. Marchant du plus vite possible, mais sans paraitre non plus trop pressé -dans le sens paniqué- dans les couloirs en croisant les élèves, c'est une fois dans l'infirmerie, que je repris mon souffle. Personne. Une fois de plus. Ni Ludo, ni la secrétaire. Au vu de l'heure, c'était normal...m'avançant donc jusque les chambres privées, je fis rapidement demi-tour pour aller fouiner dans le PC de ma collègue pour savoir dans qu'elle chambre il se trouvait. Puis y laisser un mot comme quoi j'étais en sa compagnie et que je ne voulais pas que l'on nous dérange.

    Deuxième chambre. Bien. Droit comme un I, c'est toquant, puis entrant dans la chambre que...je le vis, allongé sur le lit médical. Il dormait...ou comatait au choix. Refermant la porte doucement derrière moi, c'est venant jusque son chevet, que je m'asseyais au bord du lit, au plus prêt de son visage. Observant ses bras et ses mains, je pouvais y voir les bandages, puis posant mes iris sur son visage, les traits de fatigue que lui rendaient toutes ses bêtises. Soupirant, comme rassuré -même si je ne l'étais pas vraiment- c'est glissant une main dans ses cheveux de jais, doucement, que j'attendais une réaction de sa part. Un réveil, ou même juste un soupir...

    « Kyllian...Qu'as-tu fais ? Tu n'es vraiment pas tenable...»

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MessageSujet: Re: Je. Tu. Nous... [Pv Kyllian] Jeu 3 Jan 2013 - 22:16

« Kyllian...Qu'as-tu fais ? Tu n'es vraiment pas tenable...»

Ce n'est qu'une question de choix. La vie et la mort. Il y a toujours cette chute. Courte, longue, in-arrêt-able. Celle qui t'explose les chevilles. Celle qui te brise les os. Ce craquement qui envahit le silence. Ton visage heurte le sol. Ton espoir se fait engloutir sous un raz-de-marré d'échec. D'honte. D'incompréhension. De folie. Cette chute, au plus profond du gouffre, c'est celle dont on a pas envie de parler. Celle que l'on ne veut pas réaliser. Celle que l'on ne veut pas affronter. C'est tellement plus simple de lâcher prise, de faire n'importe. C'est tellement simple de faire du mal, de se faire du mal. C'est tellement plus simple de se laisser emporter. Engloutir. De glisser, dans ce tunnel sans fin. Jusqu'au jour, où il n'y a qu'un rire fou qui vole en éclats. Jusqu'au jour où il n'y a plus que ces goutes de sang pour retracer un sourire radieux sur ses lèvres. Ce jour, où il n'y a plus personne pour t'aider, de tendre la main. Ou peut-être que si. Mais on ne les voit plus. Il n'y a plus que ce cercle sombre, cette aura malsaine, et juste nos veines. Notre coeur qui tambourine dans notre poitrine. Et même lui en a marre. Il veut sortir. Il veut se taire.

J'ai gagné. J'ai obtenu cette déchéance. Je me suis vengé. J'ai sauvé notre honneur. J'ai laissé dans la peau de cet homme, notre haine. Dans ses prunelles restera à jamais gravé mes mots. Mon sang. Ouais, ce n'est qu'un choix. J'ai plongé la tête dans ce gouffre, juste pour le déchirer. Le faire hurler de douleur. Et puis pour mieux nous réveiller. Je suis le délicieux auteur de ce crime passionnel. Personne, non, personne ne peut faire pleurer cet idiot, à par moi. Je suis un corbeau tâché de sang. Je veille et surveille. Démon des nuits. Survivre juste pour voir comment il implosera. Survivre juste pour veiller sur toi, ô mon amour. Il n'y a plus que moi qui puisse poser ma main sur son corps, sur notre corps. Les autres ne sont que des... chiens.

C'est lui qui n'est pas tenable.... C'est vrai, j'ai lâché prise. Il me faisait tellement mal. Il hurlait tellement. J'avais l'impression qu'il pouvait éclater mon crâne de l'intérieur. Je voulais que cela cesse, je voulais qu'il se taise. Je savais ce qu'il voulait faire, et je l'ai laissé faire. Je crois que je n'en pouvais plus, d'essayer d'aller bien. D'essayer de comprendre ce monde, dans lequel je vis tous les jours. Je voulais arrêter de me poser des questions, mais surtout arrêter de lutter contre eux. Je les ai tellement ignoré pendant si longtemps, je voulais faire comme si j'allais bien. Comme si ils n'étaient pas là. Mais ils l'ont toujours été. Il m'a sauvé. Peut-être que je ne comprendrais jamais ce qu'il a voulu faire ce soir là... Mais il a laissé des cicatrices à l'intérieur de ma main droite. Des cicatrices sur mes poings. Et d'autres trop profondes dans mes poignets. Mais ce n'est pas à moi à qui j'ai fais le plus de mal. C'est à vous. A ces personnes qui se sont inquiété pour moi. Toi. Ludovic. Lucy. Nath. Peut-être les autres.

J'avais les yeux à peine ouvert. Je savais que tu étais là. Je t'ai entendu. Je t'ai sentis t'asseoir. Je sens ton parfum aussi. Mais j’étais sous tranquillisant. Évidemment, après toute cette consommation de drogue c'était le mieux qui avait à faire. Mais j'étais attaché aussi. Mes poignets du moins. Cela serait tellement bête que je mette fin à mes jours, maintenant.
Je finis par gémir tout bas, et je tournais un peu plus la tête vers toi. J'inspirais profondément, et t'observais les yeux grands ouverts. Oui, fatigué je l'étais. Éprouvé aussi. Je crois que je suis en manque. J'ai encore envie d'oublier, et pourtant je sais combien c'est mal. Que je ne dois pas le faire. Et mes poings se serrèrent comme pour essayer de me libérer. Pour tout foutre en l'air, une nouvelle fois. Sauf que tu étais là, et je sentais ton regard sur moi. Je me détendais, mes muscles se relâchaient, laissant la douleur de mes poignets envahir et remonter lentement mes bras. C'était brûlant. Presque délicieux. Je soupirais à peine, et puis souffla, lorsque ton image ne fut plus floue :

« Tes cheveux... »

Ils étaient courts. Et puis oui tu avais changé. Peut-être bien que c'était parce que cela faisait un moment que je ne t'avais pas vu que je m'en apercevais réellement. Tu n'étais plus le Isaac qui m'avait trouvé dans ce placard clos. Tu lui ressemblais, beaucoup trop. Et le cardiogramme auquel j'étais branché, émit un bruit plus rapide. Trop rapide. Je détournais la tête, en essayant une nouvelle fois de tirer sur mes liens, laissant mes pansements se teinter de rouge de nouveau. Et je me détendais de nouveau, en regardant ailleurs. Dans la direction opposé où tu étais.

« T'aimes plus les cheveux longs .... ? Faut que j'coupe les miens ... ? »

Non, je n'avais pas envie de parler de ce qui m'avait pris. De ce que j'avais fais. Tu ne comprendrais pas, tu ne comprendrais jamais. Je fermais les yeux doucement, et puis un sourire inquiétant se glisse sur mes lèvres. Sur ses lèvres.
[color=darkcyan] J'espère que tu me pardonneras un jour... De ne pas être assez fort pour lui faire face. De le laisser faire. Tu sais, celui qui t'as mis en garde dans ton bureau, un jour. Celui dont je ne peux rien te dire. Tu devrais me laisser toi aussi. Je crois bien que je suis fou tout compte fait.

« Tu m'donnerais presque envie de vomir.... Isaac. »

Cette voix trop doucereuse. Trop trainante. Trop provocatrice. Ce regard trop franc posé dans le tiens, et mon pouls trop calme. Kyllian était calme. Moi, je serais indomptable, mon coeur.

Tu serais un ange, si tu voudrais bien me libérer.
J'aimerais toucher tes cheveux.
Goûter ton nouveau corps.
Te faire oublier pourquoi tu t'inquiètes, et pourquoi tu es venu.
Te faire oublier Kyllian, et que tu lui foutes la paix.

S'il te plait.... ~




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MessageSujet: Re: Je. Tu. Nous... [Pv Kyllian] Mar 8 Oct 2013 - 18:23



Si le monde pouvait être à nos pieds, cela se saurait. D'une certaine manière, même détournée, si j'en avais envie : je pourrais avoir quiconque à me baiser les orteils d'un simple claquement de doigt. Si j'étais prétentieux. Si j'étais capricieux. Sauf que je ne suis rien de tout cela. Au fond, je ne suis qu'un être humain parmi tant d'autre, une coquille vide qui n'attendait qu'un juste retour des choses de la part du Seigneur, notre Père, pour combler ce trou béant qui nous habitait tous dès la naissance. Stupide, j'étais simplement stupide. Ignorant. Preuve en est, je me suis entiché de ce jeune homme, mais ce sentiment de solitude ne s'est pas pour autant comblé. Néanmoins, il y a ce petit quelque chose au fond qui ce développe grâce à lui, je le sais, je le sens. Avoir envie d'être là pour Kyllian, c'était ce qui comptait le plus aujourd'hui et ce qui me rendait tout bonnement vivant. Alors il était parfaitement normal que je me mette dans un état d’inquiétude dès lors que mon nez avait pointé sur cette tâche qu'était le dossier médical.

Mes doigts glissant dans ta chevelure, c'est assit sur le rebord du lit que je t'observe, avant d'étirer un sourire timide, tandis que tes yeux grands ouverts se posent sur moi. Oui tu es attaché...et je ne peux malheureusement rien contre ça. Mais tu as besoin de repos, cela se voit sur les traits de ton visage morne, par ses cernes qui rongent le dessous de ton regard. Mes cheveux ? Ma main libre se pose machinalement dans les miens avant de mieux cerner la question, puis de paniquer un peu de voir tes pansements rougir. Tu ne t'acharnes pas bien longtemps, j'expire alors, avant de sourire, un peu. J'ai envie de te répondre, de te dire que non, tu es parfait ainsi, que j'ai juste été pris de cette folie en changeant un peu de tête. Alors pour cela, puisque tu t'es tourné, je m'avance vers toi et je viens poser un baiser près de ton oreille. Mais cette voix, ce mot...cette phrase m'en empêche.

« Tu m'donnerais presque envie de vomir.... Isaac. »

Ton regard s'est reposé sur moi tel un prédateur qui chasse sa proie. Je prends du recul, j'encaisse. Ça fait mal. Je tire alors une grimace, avant de me placer plus correctement sur les draps, attrapant une de tes mains dans la mienne et de caresser le dos de cette dernière de mon pouce. Je suis pris de court, je ne sais que répondre à cela. Je mets ça sur le compte de la morphine.

« Parce que j'ai changé ? Il est vrai que j'aurais du t'en parler avant et te demander ton avis. Je ne demande qu'à te plaire tu sais. »

Je souris encore, mais ce sourire est caché par cette grimace d'incompréhension. Je ferme alors les yeux, car les siens sont dérangeants. Je ne connais pas ses iris qui me fixent, elles sont différentes de d'habitude. Elles ne me font pas peur, quoi qu'un peu je dois l'avouer, mais je m'en méfie un peu. Le sujet de la drogue me revient alors en tête, puis ses marques à ses poignets. Un pourquoi tente de s'échapper d'entre mes lèvres mais je sais que ce n'est pas réellement le moment d'en parler avec lui.

« J'ai l'impression d'avoir loupé quelque chose. Je sais que je n'ai pas été très présent ces derniers temps, trop de choses ce sont mises en place...mais...je ne pensais pas que tu aurais voulu... »

J'ai envie de pleurer. Pourtant ça ne devrait pas être à moi de laisser verser des larmes. Mais je me sens inutile. Qui ne ressentirais pas cela à l'égard de la personne que l'on aime, si on la voyait allongé ainsi sur un lit d’hôpital ? Il est clair que Kyllian n'est pas entre la vie et la mort, mais il aurait pu y passer et moi, je n'en aurais rien su. Je n'aurais pas eu ça sur la conscience, mais je m'en serais voulu.

« Je suis là Kyllian... » Je glissais alors une main sur sa joue. « Mais je me demande si j'ai fais quelque chose de mal...moi aussi, pour que...tu fasses ça !? »

Il n'avait pas fait ça par ma faute, je le savais. Mais cela m'empêchait de lui demander pourquoi il avait fait ça, pourquoi est-ce-qu'il voulait à tout prix en finir ? Égoïste, c'était le mot que j'avais au bord des lèvres pour me définir tout autant que le définir lui. Je n'étais pas psy', ni même médecin, encore moins dans sa tête, mais qu'est-ce-que je n'aurais pas donné pour pouvoir lui faire comprendre que je désirais simplement que l'on soit tous les deux, qu'il sorte d'ici et qu'il puisse penser à autre chose...

Jetant alors un oeil à ses pansements, je pris alors le risque de détacher sa première main. Défaisant les bandes, j'observais alors le mal qu'il s'était fait. J'expirais doucement, frôlant ses blessures. Pourtant, j'avais l'impression qu'elles n'étaient que le haut de l'iceberg...Le « Pourquoi ? » fut alors tout de même prononcé, dans un murmure, vraiment inaudible mais largement devinable sur mes lèvres, tandis que je prenais d'autres bandages dans la table de chevet et que je revenais les lui faire...

HRP :: j'espère que cette forme de poste RP ne sera pas gênant ! Sinon je reviendrais au mode "classique" xD


©Ayumu ♥

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MessageSujet: Re: Je. Tu. Nous... [Pv Kyllian] Jeu 31 Oct 2013 - 3:59

Spoiler:
 


« J'ai l'impression d'avoir loupé quelque chose. »

C'est ça.
Tu es aveugle.

Tu n'as pas vu que ton cher et tendre s'était lié avec un autre homme. Tu n'as pas vu que son cœur battait si fort lorsqu'il s'approchait de lui. Tu n'as jamais remarqué qu'il le détestait à mort depuis qu'il était partit. Disparu. Tu sais, cet infirmier. Je ne l'aime pas non plus. Il n'est pas comme toi. Il est comme son démon. Une ordure. Le genre de type qui ne fait que le blesser, le détruire, le déchirer. Un type qui lui vomit à la gueule. Un type qui lui vend du rêve, pour finalement le mettre plus bas que Terre. Mais il ne le savait pas lui-même. Il lui a tout dit, sur lui, sur son passé. Parce qu'il en avait besoin. Parce qu'il n'avait pas envie que tu le juges. Je crois qu'il tient à toi, plus qu'il ne veut le croire. Il a envie d'être parfait à tes yeux, tu sais. Mais il n'est pas parfait. Je suis là. Alors il est un monstre fou. Il veut que tu l'aimes. Mais il veut que tu l'aimes réellement pour ce qu'il est, et non pas simplement pour ce qu'il montre. C'est bête.
Mais moi je ne suis ni ce qu'il veut, ni ce qu'il montre. Je suis ce qu'il est. Je suis le monstre. Je suis le créateur d'illusion. Je suis le pourfendeur de chair. Je suis le magicien de l'amour.

« ... Mais...je ne pensais pas que tu aurais voulu...
- Je n'ai pas tenté de me suicider. »  


Mes lèvres restèrent légèrement entrouvertes. Mon regard remonta le long de ton corps et se planta dans tes iris. Ta main était là, aussi brûlante que le baiser vénéneux d'une Veuve noire.
Crois-moi lorsque je te dis ça, Beau Prince. J'aurais voulu mourir, j'aurais bu. J'aurais sniffer plus fort encore. J'aurais appuyé plus fort encore sur ma chair. Je ne voulais que laisser des traces. Je n'ai rien couper, juste entailler de la chair. Crois-moi lorsque je te dis ça. Ce n'était qu'un jeu. Un jeu débile, un jeu lugubre, mais un jeu.

Pourriture.
Tu n'étais pas là pour lui. Tu étais là pour toi. Je sais ce que tu veux entendre. Quelque chose d'autre que la vérité. Quelque chose d'autre que l'horreur. Je pourrais créer tout un univers pour toi, mon amour. Ce que tu veux, c'est lui.


Kyllian voulait mourir.
Moi pas.

« Et tu n'as rien fait pour ça… »

Non.
Absolument rien.

C'est sa vie. C'est la mienne. Notre vie.  C'est ca le problème, l'erreur. Il se traine beaucoup trop de chose depuis le début.

« Pourquoi ? »

Je fermais les yeux quelques secondes. Je t'avais laissé retiré les bandages. Tu sais, tu n'aurais pas dû Isaac. C'est moche. Je sais que c'est moche et je ne sais pas pourquoi c'est là… Comment veux-tu que je t'explique, que je te dise… On m'a dit m'avoir trouvé dans les salles de bains communes… Je ne me souviens pas d'y être allé. C'est flou. Trouble. C'est noir. Comme si je n'avais jamais vécu cela. Comme si on m'avait arrâché un souvenir. Comme si on voulait me faire avaler de force une réalité qui n'est pas la mienne. Je ne comprend pas. Je ne comprends plus.

Pourquoi ? Pourquoi ?
Je n'aime pas ce mot. Pour-quoi. On devrait plutôt dire pour-qui. Pour qui ? Pour moi. Je l'ai fais pour moi. Je crois. Je ne me souviens pas d'avoir vendu mon corps pour de la coke ce soir là. Je ne m'en souviens pas. Je ne me souviens pas de ce sperme qui glissait le long de mes cuisses lorsque je suis arrivé dans les salles de bains communes. Je ne me souviens pas d'avoir explosé un miroir, ni même de m'être drogué. Je ne me souviens pas d'avoir entaillé mes poignets pour écrire des lettres sur le mur. Je ne me souviens pas d'avoir ris et ris, encore et encore. Je ne m'en souviens pas.
Mais j'ai l'impression de savoir pourquoi j'aurais pu faire une telle chose. Mais tu sais, parfois, je me dis que la meilleure solution c'est de voler. Sauter d'en haut du centre. Sauter. Je vivrais pendant quelques longues secondes mon rêve : voler.

Comme si j'étais libre.

Libre.

Libéré de mon propre corps.
Libéré de mes blessures.
Libéré de mes pensées.
Libéré de notre monde.

« Pourquoi ? … »

J'eûs un léger rire. Très léger. Si nerveux. Et il entrecoupé d'un petit hoquet. Et les larmes glissèrent sur mes pommettes. Ma main nouvellement libre se posa sur mes lèvres et puis vinrent essuyer les larmes. Mortes-nés. Je me ressaisi rapidement, tu sais. J'ai appris à ne pas pleurer, il détestait ca. Pitoyable, qu'il disait.

« Pourquoi ? … Je… Oui. Non. Je n'en sais rien. Ou peut-être que si… J'en avais marre, juste marre. C'était pas pour… Pour ce que tu crois, j'te l'jure.. C'était… Je sais pas. Tu vas penser que je suis fou… »

Fou.
Fou de toi.
Fou à lier.
Fou à enfermer.
Fou.
FOU !

Je ne suis pas né fou.
Je le suis devenu.

On m'a laissé des traces sur mon corps. A l'intérieur de mon corps. On a fracassé mon crâne et mes côtes. On a fracassé mon être, tu sais. Mais comment pourrais-je te le dire, à toi. Tu me vois si bon, si angélique.

Alors je suis un ange qui pleure.
Un ange qui s'est mutilé pour s'empêcher de voler.

« Excuses-moi.»

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MessageSujet: Re: Je. Tu. Nous... [Pv Kyllian] Dim 10 Nov 2013 - 16:38



Au fond, je crois que je te déteste.
Je te déteste comme je t'aime. Je t'aime comme un dingue et si toi tu es fou, alors je suis un manipulateur : parce que manipuler un fou, il n'y a rien de plus facile. Si tu es la victime, je suis le meurtrier, si tu es l'acteur, je suis le metteur en scène, si tu es le chien...je suis le maitre. Seulement, rien de tout cela n'est vrai. Preuve en est, tu n'as pas voulu te suicider...et tu me pointes du doigt. Je suis le fautif ?

Mes larmes sont retenues une fois de plus, je comprends sans vraiment percuter. Mes mains refont ton bandage doucement, alors que je te vois essuyer ses larmes. Elles me font de la peine...mais pas de la peine pour toi, mais pour moi : au fond, je dois devenir égoïste, parce que si tout est de ma faute, parce que je n'ai rien fais, ses larmes, je les ai méritées et elles sont douloureuses. Je te laissais alors t'exprimer, sauf que cette fois-ci, tu doutais, balbutiais...pourquoi est-ce-que mes neurones essayaient de me faire comprendre quelque chose ? Mais bien vite, j'oubliais le fait qu'il puisse y avoir un autre toi, juste parce que tu t'excusais.

« Ne t'excuse pas Kyllian... »

Je me rapprochais de toi, glissant à nouveau ma main sur ta joue, la caressant doucement, tandis que je venais chercher un baiser, sur le front, puis le nez et enfin les lèvres. Je t'embrasse, je te donne ma tendresse, je n'ai pas besoin de tes excuses, tu n'as pas besoin de les formuler. On a tous nos faiblesses : toi, tu m'es la plus imposante. Mais j'aime cette faiblesse...parce que je sais qu'elle n'est pas une erreur, elle est bénéfique.

« Je n'ai pas été là, c'est à moi de m'excuser. J'aurais du voir que ça n'allait pas...Et pourquoi penses-tu que je te croirais fou ? »

Mon pouce glissait doucement sur ta joue, tandis que mes autres doigts finissaient par se glisser dans tes cheveux. Je te souriais timidement, le regard tendre...c'était peut-être mielleux, mais je t'avais toujours regardé ainsi, depuis le début : oui, je prends conscience que malgré tout, même si tu avais été un élève au casier judiciaire pourri, je t'aurais quand même aimé, quoi qu'il arrive, même malgré ma peur des gens violents en général...

« Qui t'a dis ça ? Qui t'a fais comprendre une telle chose ? Tu n'es pas fou...tu as juste besoin d'aide, de réconfort, d'attention...je le vois comme ça. Dis moi si je me trompe ? »

Je prends alors ta main, venant y embrasser le bout de tes doigts. Tu n'es pas un saint, je le sais, mais tu n'es pas fou pour autant. Celui qui t'a dis ça l'est bien plus encore. Le cerveau humain est impénétrable et incompréhensible, je juge que personne, personne n'a le droit de te rendre malheureux en tenant de tels propos.

Allez, raconte moi Kyllian.
Je suis prêt à écouter, à comprendre, à découvrir l'autre.
Je lui ferais face, pour te protéger, pour vous protéger...

HRP :: calin 2 ! 


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MessageSujet: Re: Je. Tu. Nous... [Pv Kyllian] Mar 24 Déc 2013 - 16:20

« Ne t'excuse pas Kyllian... »

Mon regard dévia sur la droite, vers toi, mais vers le carrelage blanc. Si blanc. Trop blanc. Un appel au meurtre. Regard torve. Un sourire amusé et narquois déchira mes lèvres.
Un léger mouvement de recul me prit lorsque tu me touchas à nouveau. Un baiser sur mon front. Mon nez. Ses lèvres. Et les miennes restèrent clauses. Je réprimais cet élan de dégoût tout au fond de moi. Confiné dans mes griffes acérées.  

Et tu parlais, parlais, encore.

Lentement, je serre mes doigts contre les tiens, t'observant d'un regard mi-dégoûté, mi-craintif.

Mais il suffit de tes derniers mots pour que je retire ma main brusquement dans un rire. Un rire moqueur. Un rire fouineur. Un rire provocateur. Et je me relaissais aller contre les draps, les oreillers, cette prison immaculée.

Et ce fut d'une voix bien plus gutturale qu'à l'accoutumée, bien plus lente et traînante, plus brutale et sensuelle à la fois que je m'exprimais :

« Tu as excuses à tous mes actes, Isaac ? »

Nonchalant dans les gestes, mais pourtant si fier à ce dos droit qui se redressait, ce petit sourire mauvais aux lèvres. Je vins défaire les liens qui retenait prisonnière ma seconde main. Et puis je me glissais au sol lentement, mes pieds nus rencontrant le sol si froid. Je me glissais entre le lit et ton corps. Ma main se posa contre ton torse et mes lèvres frôlèrent ta mâchoire.
Alors que lentement mes doigts se serrèrent contre ta belle chemise que je vins à déformer… Je soufflais lentement, si mauvais, au creux de ton oreille :

« C'est ce que tu diras… Lorsque l'on choisira d'ici quelques mois… Si je peux réintégré votre vie de merde… Ou un asile ? »

Mes lèvres se déformèrent dans un rictus mauvais. Mais je restais contre toi, je serrais un peu plus fort mes doigts contre ta chemise, ignorant la douleur qui léchait, brûlait mes avant-bras. C'était extatique. Cela me réveillait. Cela me plongeait dans les abysses d'un doux plaisir mortel…

Ma langue frôla ton oreille et je fermais les yeux lentement, posant ma seconde main contre ton dos. Comme si j'avais besoin de toi… Besoin de ton étreinte. Comme si. Ils sont beaux les mensonges.

« Tu diras que… J'ai besoin d'aide… De réconfort… Ahah…. D'attention… ? Tu diras que je ne suis qu'un pauvre… Pauvre petit enfant ? C'est ce que je suis à tes yeux ? »

Un doux rire coula dans ma gorge. Un petit gloussement fou et si provocateur. Pourtant je te libérais de mon étreinte inoffensive, et je te repoussais brutalement.
Je faisais peur à voir dans cette robe d'hôpital, avec ce teint si pâle, et les bandages rougies autour de mes mains, de mes avant bras.

Pourtant, au creux de mes prunelles brûlaient une rage, un désir inassouvi.

« C'est ce que tu diras, probablement… Mais tu continueras à le croire… Quand tu apprendras que… Oh mon dieu, je ne t'ai jamais laissé me toucher alors que la moitié du personnel m'est passé dessus… Pour des clopes… De la drogue ? … Faire disparaître des conneries sur mon dossier ? … Est-ce que tu diras toujours la même chose quand tu apprendras que la rébellion, c'est moi qui leur pisse dessus ?  »

Aucun rire. Juste un sourire froid, et un regard emplit de colère. Un sourire de plus en plus narquois et amusé.

Et puis en douceur je reculais jusqu'au lit, m'appuyant dessus, un frisson s'emparant de mon corps entier. Mon visage se décomposa de douceur, reprenant soudainement ma respiration, comme au bord des larmes. Et puis mon regard balaya les alentours, comme perdu, jusqu'à ce que mon regard croise celui d'Isaac.

Décharge électrique.

Mes pupilles se rétractèrent et je ne fis que t'observer, craintif.

Je ne sais plus qui je suis.
Je ne sais pas qui Il est.
Ne m'abandonne pas.
Je t'en prie.






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MessageSujet: Re: Je. Tu. Nous... [Pv Kyllian] Sam 11 Jan 2014 - 0:58



J'étais prêt à t'entendre, à te comprendre et à dévorer tes paroles. Mais ce dont je n'étais pas prêt le moins du monde, c'était bien ça...

Ton regard, le ton que tu employais...ne m'étais-je donc pas trompé toute à l'heure ? Je l'ignorais, je refusais d'y croire en partie, alors simplement, je me contentais de t'écouter, restant planté là, figé au beau milieu de tout, tes belles paroles chatouillant mes tympans. Bien que le terme soit un euphémisme, comparé à ce flot que tu pouvais déverser sans même montrer un peu de remord dans les phrases employées.

Debout devant moi, plus tu parlais, moins j'arrivais à agir. Si bien que lorsque tu me repoussais, je n'avais fais que perdre mon équilibre pour réussir à me reprendre quelques pas plus loin. Mes iris croisant les tiens, seules mes lèvres réussirent à s'entrouvrir mais pour ne laisser échapper aucuns sons.

Notre vie de merde ? Et bien sur que non, je n'avais pas excuses à toutes tes erreurs ! Et tu n'es pas un enfant à mes yeux ! Je...je...


Rien ne sortait, mes yeux étaient juste grands ouverts, complètement déboussolé. Mais le pire, le pire n'était pas juste ses paroles de haine, mais bien la vérité qui s'en suivait...

Oh mon dieu, je ne t'ai jamais laissé me toucher alors que la moitié du personnel m'est passé dessus…Est-ce que tu diras toujours la même chose quand tu apprendras que la rébellion, c'est moi qui leur pisse dessus ? - C'était faux, FAUX !

Avec "chance" la pièce s'arrêtait non loin du lit, le mur me servant d'appui pour éviter que je ne me vautre au sol. J'étais incapable de penser, incapable de comprendre le sens de ses paroles, les larmes elles-même étaient incapables de couler : je ne me sentais pas en colère, ni même déboussolé, ce n'était même pas un sentiment de vide que j'éprouvais, mais bien pire encore. Indéfinissable, cela y mêlait la confusion, la tristesse, la perte de l'autre, l'ignorance, le déni...

Lorsque ton regard recroisa le mien, j'avais percuté que tu étais à nouveau le Kyllian que j'aimais. Mais ce quelque chose, comme un virus, m'était monté au cerveau et était prêt à se développer face à ce que je venais de comprendre, tout en le refusant, tout en ne trouvant pas les mots. Ton regard apeuré me donnait envie de te prendre dans mes bras, te dire des mots doux, juste te réconforter et te dire une fois de plus que tout irait bien...mais j'en étais incapable. Parce que tu me repousserais, encore et encore.

Prenant une inspiration, ce fut comme si je débarquais sur terre : comme si les dernières minutes de mon existence avait été passé en apnée...tournant ma tête vers l'un des miroirs de la pièce, je vis mon reflet, décomposé. Oui Isaac, tu venais de comprendre, enfin.

« J...je...qui est...l'autre ? »

Dire que j'avais peur de lui serait ridicule. Que j'avais peur de perdre la personne que j'aimais l'était moins. Il n'est pas fou, il ne l'est pas... Pourtant Kyllian n'était pas seul dans sa tête, un peu comme une marionnette, il y avait quelqu'un d'autre qui tirait les ficelles. M'avançant à nouveau vers le lit, j'avais fini par m'y asseoir, regardant ses bras, ses mains, son cou, ses cheveux...puis ses yeux. Je connaissais ceux-là.

« Kyllian...je...je n'ai jamais lu ton dossier jusqu'au bout, j'aimerais que tu le saches. Ce que je sais de toi, c'est ce que tu m'apportes tous les jours. » Pourquoi est-ce-que je lui annonçais une telle chose...cela ne servait à rien. « Est-ce que je compte si peu à tes yeux ? »

Lui dire que je croyais l'autre, je m'y refusais. Le formuler autrement était plus correct. Je ne voulais pas y croire et peu importait qui allait répondre à ma question. Perdre Kyllian au détriment d'un autre ? Il était ce qui m'était arrivé de mieux depuis mon arrivée ici, je serais prêt à saigner si je pouvais le garder contre mon cœur.

« Je raconte n'importe quoi...je suis fatigué...et toi aussi. Peut-être devrais-je te laisser te reposer. » Je ne pouvais m'empêcher de rester à distance de lui, lui prenant la main, tremblant. « Je t'aime Kyllian...personne ne me fera douter de ça. »


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MessageSujet: Re: Je. Tu. Nous... [Pv Kyllian] Mer 5 Mar 2014 - 4:49


« J...je...qui est...l'autre ? »

Face à moi, face au monde, face à rien. Tu étais là, tu étais loin, serré et rassuré contre ce mur blanc. Juste un regard, pas même un souffle, juste une tension paralysante qui caressait le moindre de mes membres.
Je crois que mon cœur est mort. Il n'a plus le courage d'affronte cette vie perturbée. Trop de pression, trop de question sans réponse. Les images martèlent mon crâne de plus en plus vide de sens… Je crois que je suis condamné à ce poison pour toute ma vie. Je peux vivre, faire semblant de sourire, survivre, continuer d'avancer et de traîner cette ombre… Mais je me sens étouffer. Je me sens pris au piège à l'intérieur de mon propre corps. Mes pensées ne m'appartiennent plus, elles ne sont que de vagues échos d'une autre conscience.

Je ne bouge pas. Je suis toujours appuyé contre le lit. La mort semant des frissons glacés contre mon corps fracassé.

Lorsque tu te mis à bouger, revenir vers elle, je me suis à peine redresser, inspirant profondément. L'espace de quelques secondes, j'ai appréhender un choc violent, un torrent de mots virulents. Tes yeux, ils se sont baladés sur mon corps. Mes bras bandés, mes mains tremblantes, mon cou nerveux, mes cheveux emmêlés, parcelles de mon corps partagé. Et puis tes yeux ont finit par se fondre dans les miens. Je n'ai pas eût le courage de les affronter. Toi et tes sentiments. Toi et ta douleur. Je n'ai fais que baisser le regard, instinctivement et rapidement. La honte se déversait sur mon être entier. Celle-ci était savamment mêlée à une onctueuse peur, une doucereuse tristesse, et quelques éclats de panique.

«Kyllian...je...je n'ai jamais lu ton dossier jusqu'au bout, j'aimerais que tu le saches. Ce que je sais de toi, c'est ce que tu m'apportes tous les jours. »

Ce que je t'apporte tous les jours… Je ne t'apporte rien, si ce n'est de la rancœur.
Je te regarde de loin lorsque je te croise dans les couloirs. Je me faufile la nuit dans ta chambre lorsque tu m'en a donné l'autorisation plus tôt dans la journée. Parce que toutes les fois où j'avais envie de te voir, où j'avais juste envie de sentir tes bras autour de moi, je n'ai pas osé venir. Je suis juste resté assis dans le noir.
Tu n'es qu'un homme. Amoureux de Dieu seul sait ce que tu as bien pu trouver de bien chez moi. Peut-être est-ce cette détresse qui te fait sentir plus fort à mes côtés… Je ne sais pas. Mais je suis venu parfois, sur un coup de tête. Juste avec la simple envie de te faire plaisir. A moins que ce ne soit que par pur égoïsme. Venir quand j'allais un minimum bien, pour ne pas passer la soirée, la nuit, à  ne rien dire et juste profiter de ta présence. Même si au fond, je n'ai rarement parlé. Je t'écoutais parler, raconter tes journées, tes week-end, ton travail à l'extérieur, ta vie, ton passé, ta famille. Sûrement qu'au fond, j'avais envie de devenir comme toi. Devenir quelqu'un. Quelqu'un qui a des envies, des buts, des rêves. Peut-être que j'ai fini par vivre à travers toi.
Mais j'étais l'otage d'un corps…  J'étais  le prisonnier d'une question : « Et si c'était moi, la personnalité indésirée ?  ».

«Est-ce que je compte si peu à tes yeux ? »

Je relevais à peine le regard. Je ne comprenais même pas pourquoi tu disais ça…. Qu'est-ce qu'il t'avait dit, encore, pour que tu me poses cette question. Si je tenais à toi ? … J'imagine que oui. Sinon je n'aurais pas ce monstre qui me prendrait les tripes. Une effusion de joie, de sentiment, d'amour ne sortirait jamais de mon corps, de mes lèvres. Je ne suis pas excessif, encore moins extravertis pour ce genre de chose. C'était beaucoup trop intime. Beaucoup trop douloureux. Et puis, jamais je ne voudrai retomber amoureux… Je ne veux pas perdre le contrôle encore.
Alors oui. Non. Peut-être. Je ne veux pas le savoir. Je préfère fermer les yeux et oublier cette question. Je suis sûrement un monstre…. De te faire espérer quelque chose que j'étouffe au plus profond de moi si elle existe. Cette chose là, inexacte et incertaine masse sombre, je ne la nomme pas. Elle est et restera anonyme dans mon être, que tu le veuilles ou non.

Mais aujourd'hui, cette masse sombre pleure sur mon corps.

«Je raconte n'importe quoi...je suis fatigué...et toi aussi. Peut-être devrais-je te laisser te reposer. »  

Et puis ta main a attrapé la mienne.

« Je t'aime Kyllian...personne ne me fera douter de ça. »

Peut-être que je suis fou. Peut-être que je suis encore en train d'halluciner. Comment pouvais-tu me pardonner ? Ou peut-être que tu baissais tout simplement les bras…. Tu ne voulais pas te battre pour moi. Et c'était compréhensible. C'était mon combat que je menais face à une entité cruelle et invisible. J'avais l'impression d'être plongé dans un rêve, un conte, un roman qui finissait beaucoup trop bien…. Sauf pour ma santé mentale.

J'étais perdu.

J'ai relevé le regard vers toi. Presque timide.
Je ne sais même plus si cette incertitude m'appartient, ou si c'est la manipulation de mon hôte noir. J'ai inspiré un peu plus profondément.

Je n'ai pas serré mes doigts contre les tiens, la douleur engourdissant mes membres blessés.

Qui étais-tu pour réussir à prononcer des choses pareilles ?
Qui étais-tu pour réussir à ressentir des choses pareilles ?

Toi et moi, on ne vient pas du même monde.
Ton monde est beau, ton monde est rose.
Mon monde est affreux, mon monde est noir.

J'ai éclaté ce monde, je l'ai brisé, j'ai pillé ses couleurs, et je les ai vendu au Diable.

Mais j'ai tellement peur d'échapper cette noirceur dans ton monde à toi, contaminer cette couleur si douce et plaisante, si aveuglante… Peut-être que ma chambre noire te fait peur, mais j'ai grandis dans cette pièce…

Je ne suis pas prêt à abandonner cette noirceur.
Cette noirceur est prête à me dévorer.
Je ne suis pas prêt à pénétrer ton monde coloré.
Ton monde n'est pas prêt à m'accueillir.

Je n'ai pas envie d'être un monstre, encore.

Alors j'ai serré légèrement mes doigts contre les tiens. Et ce fut un simple souffle qui s'échappa de mes lèvres trop pâles de ce visage maladif :  

« Ne me laisses pas tout seul, cette nuit. »

Cela fait une éternité que je ne t'ai pas vu.


Spoiler:
 

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Je. Tu. Nous... [Pv Kyllian]

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