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Ma prison est la tienne aussi. [PW La Peste]

Khaless Allen
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MessageSujet: Ma prison est la tienne aussi. [PW La Peste] Lun 12 Aoû 2013 - 14:34

Se réveiller, le coeur vide, et le regard blanc. Il n'y avait que cette infection désireuse de ressortir par mes lèvres. Je me levais brusquement, titubant à moitié, trébuchant sur les bouteilles d'alcool vide, renversant un verre encore plein sur le sol.  La salle d'eau. Objectif : atteindre la cuvette. Mission : Vomir ses trippes. Délicieux réveil qu'était le mien.
Mon corps se pourrissait.  Mon corps était devenu ma propre prison. J'étais otage de cette maladie qui refermait ses griffes autour de ma gorge, toujours un peu plus encore. Ses griffes perçaient ma chair, pour venir faire couler mon sang putride. La seule chose que j'étais capable de faire, c'était boire pour oublier. Boire toujours un peu plus. Oublier le soir, et tomber en chute libre le lendemain matin. Oublier mes traitements un jour sur deux. Alors, lorsque j'eus fini de régurgiter totalement mon repas d'alcoolique de la veille, je filais me doucher. Me nettoyer tout entier. Faire disparaître les traces de mes faiblesses.
La semaine dernière, j'avais réussi à obtenir une semaine de suspension. J'étais parti pour Londres pour voir mon bien aimé médecin. Moins de monde était au courant, mieux je m'en portais. Pourtant, j'ai fini par capituler, et faire transférer mon dossier en Californie. Et je revenais avec un nouveau traitement en expérimentation. Au début, j'avais toujours de l'espoir. Au début. Il y a deux ans. Et puis maintenant, je les prenais, sans espérer plus. Et je n'avais de cesse d'entendre mon médecin me répéter « Gardez le moral, Monsieur Allen. Vous savez que le mental est le plus important dans cette histoire. Si vous craquez avant votre corps, tout s'enchaînera trop vite. Sortez, amusez-vous, côtoyez des gens que vous appréciez, allez voir les personnes que vous aimez. Ils seront là pour vous. »  Mais si il savait un quart de ma vie ! Si il savait la réalité ! Il n'y avait que ma sœur ici, et je ne lui en avais jamais parlé ! A quoi bon ? Notre mère est morte d'une maladie incurable. Elle est devenu médecin pour essayer de sauver, maman. Maman qui est morte. Que devrais-je lui dire ? Que j'avais attrapé un rétrovirus que personne n'était capable de guérir encore ? Merveilleux. Je préfère qu'elle pense à un suicide, ou à un accident de voiture, que de découvrir que j'étais irrécupérable aussi.
Les personnes que j'aime… Au final, je me rendais compte que ma vie était bien triste. Ennuyante à mourir. Il y avait Caleb, mon meilleur ami, à qui je tenais, mais que je ne verrai pas de si tôt. Gabrielle, je l'avais aimé longtemps. Mais l'idée même de la revoir pour savoir comment elle vivait sa maladie avec sa nouvelle idylle… Je n'y croyais pas. Il serait fort possible, qu'elle soit la seule femme sur qui je puisse lever la main, si je la recroisais.
Cette idée me fit penser à Mademoiselle Lolth. La Peste, comme je l'appelais avec mes collègues, ou pour mon plaisir personnel. Je devais aller la voir pour soulever un doute sur son dossier. Et pour son après-midi de sport. Je lui avais laissé le choix, et à mon plus grand déplaisir, elle avait opté pour la natation. Oh, j'adore nager, je suis plutôt bon même… Mais elle ne faisait que remuer le couteau de la plaie. Mademoiselle la peste m'avait poussé à l'eau. Et elle, elle était "privée de sortie". Délicieux, n'est-ce pas ?

Alors j'ai fini par enfiler mon uniforme militaire, laissant ma coiffe dans mes appartements. Je filais dans mon bureau, dans lequel j'avais rendez-vous à 10:00 am précise avec la demoiselle. Je finissais de ranger quelques dossiers, avant de sortir le sien, et de sortir les feuilles incomplètes. Ce fut en allant reposer le dossier sur mon bureau, que je remarquai enfin la feuille de papier sur le sol, à l'entrée. Comme si elle avait été glissée sous la porte. Je mis quelques secondes, avant de réagir et de m'en approcher pour lire ce qu'il y avait écrit. A mon plus grand étonnement, j'y lu des excuses manuscrites… Mais surtout anonyme. Cela faisait une semaine que je n'étais pas venu ici… Et je ne saurais dire quel résident m'avait posé le plus de soucis la semaine précédente. La Peste. Peut-être la Vandale aussi, qui était pas mal dans son genre. Ou encore… Tellement d'autres ! La liste était tellement longue.

Alors je vins accrocher ce mot, sur le panneau d'affichage qui se situait derrière mon bureau, entre les deux fenetres. Il y avait là, affiché des plannings, des roulements pour les rondes, les RDV avec mes "filleuls" - les résidents sur lesquels je devais veiller, donc Miss Lolth -, un plan du centre, et tout un tas d'autres choses administratives. Il n'y avait que trois photos, accrochés dans un coin. L'une datait de l'année précédente, où on voyait un homme et moi-même en train de faire une grimace, juste avant de sauter en saut à l'élastique. Celle d'au-dessus, il y avait les cheveux blonds de ma sœur, les miens, et entre nous, ceux de notre mère. Cette photo datait. J'y étais adolescent dessus, tout comme ma jumelle. La dernière photo, était prise dans le désert, de l'année précédente, de toute une bande de militaires armées, qui se marraient, moi avec. Ma famille d'armes, en somme.

Et puis je vins me glisser sur mon fauteuil, pour attraper un stylo, et retrouver les données manquantes sur le dossier de la Miss. Des noms de ses tuteurs. Des numéros. Des adresses. Ceci manquait, et introuvable dans son casier aussi. Elle ne devait pas venir d'ici, et les données n'ont pas encore été transféré. Ou jamais transmises par la miss.

Je jetais un coup d'œil à l'heure.
Elle avait déjà cinq minutes de retard.
Karmina Lolth
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MessageSujet: Re: Ma prison est la tienne aussi. [PW La Peste] Dim 18 Aoû 2013 - 3:13

Même si cet endroit pour elle aurait dû être comme un paradis comparativement à la prison, elle se sentait quand même piégé. Surtout depuis qu’elle s’était fait retirer son droit de sortie. Remarque, elle ne l’aurait probablement pas utilisé, c’était mieux pour se faire oublier des bœufs, mais quand même. C’était toujours bien de savoir que l’on pouvait sortir même si on ne le faisait pas. Là, elle était vraiment enfermée, comme dans une cage, malgré l’absence de barreaux. Tout cela n’était que de beaux mensonges. Elle se doutait bien qu’elle ne se sauverait pas de la prison une fois sa majorité atteinte. Tout ça n’avait été que trop beaux et elle s’y était raccroché en espérant, avoir quelque chose pour croire, une lumière au bout du tunnel. Que la vie soit belle ou dure, qu’elle soit rose ou noir, elle avait toujours passé par-dessus tout parce qu’elle avait été avec sa famille. Maintenant, elle était toute seule, la solitude la rendait probablement particulièrement exécrable. Elle s’en doutait bien. Par contre, beaucoup de chose la perturbait ici. En plus de la surveillance constance, il y avait lui. Simplement lui, par sa présence, sa prestance. Son être de ses yeux à sa voix. C’était étrange, surement la première fois qu’elle avait ressenti cela pour une personne. Il lui donnait des frissons, la rendait nerveuse. Tellement mal à l’aise et déboussolé qu’elle finissait par agir en imbécile et à exagérer. Mais même quand elle l’avait insulté, ou poussé dans la piscine, elle restait là à le regarder bêtement. C’était comme plu fort qu’elle, ses yeux vert l’hypnotisait, comme si elle n’en avait jamais vu comme les siens. C’était pénible, elle se trouvait pénible. Comment était-elle sensé se concentrer et se tenir tranquille quand il lui faisait faire des choses idiotes en la rendant mal à l’aise de la sorte.

Ce matin-là, la jeune femme s’était lever, après un long moment à simplement resté allongé dans son lit. Elle devait aller le voir ce matin-là. Elle se sentait tellement stupide. Il était celui qui devait s’occuper d’elle. Ces mots lui donnaient la mauvaise sensation d’être une enfant. Hors, elle n’en était plus une depuis belle lurette déjà. Elle avait grandis trop vite et son corps pouvait confirmer le fait qu’elle était adulte. Malgré un élément secret qui peut-être trahissait son inexpérience. La jeune femme à la peau caramel avait attendu que tous soient levé et partis avant de se lever et de tourner ridiculement en rond. Elle fouilla dans ses vêtements. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien mettre? C’était tellement stupide et immature, mais elle ne voulait pas donner une mauvaise impression, encore. Elle s’était déjà révélé côté corps, ce n’était plus le moment, elle avait été arrogante, elle devrait se contrôler. Soupirant en jurant, la jeune femme sortie de son sac les vêtements les plus sobres et plus féminins qu’elle avait. Sa seule pair de jean non trouée d’un bleu clair et un t-shirt ajusté avec un col en V de couleur gris clair sur lequel était imprimé un motif de Sugarskull avec des roses. La jeune femme pour une rare fois aplatit sa longue tignasse rouant pourprée et elle se coiffa. Allant même ajouter une barrette à l’une de ses mèches de cheveux, histoire de ne pas l’avoir dans les yeux. Une petite paire de ballerines aux pieds, son unique pair, et elle était prête. Néanmoins, elle resta un moment dedans un bout de papier, crayon en main. Surement qu’elle ferait mieux de s’excuser. Après tout, elle l’avait quand même poussé dans la piscine la dernière fois. Et m*rde qu’elle pouvait être c*nne parfois.

La raison de son retard, elle la garda pour elle. Mais c’était parce qu’elle avait fait un détour dans l’aile où les militaires avaient leur chambre. Elle avait mis un moment pour ne pas se faire voir et pour trouver ses appartements. Une fois certaine, elle avait glissé le papier anonyme sous la porte et s’était diriger à son bureau. Avec elle Karmina avait évidemment amené un sac, dans lequel se trouvait un bikini de bain noir avec des roses rouges ainsi qu’une serviette qu’elle avait shipper aux douches. Elle savait qu’ils avaient un espèce d’entrainement. Évidemment, comme une grosse débile elle avait dit natation avec un air baveux de provocation. La question était de savoir pourquoi est-ce qu’avec lui, elle perdait son charme et sa séduction naturel. La réponse était plutôt simple, mais elle, elle n’en savait rien. C’était aussi bête que cela. Mais cette jeune femme vulgaire et indiscrète vivait comme une gamine la première fois qu’elle craquait pour un garçon. Elle lui laissait des petits mots gentils anonyme alors qu’elle agissait de manière odieuse avec lui quand elle l’avait en face. Puis, par la suite, elle s’en voulait et culpabilisait. Il y avait quelque chose de plutôt marrant quand même dans cette histoire.

Finalement, la jeune femme arriva à la porte. Elle prit une bonne inspiration et souffla doucement. Cognant deux coups, elle n’attendit pas la réponse et ouvrit la porte. Elle devait rester calme, mais elle se demandait simplement pourquoi elle devait venir ici. Ce n’était pas comme si elle était « vraiment » un cas à problème. Bon d’accord, peut-être un peu. La jeune femme entra et referma la porte derrière elle pour se retourner et observé le bureau. Son regard accrocha au babillard alors qu’elle reconnut immédiatement le premier mot qu’elle lui avait envoyé. Celui avec les phrase trop cheezy qu’elle avait barré au stylo. Il l’avait gardé? Ho m*rde, elle avait le fixe, vite, vite, vite, trouver quelque chose d’autre à…. C’était des photos ça? Son regard se reposa sur le soldat assis et elle finit par s’avancer, gardant surtout son attention sur les photographie, qui lui arrachèrent un sourire en coin, elle ne pouvait s’en cacher. Wah, cheveux court et blond, il était sexy aussi…
Khaless Allen
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MessageSujet: Re: Ma prison est la tienne aussi. [PW La Peste] Ven 23 Aoû 2013 - 20:19

Toc toc.
Deux simples coups. On tirait la chevillette, et la bobinette cherra. Je me redressai un peu en entendant la porte s'ouvrir. Elle dévoila alors la résidente, tant attendue. Résidente, qui n'avait pas attendu que je lui donne l'autorisation de pénétrer dans mon bureau. Simple politesse de base. Mais qui, une fois de plus, n'était même pas utilisée par la jeune femme. Tant pis. Néanmoins, e que je remarquai en premier, c'était sa crinière disciplinée aujourd'hui.. Elle me donnerait presque envie d'y glisser mes doigts dedans. Et ensuite, l'effort réalisé au niveau vestimentaire. Je n'en fis aucun commentaire, mais j'appréciais cela réellement. Qu'elle réalise enfin qu'il y avait des situations différentes, où ses minis-short, mini-haut n'étaient pas les bienvenues, c'était déjà un grand pas. Bizarrement, elle me semblait bien plus calme que d'habitude. Et ce n'était pas plus mal… Elle resterait fort probablement calme.. Jusqu'à ce que je décide d'ouvrir la bouche, comme toujours.

« Bonjour. Tu peux t'installer… »

Et elle avait prit son sac de sport. Elle avait marqué un point.

J'attendis que la demoiselle soit assise, pour lui expliquer rapidement pourquoi elle se retrouvait ici… Seule… Avec moi.

« Comme on te l'a sûrement déjà expliqué… Tu as aura droit à des sorties pour aller voir ta famille. Ou à ce qu'elle vienne en cas de problème, ou.. Pour Noël par exemple.   Je me tus quelques secondes, juste assez pour planter mon regard dans le sien. J'espérais au fond qu'elle ne s'en foutrait pas. Je savais ce qu'on avait bien pu écrire dans son dossier, mais certainement pas que la vérité. Sauf qu'on ne m'a rien transmis. Aucun nom, aucune adresse, aucun numéro de téléphone… Alors si tu les connais, je vais les prendre en note maintenant… Parce que sinon, je ne vois pas comment je vais pouvoir les contacter lorsque l'occasion se présentera. De même pour ta sortie du centre, Karmina. »

C'était sûrement la seule chose qu'ils attendaient tous. Sortir d'ici. Certains auront appris beaucoup de chose. Certains auront appris à vivre ensemble, d'autre auront appris à lire et écrire, auront appris l'histoire de leur pays, ou encore savoir créer quelque chose de ses mains. Certains trouveront directement un travail à la sortie du centre, grâce à divers équivalent de diplôme qu'ils pouvaient obtenir ici, avec un peu de persévérance et de motivation. Certains auront une vision du monde complètement changé, même de leur famille. Mais d'autres, finiront par retomber dans leur délit, ou pire encore, parce que soit ils n'avaient plus de famille, soit parce que leur condition de vie se dégraderont trop vite. Etrangement, je ne lui souhaitais pas ce sort, à cette demoiselle. Quelque chose me disait, qu'elle devait être gentille, droite et douée.. Peut-être pas avec moi, mais ce n'était pas un soucis. Elle pourrait libérer toute la colère de sa vie sur moi, si elle le souhaitait. J'étais simplement là pour l'aider à devenir quelqu'un d'accepter par notre société.

Je lui adressai un très léger sourire. Mais qui pourtant sur mon visage si neutre et figé de d'habitude, c'était suffisant pour le remarquer. J'attendais pour prendre note, mais les premiers mots de Mina, quels qu'ils fussent, furent coupés par la sonnerie de mon portable. J'haussais un sourcil, un peu surpris, et vint y poser mon regard dessus. Il était là, posé sur mon bureau. Je me figeais quelques secondes. Eh m*rde. Pas maintenant… C'était tout simplement une sonnerie programmée. Certaines femmes avaient besoin de faire sonner leur portable pour prendre leur pilule… Moi c'était pareil pour mes médicaments.

Je me levais alors doucement, et je posais les dites feuilles devant Mina. Il n'y avait que son nom, prénom, des informations sommaires dessus. J'avais rangé son dossier hors de sa vue, avant qu'elle ne rentre, pour qu'elle n'y fouine pas dedans. Rangé évidemment dans un tiroir fermé à clef.

« Excuses-moi. Je te laisse les remplir.. Je reviens. »

Et je sortis, en fuite vers mes appartements, pour prendre ces médicaments de m*rde. Le temps d'ingurgiter une vingtaine de pilules, de m'injecter un petit truc, et de poser ce nouveau mot anonyme trouvé sur mon bureau. Haem. Il n'y comprenait rien, qui diable s'amusait à faire cela ?! C'était perturbant de rester dans l'ignorance.

(…)

Mais quelques minutes après - trois précisément - le portable de Khaless se remit à sonner. Exactement la même sonnerie. Et toujours le simple mot "Médicaments" qui clignotait sur son téléphone.  Le portable était posé sur un petit dossier, une liasse de papier où se trouvait une liste de réparation à faire sur une Dodge Challenger. Khaless avait entouré des choses en rouge, dans ces listes à, barré d'autres. Et à en juger ses notes, il semblerait que le garade essayerai de l'arnaquer un peu. Selon lui.

A côté, était posé des remises de rapports d'incidents, tous aux noms de Mina. Le coup de poing sur Seth, ses escapades nocturnes, autres bagarres. Tous avait été signé en bas par Khaless, son militaire référant, pour prouver qu'il en avait prit connaissance. Et puis juste à côté, il en était de même pour une autre résidente, notée "Lucy Cantarella". Il y avait quelques post-it collé à côté de ses crayons, avec des heures de RDV écrit rapidement, personnel (sortie dans un bar avec Wendrax, par exemple) ou pas (Celui d'aujourd'hui par exemple). Il y avait son agenda (des croix rouges revenaient les mêmes jours, tous les mois, avec écrit "Londres" dessous. Des RDV, avec adresse ou pays écrit dessous. Il y avait même glissé dedans, une photo de lui et un pote à lui, au jour de l'anniversaire du dit pote, avec écrit "Anniversaire Dave, penser à l'appeler avant". Bref, que de choses.

Elle pourrait aussi trouver ce petit tas de lettres, pas encore ouvertes, la majorité venant de Londres, encore.

(…)

Je soupirai, et puis revins vers mon bureau, entrant sans frapper. 15 minutes s'étaient écoulées.

« C'est bon, pour les infos ? … »

Mais je m'arrêtai en voyant Mina debout. Hm.
Karmina Lolth
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MessageSujet: Re: Ma prison est la tienne aussi. [PW La Peste] Sam 24 Aoû 2013 - 6:16

La voix du militaire à la chevelure écarlate la tira de sa rêverie. Alors qu’on aurait pu s’attendre à ce qu’elle lui réponde quoi que ce soit, la jeune femme ne dit rien. Elle arracha ses yeux aux photographies et accessoirement son premier mot et prit place sur la chaise devant son bureau. La jeune femme à la peau caramel l’observa un moment en se mordant la langue, puis, pour retenir cette sensation désagréable de vomis de mots elle baissa les yeux sur ses mains. Mains qui étaient posées sur ses genoux doucement, elle jouaient avec ses doigts pour tenter de ne pas céder à cette envie stupide de dire des conneries. La jeune femme prit néanmoins sur elle imaginant se gommer les lèvres avec de la super colle, elle remonta son regard à lui quand il prit de nouveau la parole. Elle l’écouta un moment, mais fini par le regarder avec une expression blasée. Comme si silencieusement, mais vraiment de manière très évidente elle le traitait d’idiot. Il pensait vraiment qu’elle allait donner ce genre d’informations? C’était normal qu’elles ne soient pas dans son dossier, moins on en savait sur elle et plus se serait facile de reprendre sa vie après ce centre. Visiblement, il y avait des choses que ce militaire ne savait pas. La jeune femme le laissa faire son bla bla avec ce même air d’étampé sur le visage. Elle avait beau ne pas vouloir dire quoi que ce soit de méchant, ça se lisait assez aisément dans sa face. Ses yeux le transmettait sans besoin de traduction. Vraiment elle n’en revenait tout simplement pas qu’il lui demande ce genre de chose. Elle avait beau le trouver incroyablement craquant, elle n’allait rien lui donner. Et elle ne serait probablement pas capable d’être gentille en lui refusant ces informations.

Néanmoins, elle n’eut pas le temps de dire quoi que ce soit que quelque chose l’interrompit. Eh bien, il avait de la chance, ou elle avait de la chance… c’était à se le demander. Quoi qu’il en soit, elle ravala ses paroles et le regarda lui passer la feuille en se levant. Il la laissait remplir ça toute seule? Il allait être déçu. M’enfin, au moment où l’homme se leva et sorti de la pièce la jeune femme soupira. Elle resta quelques longues secondes assise avant de se lever et de vraiment s’approcher du babillard pour regarder les photos. Puis, son mot, bordel qu’elle pouvait être c**** à rayer des phrases comme ça. Qu’importe, elle soupira de nouveau en se retournant et décida de s’assoir dans la chaise du Cadet Allen. Elle fit un tour, tournant pour s’arrêter devant le bureau. Elle y jeta un œil, voir si elle ne trouvait pas son dossier, mais rien. Elle vue bien les papiers de ses incidents… et m*rde elle avait l’air d’une gamine colérique. Des feuilles en particulier attirèrent son attention. La jeune femme les prit et les observa particulièrement. C’était une liste de réparation pour une voiture. Elle les lut et… bordel ce garage était un crosseur pur et dur. En plus d’être intéressé par la voiture, elle voulait faire ces réparations. Vraiment n’importe qui de logique ne confierait pas une si belle voiture à des incompétents qui décrivaient leur tâche de cette manière. Quand le téléphone sonna de nouveau, elle le prit et le regarda. Médicament? Elle le mit simplement sur snooze. Par chance, elle était plus intéressée par la voiture que par un interrogatoire sur le reste. Même si ses voyages à Londres l’intriguaient particulièrement. Il venait de là-bas peut-être. Pourtant il n’avait pas l’accent. La jeune femme se leva alors que la porte s’ouvrait. Ses yeux se rivèrent sur lui alors qu’il lui parlait des infos qu’elle n’allait jamais lui donner.

"Vous savez que je peux vous faire une job de pro au quart du prix?"

Dit-elle très sérieusement en lui montrant les papiers concernant sa dodge. Elle contourna alors le bureau derrière lequel elle s’était mise et alla plus près de lui. C’était fou à quel point elle pouvait avoir l’air adulte quand on parlait de voiture. Elle était calme et parlait de manière très assurer. Surtout ça se sentait qu’elle connaissait de quoi elle parlait. La jeune femme lui indiqua en particulier certains trucs qui lui avaient tombé dans l’œil comme de l’arnaque. Elle se lança alors dans une défense pour sa voiture. Précisant qu’on ne confiant pas de si beau modèle à des idiots profiteurs! Elle ne laissa pas vraiment le militaire dire quoi que ce soit jusqu’à ce qu’elle s’arrête un instant en soufflant « Je devrais faire une rechercher pour un bon fournisseur, mais ça se ferait… ». Karmina leva alors les yeux vers Khaless et son regard accrocha au sien. Elle le regarda dans les yeux, y restant accroché comme une adolescente en train de fondre. Puis comme si ce n’était pas assez, elle souffla, doucement, comme si elle pensait à voix haute… en fait c’était exactement ça.

"…Même si le blond vous allait bien… le rouge vous va mieux…"

…et réalisation dans … 3 … 2 … 1… HE m*rde LA BELLE BOULETTE! Karmina détourna immédiatement le regard en fourrant les papiers dans les mains de Khaless et s’éloigna de quelques pas en restant de dos. Et m*rde, m*rde, m*rde, ce qu’elle était c****… elle aurait mieux fait de le pousser par terre ou qu’importe, mais lui dire ça … sdcsuhybrenfpiwuebv. Elle serra les poings gênée et retourna s’assoir en vitesse changeant totalement de sujet. La belle espagnole lança alors sèchement.

"Ma famille viendra pas et j’irai pas les voir, alors inutile de remplir ça."

Même si elle l’avait dit sèchement, on pouvait percevoir dans son ton de voix que cela l’affectait.
Khaless Allen
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MessageSujet: Re: Ma prison est la tienne aussi. [PW La Peste] Mer 4 Sep 2013 - 14:13

Elle était là, debout derrière son bureau. Khaless n'y fit absolument aucun commentaire, totalement conscient que l'envie de fouiller son bureau pendant son absence était sûrement des plus tentantes. Quinze minutes. Tic tac… Il restait immobile, au milieu de la pièce, seulement le regard accroché à elle. Elle qui lui posait tant de soucis, elle qui le défiait trop. Elle qui ne semblait être qu'insolence et fierté… Elle, qui contournait son bureau tout en lui parlant de… Sa Dodge Challenger. Elle ne faisait que confirmer ses soupçons : cet abrutit de garagiste - le même qu'on lui avait conseillé ici même - tentait bien de s'en foutre plein les poches.  Mais Khaless resta muet, l'observant juste s'approcher de plus en plus de lui, tout en continuant ses explications, son argumentation. Pour sûr, Karmina se voyait déjà en train de réparer sa voiture. Mais lui, il était absorbé par sa manière d'être qui venait comme de se métamorphoser. Il avait l'impression que la délinquante était passée de petite enfant insolente à adulte ambitieuse, en l'espace de quelques secondes. C'était surprenant. Mais aussi très agréable.

Et puis le débit de parole de Karmina s'estompa, laissant le calme reposer après toutes ses explications. Son regard finit par accrocher le sien, et Khal restait tout autant silencieux.  "…Même si le blond vous allait bien… le rouge vous va mieux…"  Khaless haussa un sourcil, assez surpris. Néanmoins, un sourire amusé ne tarda pas à dévorer ses lèvres pâles. Et la réaction de l'adolescente ne fit qu'augmenter cette sensation d'amusement. Un compliment de la bouche de Karmina ? C'était chose si rare ! Après tout il n'avait reçu jusqu'alors que moqueries, et provocation. Et cela était un tout autre jeu. Mais il l'observa se détourner, visiblement mal à l'aise, et puis s'asseoir presque comme un robot.  C'était étrange mais… Ce compliment lui faisait plaisir. Pas parce qu'il vantait sa chevelure à la couleur excentrique, non parce qu'il venait d'elle, et d'un quelconque intérêt. Il avait l'impression que l'apparence provocatrice de Karmina venait de se fissurer. Comme si il avait aperçu la vrai demoiselle. Peut-être juste pour quelques minutes, voir même seconde… Mais c'était presque rassurant.  Cela serait mentir de dire que la jeune femme ne revenait pas régulièrement dans ses pensées, pour des raisons méconnues parfois… Ou totalement déplacé.  Et malgré ce qu'il pouvait ressentir, là, tout de suite, il l'étouffa froidement. Cela n'avait pas lieu d'être. Ni ici, ni ailleurs, ni maintenant. Pas avec lui.
Le militaire considéra un instant les papiers qu'il avait dans les mains, et puis releva la tête vers l'espagnole. Il s'approcha du bureau, effleura l'épaule de la jeune femme de ses doigts, et puis posa les feuilles des réparations juste devant elle, à côté de la feuille toujours vierge. Khaless ne contourna pas le bureau. Non, il s'assit juste à ses côtés, sur le fauteuil libre sur la droite de la délinquante.

« Alors la seule chose que je veux savoir… Est-ce que tu seras capable de retourner auprès d'eux à ta sortie du centre ? … C'est ton passé, ta vie, je n'ai pas à y poser des questions dessus, peut-être que tu as une relation très complexe avec ta famille… Mais ce dont je veux être certain, c'est que le jour où tu sortiras d'ici… C'est que tu as quelqu'un qui t'attends, et qui saura t'accueillir…  Que tu ne finiras pas à la rue, en quelques sortes. »

L'homme était à demi tourné vers elle, son regard posé sur elle. Toute son attention aussi. Comment pouvait-il savoir que c'était avec sa propre famille qu'elle avait volé, et braver les lois ? Comment pouvait-il savoir que la majorité du dossier de Karmina avait été étouffé par des hommes au dessus de la police ? La seule chose qu'il y avait sur le dossier de Karmina, et qui revenait souvent… C'est de ne jamais la laisser approcher une voiture… Et le militaire était en train de considérer les papiers de réparation.

« Pour ce qui est de la Dodge… Son regard se releva sur elle :  il caressa sa longue chevelure et puis fit le tour de ses lèvres, pour finir se plonger dans ses prunelles si captivantes. Et puis un léger sourire se glissa sur les lèvres du militaire, alors qu'il poursuivit : J'avais cru comprendre que ce type était un peu louche. Quoi qu'il en soit… Je vais voir. Je vais me renseigner si c'est possible de faire les réparations au centre…  Il plissa légèrement les yeux, pinçant légèrement les lèvres une demi seconde, avant d'ajouter : Ou même me renseigner si je peux avoir le droit de te faire approcher une voiture.

Un vrai sourire se glissa sur les lèvres de Khaless, dévoilant ses dents quelques secondes. Un de ces sourires qui étaient mort il y a quelques années, lorsqu'il su que tout ne sera jamais comme avant. Un de ces sourires beau et charmeur, au naturel, sans même pouvoir s'en rendre compte peut-être. Un sourire de Khaless tout simplement. Il détourna la tête, alors qu'il s'humecta les lippes.

Laisser Karmina de faire ses réparations, c'était dangereux. Il en avait conscience. Mais elle avait surement un talent fou, et elle s'y connaissait. Peut-être pouvait-il prendre le risque qu'elle s'échappe, mais il doutait peu qu'elle réussisse à franchir les murs du centre, seulement avec une voiture. Tout était surveillé et contrôlé après tout…

Khaless ne faisait pas par intérêt. Seulement par pure gentillesse. Car, malgré son air baraqué, malgré son côté extrêmement froid et frigide, sous ce masque de colosse inaccessible, le militaire n'était que gentillesse. Il y voyait là, une manière de faire comprendre à Karmina qu'il n'était pas son ennemi, bien au contraire. Si s'occuper d'une voiture, lui permettrait de s'évader quelques heures du centre, tant mieux. Si cela pouvait être une passion, qui pourrait être transformé en véritable métier après le centre, tant mieux. Ils travailleront sur cela ensemble, pourquoi pas. Pour assurer le futur de Karmina. Ou du moins, c'était ce qui avait pu traverser l'esprit du militaire.

Khaless ne s'était pas engagé dans l'Armée, seulement pour l'Aventure. Pas seulement pour fuir une vie monotone, pas seulement pour fuir la vie. Mais aussi par grandeur d'âme.

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MessageSujet: Re: Ma prison est la tienne aussi. [PW La Peste] Mer 11 Sep 2013 - 8:03

Comment aurait-il pu savoir, en effet. C’était le genre de chose qu’elle ne racontait pas non plus. Elle pouvait parler de contrat, de vol, elle parlait souvent de voiture, mais restait toujours vague quant à la raison précise de son entré au centre. De plus, tout ce qui tournait autour des circonstances de son arrivée étaient vague. Son temps dans ce centre était simple, jusqu’à sa majorité ou ses 22 ans. Mais une chose était certaine, à la fin de ses 21 ans elle se faisait sortir. Normalement après les délits qu’elle aurait commis, il aurait dû y avoir quelque chose de plus, quelque chose de plus sévère. Pourtant, rien n’était indiquées et quand on posait des questions, les réponses se faisaient attendre ou n’étaient pas claires. Pourtant après ce temps de réflexion, la jeune femme le savait bien. Qui aurait pu être assez stupide pour ne pas le comprendre. Cela lui avait pris à peine une semaine pour le réaliser, au plus trois jours. Le temps que l’espoir s’évapore et que la réalité la frappe de plein fouet. La journée où elle avait se faire sortir, c’était pour aller en prison. C’était évident, qui lui ferait assez confiance pour la laisser retourner en société. Cette réalité n’était pas ignorée par la jeune femme, elle le savait bien. Ceux qui avaient des vies normales, encadrées, jamais n’allaient faire confiance à une criminelle. Ceux qui allaient la connaître allaient se méfier. Même si elle décidait d’être la plus sage et gentille de tous. Ils ne penseraient qu’à un masque et ils auraient raison. Même si elle n’était pas méchante, même si elle n’était pas réellement dangereuse, même si elle n’était qu’une jeune femme avec un parcourt peut commun, elle restait qui elle était. Elle appartiendrait toujours à ce même monde et à sa famille.

Néanmoins, ces doigts, frôlant son épaule. Ce touché qui lui semblait si chaud. Cette chaleur qui lui donna des frissons et pourtant l’envie de fondre. Ses yeux se fermèrent un moment alors qu’elle baissait un peu la tête. Parce ce qu’elle voulait que lui puisse croire en elle, voir autre chose qu’une criminelle. Même si c’était complètement stupide, complètement insensé et débile. Pourquoi voudrait-elle lui plus qu’un autre. Surtout que c’était simplement impossible, mais… Ses yeux se rouvrirent et elle tourna la tête vers le soldat alors qu’il prenait place à sa droite. Doucement les mains de la jeune femme à la peau basanée se refermèrent en poings sur ses cuisses, elle était nerveuse. Ses yeux, ses lèvres qui se mirent à bouger, il lui parlait. La jeune femme sorti de sa contemplation et porta attention aux paroles. Mais elle aurait préféré ne pas entendre. Sa famille, son frère, ses amis, sa vie, c’était ce qui était le plus dur. L’expression de la jeune femme changea alors que les paroles du militaire continuaient. La jeune femme était simplement trop préoccuper par la signification des paroles pour porter attention au reste. Son visage s’était adoucie, mais tristement. Et puis, elle avait froncé légèrement les sourcils alors que ses poings s’étaient resserrés sur ses cuisses, crispée. Sa respiration se fit lente et profonde, parce qu’elle devait passer par-dessus, elle ne devait rien dire, de toute manière ça ne le concernait pas. C’était son problème, elle allait se faire oublier un peu et puis elle allait s’échapper d’une manière ou d’une autre. Il ne fallait attendre que le bon moment. Ne penser à rien d’autre, se concentrer là-dessus. Garder le focus et prier pour que tout se passe bien. D’ailleurs, elle avait oublié de mettre son chapelet ce matin …

Ce qui était de la Dodge… La jeune femme se décrispa. Redressa la tête et la tourna vers le militaire à la chevelure écarlate. Habilement il avait réussi à captiver de nouveau son attention en parlant de sa voiture. Les lèvres légèrement entrouverte la jeune femme à la chevelure foncée l’observa, complètement koi. Venait-il de considéré la possibilité de la laisser réparer sa voiture? C’était évidemment la solution la plus logique et économique. Il aurait été idiot de ne pas accepter, mais en même temps, elle connaissait le jugement des autres sur une personne comme elle. La dernière phrase lui donna néanmoins l’effet d’un claque en plein visage, mais … Ce sourire. Elle ne pouvait pas détourner le regard. Il était tellement beau. C’était cette envie viscérale qui la prit de l’embrasser. Mais rapidement, la jeune femme détourna alors le regard et le visage, ses joues était rougies depuis un moment déjà. Et ce fut la nervosité qui lui fit dire, abrupte.

"Si c’est de la pitié, aller plutôt vous faire arnaquer… Je sais très bien que quelqu’un comme vous ne ferais pas confiance à une personne comme moi."

Oups… ce n’était pas sorti comme elle le voulait… eh m*rde qu’elle avait le don de foirer. Mais c’était son putain de sourire. Son regard, lui, urg! Il l’énervait tellement à être aussi parfait. Aussi beau. Aussi séduisant et à la faire fondre. Elle l’aurait poussé en bas de son fauteuil, mais à la place, elle se leva d’un coup et s’éloigna retournant devant le babillard. Elle resta un moment en silence a observer les photos, et puis son mot… finalement, doucement elle reprit la parole, très calmement.

"Ma relation avec ma famille n’est pas compliquée… Peut-être un peu, mais pas pour les raisons habituelles." Elle s’arrêta un moment, lisant un truc, sans vraiment y porter véritable attention. Puis tout aussi doucement, mais incroyablement sincèrement, elle reprit. "Je vivais avec mon frère, ma mère est restée en Espagne. Ma famille avec mon frère, bon on est pas tous relié par le sang, mais on s’adore tous."

Un sourire s’afficha sur les lèvres rosées de la jeune femme aux yeux rosés. Doucement elle se retourna et regarda le soldat Allen. Il y avait une douceur qui émanait d’elle quand elle parlait de sa famille, même une certaine grâce, qu’elle tenait naturellement de sa mère, mais qu’elle n’avait jamais pu exploiter. Un grand soupire et une tristesse apparue sur son visage alors que son sourire s’évaporait. Plus bas, elle reprit la parole, ses yeux néanmoins plongé dans ceux du militaire, elle n’était pas capable d’en décrocher, mais elle ne pouvait tout simplement pas lui dire la totale vérité non plus.

"Et ne vous inquiétez pas, ce n’est pas dans la rue que je vais me retrouver quand ils vont me faire sortir…"
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MessageSujet: Re: Ma prison est la tienne aussi. [PW La Peste] Mer 25 Sep 2013 - 13:55

Lentement, je me redressai. Mon regard était toujours posé sur la demoiselle. Je ne savais pas si elle était si crispée seulement parce qu'elle était mal à l'aise, ou parce qu'elle se retenait de m'incendier encore de ses doucereuses paroles mordantes. Je souris. J'étais amusé. Oui, c'est vrai. Ce que j'attendais venait de franchir enfin ses lèvres.

« Si c’est de la pitié, aller plutôt vous faire arnaquer… Je sais très bien que quelqu’un comme vous ne ferais pas confiance à une personne comme moi. »

Mais je n'aimais pas ses paroles. Quelqu'un comme moi, quelqu'un comme elle. Qu'est-ce que cela voulait dire… Elle me jugeait à cause de mon uniforme. Et elle ? … Visiblement je la jugeais sans la connaître. A cause de sa présence ici, de son casier judiciaire. Mais au final, ce n'était que ses impressions. Ses certitudes à elle. Les clichés dont ils se berçaient tous. D'une certaine manière, j'arrivais à le concevoir. Les gens craignent les délinquants, ne veulent pas leur faire confiance, encore moins venir les aider. Pourtant il le fallait bien. Ils étaient ici pour tenter d'adopter un autre rythme de vie. Un meilleur rythme de vie et apprendre des choses.
Je n'étais pas venu ici par grandeur d'âme, ni même par choix… Jamais je n'aurais pensé mettre les pieds dans un tel endroit. Encore moins d'être au contact d'adolescent, jeune adulte délinquant. Je n'étais pas formé pour savoir comment leur parler, ou les analyser pour mieux les aider, et savoir comment réagir. Non, c'est vrai. Mais c'était davantage pour mon uniforme que j'étais ici. Et mon défunt grade…. Mon insigne, mes médailles, elles étaient là, rangées quelque part. Récompenses et diplômes, ils étaient là, eux aussi.

Je n'avais jamais voulu venir ici.  Mais j'y étais.

Et je découvrais des choses, des personnes. Etonnantes, désespérantes. Désespérées, traumatisées. Parfois même suicidaires. Enragés. Survoltés.  Cela me laissait des sensations étranges. Parfois même du malaise. Souvent, je ne préférais pas savoir ce qu'ils avaient bien pu vivre…. J'ai toujours désiré fondre une famille. J'ai toujours rêvé d'avoir un enfant. Une petite fille, un petit garçon, les deux pourquoi pas ! C'était sûrement mon vœux le plus cher. Découvrir, jour après jour, des gosses aussi désabusés de la vie, cela brisait quelque chose en moi. Mais tellement profondément.

Je l'observais se lever sans un mot. Se lever, pour aller observer les quelques photos que j'avais ramené. Une légère tristesse vint ravager mon visage. Alors tu finis par parler de ton frère. Ta mère, en Espagne. J'avais cru deviner tes origines, de part ton accent. Ton teint halé, la noirceur de tes cheveux, et puis de ton physique peut-être… Le charme hispanique, dirons-nous.

Le regard planté dans le tien, je buvais tes dernières paroles. Je ne répondis rien tout de suite. J'avais la certitude que je devrais m'inquiéter, si je me préoccupais réellement de ton sort. La certitude que tu ne disais pas tout, peut-être même que tu mentais… Non, ton regard était trop franc pour du mensonge. Je ne comprenais pas, mais cela ne me regardait guère.

Ils passèrent les trois heures qui suivent à leur séance de sport. Khaless courut avec Karmina pour son échauffement. Il le raccourcit un peu, lorsqu'il commença à se sentir à bout de souffle, et ce, beaucoup trop rapidement pour ses entraînements physiques si réguliers. Après il donna une série d'exercice de natation à la demoiselle. Le reste du temps passa sur les étirements, ou bien à discuter un peu. Voitures. Ils parlèrent beaucoup voitures. Sûrement pour que Khaless ait la certitude qu'elle s'y connaissent vraiment, qu'elle ait fait plus qu'en voler. Il en fut agréablement surpris, s'engageant dans de longues discussions de préférence, de choix, de comportement. Bref, la demoiselle l'entendit sûrement même rire un peu. Elle était totalement étonnante. Et il ne doutait pas du tout, du fait qu'elle devait conduire mille fois mieux que lui.

[...]

C'était une semaine après. J'avais réussi à avoir cette autorisation. Le centre était totalement fermé et surveillé, alors ce n'était pas un soucis. L'heure du RDV avec Karmina était à 01.00 pm précisément devant les garages aménagées depuis notre arrivée. Il était 01.23 lorsque j'arrivais enfin, avec la fameuse Dodge. Je sortais de la voiture, simplement vêtu d'une chemise blanche et d'un jean noir. Bottine en cuir, ceinture en cuir, et puis ces lunettes de soleil de style aviateur sur le nez. Je finis par les redresser pour les perdre dans ma crinière enflammée, alors que je sortais les clefs de ma poche, et vint ouvrir le garage. Je posais mon regard un instant sur Karmina, et lui fis signe d'aller prendre ses aises. Ici, c'était les militaires garagistes qui bossaient. D'ailleurs, d'ici une petite heure, deux d'entre eux allaient reprendre leur travail, mais j'avais eût leur accord. Alors je vins garer la voiture à l'endroit qui m'avait était indiqué. Je mis ouvrir la capot, et puis je gardais les clefs sur moi.

Alors que Karmina était en train de fouiller où était rangé tel outil, j'en profitais pour aller me changer. Lorsque je revins, cinq petites minutes après, je portais un simple débardeur noir, laissant apparaître ce tatouage tribal qui longeait mon bras. Mon treillis kaki avec une ceinture noire. Et puis mes rangers. Je n'avais pas pris la peine de prendre ma veste militaire, ou encore mon béret.

Je m'approchais lentement de la délinquante qui semblait être en pleine analyse et demanda :

« Alors ? »

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MessageSujet: Re: Ma prison est la tienne aussi. [PW La Peste] Jeu 3 Oct 2013 - 5:22

Tous les gouts sont dans la nature vous direz. Mais quand il était question de voiture ce n’était pas pareil pour la jeune espagnole. Dans la vie il y avait des incontournable comme il y avait des codes. Sorti de la bouche d’une délinquante de justice cela pouvait sonner étrange, mais il n’y avait pas plus respectueux de certains codes qu’eux. La famille en premier et toujours. Le métal ça se remplace, ça se retape, mais une sœur ou un frère ça ne s’échange pas. Ensuite, venait les voitures, certes dans la vie on pouvait aimer ce que l’on voulait, mais il y avait quand même des choses qui venait de base avec les voitures. Les gouts de la jeune femme à la peau basanée avaient beaux être très développés, mais ils étaient aussi très fermés. Attention ne venez pas lui dire qu’elle avait tort. De toute manière elle connaissait beaucoup trop ça pour que vous puissiez avoir raison. Se mettant à déballer une marque après une autre avec une compilation de statistiques et d’années. Par moment elle pouvait être difficile à suivre, surtout quand elle entrait dans les jargons du métier et qu’elle parlait conduite ou route. Il fallait effectivement bien attacher sa ceinture, parce que si vous ne suiviez pas, elle ne vous attendait pas et vous riait au nez une fois rendu à la ligne d’arrivée. Attention, elle avait beau être un peu fendante quand elle parlait de cela, avant toute chose, elle était animée. Sa conversation, son ton était passionné. La manière dont elle en parlait on pouvait toujours voir ce petit sourire qui venait étirer discrètement le coin de ses lèvres. C’était doux, discret, comme caché, mais toujours omniprésent. Ensuite, il y avait sa manière d’intégré des mots en espagnole ou en roumain, l’espagnole servait aux exclamations, le roumain à des citations que son père avait déjà dit.

Une semaine et elle n’en revenait toujours pas. Il fallait avouer que dans son cas, elle n’avait jamais vraiment pu croire dans les forces de l’autorité. Sa vie s’était résumé à les fuir, alors devoir leur faire confiance et finalement réalisé qu’ils n’étaient pas tous des êtres ignobles et menteur lui faisait une impression étrange. En même temps, elle ne pouvait pas se mentir que cela lui faisait drôlement plaisir. Finalement, elle allait pouvoir toucher à une voiture, elle allait enfin pouvoir faire quelque chose de ses dix doigts. Dieu merci en plus ce n’était pas un tas de rouille dégoutant dont elle aurait dû se contenter. Non, c’était une beauté. L’autre chose aussi, le petit côté qu’elle pouvait « lui » faire confiance. Ça lui fit plaisir et étrange en même temps. La jeune femme ne l’avait que peu vu en plus depuis leur dernière rencontre. Il fallait dire qu’entre-temps elle s’était trouvé une occupation qui la tenait occupée. On ne la voyait presque plus d’ailleurs dans le centre. Normalement elle qui trainait partout partait des bagarres, foutait la m*rde, on n’allait pas se le cacher. Maintenant elle était soit à la bibliothèque ou à l’atelier. Alors la chance qu’elle avait de croiser le militaire était vraiment très minime. Un moment elle était allée trainer un peu devant son bureau, mais après un bon deux heures, elle se trouva terriblement idiote et s’en retourna vaguer à ses occupations. C’était fou à quel point elle était calme ces derniers temps, mais l’absence du militaire à la chevelure rouge lui trottait dans la tête. Dire qu’elle s’était tournée vers quelqu’un d’autre pour se changer les idées n’était pas totalement faux. Mais qui aurait pu lui en vouloir, elle aimait bien les blondinettes.

Et puis quoi encore, avec la chaleur dehors cette journée-là, elle n’allait quand même pas se mettre en pantalon. La jeune femme avait enfilé un ensemble provocateur surement et court. Des shorts déchirés, tellement usés qu’ils laissaient voir le bas de son derrière rebondi. Le bouton étant disparu, elle les laissait ouvert dévoilant un bas en dentelle noir et rose. Son haut était une camisole très évasé au col laissant voir une brassière agencé au bas. Le bas de la camisole était attaché sur le côté, juste sous sa poitrine. Un chapelet aux billes noires était logé autour de son ventre plat dont son nombril était percé. Ses long cheveux rouant était ondulé et en bataille, laissé lousse dans son dos. Elle portait des chaussures à talons haut plein noir et rose, le reste de ses vêtements était de couleur noir délavé. Pas besoin de dire que quand la jeune femme marchait que ce soit dans le centre ou sur le terrain, elle attirait les regards. Mais derrière ses lunettes de soleil, on ne pouvait pas voir à quel point elle s’en fichait totalement. Pas un seul moment, elle ne prêta attention à qui que ce soit. De plus, ses écouteurs dans ses oreilles lui permettaient d’éviter les commentaires débiles de gars avec trop d’hormones. Malgré son look elle avait une attitude totalement professionnel et mature. La jeune femme était même arrivée cinq minutes à l’avance à son rendez-vous. Pas besoin de dire que d’attendre devant les portes de garage au soleil fit ruisseler sa peau basanée d’une mince couche de sueur, la faisant briller. Finalement, elle le vit arriver dans sa voiture, une très belle bête d’ailleurs. Ce qui fut le plus dur fut de ne pas réagir quand elle le vit sortir de la dite voiture.

Bordel qu’il était sexy, il faisait terriblement chaud d’un coup, et ce n’était pas seulement le soleil. La jeune femme, mains sur les hanches se détourna et l’ignora le plus possible, ne parlant que le minimum. Finalement, la voiture fut stationnée à l’intérieur d’un des garages, mais le soleil y entrait quand même partiellement. Tapant contre le capot ouvert là où Karmina avait installé deux trois trucs. Finalement le militaire s’en alla et la jeune femme put se mettre à l’aise. Elle remonta ses lunettes et attacher sa longue crinière et plongea finalement dans le moteur et l’examina. Vraiment, elle ne savait pas ce que ce mec avait fait à sa voiture, mais s’il traitait les femmes comme ça, elle devait vraiment changer de plan. Néanmoins entre le temps qu’elle délire et le temps qu’il revienne, l’espagnole avait eu le temps de se plonger totalement dans son travail. Du coup, quand le militaire revint il eut la chance d’avoir une vue sur une scène qui était devenue rare. La jeune femme à la peau basanée brillante, au soleil, penchée au-dessus du capot ouvert, les mains dans l’engin avec une aisance irréelle. Ce ne fut que quand il demanda ce qui en était d’un simple alors que la jeune femme se redressa en essuyant ses mains sur une guenille à proximité. D’un mouvement, elle vint libérer sa crinière et lui dit bien honnête.

"Il n’y a rien de compliqué à faire là-dedans. Acheter les pièces directement du fournisseur vous couterai le quart de ce que le mécano vous chargeait."

S’arrêtant un instant, la jeune femme s’approcha et ajouta.

"…Mais sérieusement on devrait vous retirer votre permis pour torture automobile. Je ne sais pas ce que vous avez fait à ce bébé, mais il est à l’agonie."

C’était évidemment de l’humour, comme l’indiquait son sourire, mais elle était un brin sérieuse. Il y avait néanmoins quelque chose d’étrange. Malgré son accoutrement, elle avait cette maturité et cette confidence sexy, sans compter son sourire charmeur, sans qu’elle ne le veuille nécessairement. Mais elle ne pouvait pas nier à quel point ce look allait bien au militaire. Karmina laissa échapper un petit rire et regarda ses mains. Son regard rosé remonta vers celui vers de l’homme et elle s’avança doucement vers lui, jusqu’à lui. Son visage se leva vers le sien, son air toujours séducteur et étrangement adulte. D’un doux mouvement, elle amena son annulaire au niveau des pommettes de l’homme, l’y passant de chaque côté avant de sourire satisfaite. Elle venait de lui faire deux belles marques noires. D’une voix à l’accent espagnole prononcé, elle rigola légèrement.

"Aha, hmm Dulce~ ça vous va bien, je prendrai cela comme mon paiement.~"

Termina-t-elle avec un clin d’œil avant de retourner à la voiture pour continuer son inspection, il y avait certaines choses qu’elle pouvait réparer aujourd’hui sans avoir besoin de changer de pièces.
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MessageSujet: Re: Ma prison est la tienne aussi. [PW La Peste] Jeu 10 Oct 2013 - 10:51


Et quelle vision. Il aurait fallut être le plus insensible des hommes pour que mon regard n'aille pas caresser les longues jambes nues de la jeune femme. Remonter sur le reste de son corps, avec beaucoup trop d'insistance, d'intérêt. Non, c'était impossible. Que cela soit juste son corps, ou la teinte de sa peau caramélisée, ou encore sa tenue beaucoup trop…. Provocatrice.  Combien de fois m'avait-on fait la réflexion à propos de la Mademoiselle Lolth et de son accoutrement ? … Beaucoup trop souvent. Je savais que j'étais censé voir cela avec elle, et qu'à l'intérieur du centre elle devait s'habiller… Un peu plus. Mais pour l'instant je n'en  avais pas le cœur. Cela faisait une semaine que je n'avais reçu aucun rapport à propos de ma filleule. Aucune bagarre. Elle s'était présenté à tous ses cours. Au fond, j'étais plutôt fier d'elle.

Mon regard s'arracha donc de leur délicieuse contemplation lorsque je m'en rendis compte. Je me mis alors lentement à faire le tour de la voiture, du garage. C'était si déplacé ce que je venais de faire. Elle était jeune, pas encore majeure. Et puis elle était surtout sous ma responsabilité. Je devais davantage la considérer comme ma fille… Oui, voilà. Ma filleule. Alors nous nous disputerons sûrement à propos de ses vêtements. Je suis sûr que j'aurais fais un père beaucoup trop protecteur. Trop lourd. Trop chiant.

Ce fut à ce moment là que Karmina émergea enfin du capot pour s'adresser à moi, m'expliquer l'état de la Dodge. Un léger sourire amusé se glissa sur mes lèvres pâles en l'entendant. Elle avait raison. Je le savais. Je l'avais malmené, et j'ai mis des mois avant de faire enfin quelque chose.
Je m'apprêtais à répondre à son semi-humour, mais elle s'approchait de moi. Pas que j'avais peur d'elle, mais avec son petit air mutin tout pouvait arriver. Néanmoins, je la laissais faire, riant un peu en l'entendant. Mon rire était si rare, mais si vrai, contrairement à tellement de personne.  Lentement mes doigts s'étaient glissés autour de ses deux poignets pour éloigner ses mains sales de mon visage.

« Heeey….  J'ose pas imaginer dans quel état je vais être quand tu auras fini alors… ! Ahah ! »

Sûrement qu'elle me jettera dans une cuve de cambouis ? Qui sait !
Malgré le fait qu'elle avait réussit sa bétise, je n'en restais pas moins très joueur. Mes doigts vinrent se glisser contre les siens, dans l'unique but de récupérer un peu de cambouis. Ce fut donc le long de son nez que je vins lui laisser une trace noire. Mon regard joueur croisa le sien, alors que je la relâchais en douceur, la laissant retourner à son inspection. Mon sourire était sûrement beaucoup trop doux pour ce qu'il devait être. C'était terriblement bête, mais cela faisait longtemps que je n'avais pas ris aussi… Naturellement.

Un léger soupire passa la barrière de mes lèvres, et je vins ouvrir le coffre de la voiture. J'étais soudainement curieux de savoir ce que j'avais bien pu y laisser, en sachant la dernière utilisation que j'en avais faite. Une légère surprise se marqua sur mon visage. J'avais complètement oublié de vider la malle ! On y trouvait en vrac l'un de mes uniformes officiels de l'Armée. Ceux qui étaient décoré de tous mes galons et médailles. Le tissu était noir, et de multiples broderie d'or. Je vins plier la veste avec la chemise, puis le pantalon, posant par-dessus les gants. J'attrapais la coiffe un instant, visière noire avec l'insigne de colonel accroché sur le devant. Sans ménagement je venais l'arracher, non pas sans une légère rancœur ou tristesse dans le creux de mes prunelles. Je posais tout dans la malle, et puis attrapa le sac de voyage militaire kaki. Je l'ouvrais pour découvrir un fusil de chasse démonté au maximum. Des cartouches aussi. De quoi nettoyer. Et des liasses de billet. Et des barres de chocolats. Dingue alors ! J'aimais beaucoup mes priorités dans la vie. L'argent et le chocolat. Je mis les vêtements à l'intérieur, et puis sortis le sac pour le poser à côté de la porte de sortie du garage pour ne pas l'oublier.

Je m'appuyais contre le plan de travail plus loin, observant mon épaule un instant, pour glisser mes doigts contre le tatouage et les cicatrices si bien dissimulées. Et puis je me redressais pour reposer mon regard sur Karmina.

« Tu vas me détester… Mais toi et moi, il va falloir qu'on s'occupe de quelque chose d'important. »

Un petit sourire narquois et taquin se glissa sur mes lippes. Tu allais croire que je t'insulte, mais ce n'était pas vraiment le cas. C'était la moindre des choses, et sûrement une étape agréable à passer… Le port des uniformes sur les résidents étaient en réflexion parmi les militaires et l'administration. Certains étaient pour, d'autre non. Mais tous pour un minimum de tenu. Il n'était pas bien dur de comprendre les regards qui s'étaient posés sur moi.
C'est sexy… Mais sans connaître Karmina, cela aurait pu être vulgaire, si elle avait poussé le vice dans le maquillage provocateur aussi. Elle était belle, magnifique, désirable, personne n'en doutait…

Pas même moi, dont le regard revenait se perdre sur le corps de la résident.

Et m*rde.

Je me redressais alors, pour regarder ailleurs. Et au final je m'approchais. Pour qu'elle m'explique, pour que je l'aide, en gentil petit commis de garagiste. Même si ce qu'elle pouvait me dire je le savais déjà. Non, je voulais juste l'entendre en parler. Et puis je voyais très bien qu'elle était dans son élément.  Ca lui faisait du bien.


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MessageSujet: Re: Ma prison est la tienne aussi. [PW La Peste] Lun 14 Oct 2013 - 6:36

Comme un poisson dans l’eau. Elle était une voleuse de voitures en train de jouer dans le moteur d’un magnifique engin. Quoi demander de mieux pour elle en ce moment. Faire des réparations comme cela, c’était encore mieux quand il y avait la voiture autour du moteur. C’était incontestable, elle adorait l’odeur, elle aimait la chaleur, le fait que les pièces soient souvent coincé entre d’autre. C’était tout simplement son truc. Ce qui lui faisait oublier tout le reste. Même qu’elle avait la tête qui tournait quand elle le voyait. Ça lui faisait oublier toutes les choses désagréables, toutes les choses incompréhensibles. Définitivement, c’était ce qu’elle aimait, cela la transformait. La concentration sur les réparations, ce qu’il y avait à faire, ce qui n’avait pas été vu, ce qu’elle pouvait faire simplement pour le plaisir. Tout s’envolait et elle flottait comme si elle avait des ailes. Probablement qu’il aurait pu y avoir une explosion nucléaire à côté d’elle et elle ne s’en serait même pas rendu compte. Tout ce qui manquait c’était une bière légère et de la musique. Quand même, il ne fallait pas rêver, elle serait surement en état de mettre de la musique, mais la bière elle pouvait déjà l’oublier. Après tout ce n’était pas légal ici. Surtout qu’elle n’était pas considérée majeur aux États-Unis, du coup elle n’était même pas supposé pouvoir boire. Mais honnêtement, quand ça faisait depuis qu’elle avait 16 ans qu’elle buvait, ce genre de petits trucs lui manquait de temps en temps. Jamais vraiment elle ne se soulait, mais le simple fait de profiter d’une bière froide en jouant dans un moteur, ça lui manquait. Bon dieu qu’elle avait hâte de rentrer chez elle. Ce n’était pas comme si quoi que ce soit allé pouvoir lui manquer ici. Cette prison ou quoi que ce soit.

Quoi que ce soit excepté peut-être un truc inattendu. Alors qu’elle était allée lui faire de petites marques sur les joues, il avait attrapé ses poignets. La jeune femme n’avait pas réagis, elle ne s’était pas défendue. Restant doucement et obéissante, alors qu’elle gardait ses mains bien en place. Ses doigts contre les siens, elle sentit son cœur faire un bon sans sa poitrine. Le vert de ses yeux était en train de noyer le rouan rosé des siens. Ses lèvres rosées s’étaient entrouvertes alors qu’elle se sentait attirer vers lui, comme un aimant. Malgré tout, elle ne bougea pas, restant tranquille et immobile. Une marque noire vint se dessiner sur son nez, alors qu’elle l’entendait rire doucement. C’était intenable l’envie qu’elle avait de l’embrasser. Néanmoins, elle ne broncha pas, jusqu’à ce qu’un sourire vint étirer de nouveau ses lèvres et qu’elle retourne à la voiture en rigolant. C’était encore cette sensation de chaleur, elle avait tellement chaud. En arrivant à la voiture, la jeune femme essuya son nez pour nettoyer la marque sur son nez. Une fois propre, elle replongea les mains dans le moteur, changeant d’outils pour faire les petites réparations qu’elle pouvait déjà faire. Puis, de temps à autre, elle relevait les yeux pour le regarder. Subtilement alors qu’il rangeait des vêtements dans un gros sac. Décidemment, elle aurait pu faire une bonne espionne puisqu’il ne sembla pas remarquer les regards qu’elle lui lançait. C’était bien la première fois qu’un homme arrivait à la distraire d’une voiture et d’un moteur. Mais ce dos … ces fesses, elle ne pouvait pas se cacher, qu’il lui donna chaud, son tatouage, ses bras… Discrètement en retournant à son travail, elle se mordit la lèvre inférieure se concentrant. Ce fut en se redressant pour prendre une clé à molette qu’elle le remarqua.

Hmm? Quelque chose d’important? Aha, elle pouvait déjà deviner ce dont il voulait lui parler. Pour que même lui la matte, ce devait surement être les vêtements. La jeune femme à la peau caramel n’était pas stupide. Cela aurait complètement ridicule qu’elle l’ignore, elle savait bien que sa tenue était disons … très révélatrice. Mais malgré cela, à la chaleur qu’il faisait et au travail qu’elle faisait, elle n’avait tout simplement pas envie de venir travailler en jean et chandail long. Depuis ce qui lui semblait toujours, elle avait travaillé vêtue de cette manière, ce n’était pas ce centre qui allait changer ses habitudes. Et puis, elle pouvait encore avoir un peu de plaisir. Son sourire était équivoque, mais elle ne dit rien, le laissant s’approcher avant de simplement lui dire, lui lançant un regard… qui voulait en dire beaucoup.

"Hmm? Ho, ne t’en fais pas, tu peux mater autant que tu veux, ça ne me pose pas de problème~"

Ça aurait pu être totalement vulgaire, mais il y avait le ton de sa voix, qui le rendait simplement … joueur et invitant. De plus, ce n’était pas comme si elle n’avait pas l’habitude de se faire mater pendant qu’elle jouait dans un capot de voiture. Toute sa vie elle s’était fait reluquer par un et un autre. Et aujourd’hui son grand frère n’était pas là pour casser la gueule de celui qui le faisait. Ça faisait drôlement plaisir à Karmina, puisque pour la première fois, elle espérait qu’il allait la regarder. La jeune femme termina un truc puis se redressa et se tourna face au militaire qui s’était rapproché d’elle. Ce fut à son tour de réduire la distance entre eux. Marchant tranquillement jusqu’à lui. Ralentissant légèrement pour faire la dernière distance qui les séparait.

La distance entre eux fut finalement réduite à zéro alors qu’elle pressait sa poitrine contre son torse musclé alors que sa main allait caresser son bras tatoué. Ses hanches allèrent rejoindre les siennes alors qu’elle passait sa jambe entre les siennes. Ses yeux dans les siens, elle le regarda pendant un moment, les lèvres entrouvertes alors qu’elle étirait doucement son cou pour aller les faires frôler aux siennes. Puis elle lui vola ses lèvres avec gourmandise alors qu’elle agrippait son bras de sa main et que l’autre allait se loger dans sa nuque. Pressant contre lui, le faisant reculer contre le plan de travail, faisant tomber quelques outils sur le sol.

Si seulement. Mais en réalité, elle arrêta près de lui, même si cette envie lui restait en tête. Ce fut un sourire taquin et un clin d’œil qu’elle lui fit qui remplacèrent le tout. Parce qu’en vrai, jamais elle n’aurait pu faire cela. Même si elle l’aurait voulu là, que ce soit lui, qui la prenne sur le capot, sentir ses mains contre ses hanche. Ouf, faisait chaud ici.

"Vous voulez jeter un œil avec moi? … à moins que vous préfériez me jeter un œil."

Évidemment elle rigola. La jeune femme retourna au capot en l’invitant, lui laissant une place, déjà un outil dans la main prête à lui montrer qu’elle savait ce qu’elle faisait. Après tout, il avait la gentillesse de la laisser faire ses réparations, elle pouvait au moins le laisser regarder comment elle faisait!
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MessageSujet: Re: Ma prison est la tienne aussi. [PW La Peste] Lun 11 Nov 2013 - 6:51


« Hmm ? Ho, ne t’en fais pas, tu peux mater autant que tu veux, ça ne me pose pas de problème ~ »

Je ne pus empêcher ce soupire. Non vraiment, elle avait beau être plus sage et gérable en cours, elle était toujours aussi provocatrice et familière. Ce n'était peut-être pas plus mal pour elle. Elle ne se dissimulait pas derrière de faux semblant comme la plupart des gens. Comme moi. Elle était naturelle. A mes yeux, c'était une forme de naïveté, d'une pureté incroyable Mais ce n'était malheureusement pas ce que l'on attendait d'elle ici. Peut-être devrais-je fermer les yeux sur cela moi aussi… Mais je n'y arrivais pas. Même après que l'on mets craché dessus, et mis plus bas que terre… Même après que l'on m'est arraché mon grade largement dû et mérité, je continuais à apprécier certains codes… Pourtant… Toute ma vie avait été fondé sur ces mêmes codes. Et la société m'avait belle et bien baisée.  

Alors, les bras croisés, toujours appuyé contre le plan de travail je soufflais :

« Karmina, s'il te plait. »

Un rappel à l'ordre. Pour commencer, pour ce tutoiement qui venait encore de se glisser dans ses paroles. Une fois de plus. Et puis ses paroles en elles-mêmes. Elles étaient totalement déplacées. J'étais fort heureux d'apprendre que ce n'était pas la première fois que des mecs pouvaient la relooker de long en large et de travers. Mais je n'étais pas ces porcs. Je n'étais pas là pour ça. Bordel, quoi. Et c'était tellement stupide.

Alors je finis par ajouter :

« Je ne suis pas ton camarade de dortoir… Si ? Alors gardes ce genre de réponse pour tes amis... Ou la petite blonde. Ok ? »

Si j'avais pu paraître froid et assez sec sur le début, mais ma voix s'adoucit sur la fin. Même l'amusement s'y attendit lorsque je fis allusion à la petite anglaise. Mon regard taquin se reposa sur elle. Pourtant, cela n'enlevait rien du sérieux de ma réplique. J'avais juste appris à ne pas être trop autoritaire avec elle pour obtenir ce qu'il fallait d'elle. De toute manière, ne nous le cachons pas… Tous ces gosses finiront par apprendre à obéir, et surtout à réfléchir. C'est surtout ce que je leur souhaite. Je préférais leur faire ouvrir les yeux sur certaines choses, que leurs convictions s'élèvent. Mais nous n'avons pas vécu leurs vies… Ok, apprenons à les refaire devenir acceptable pour cette société…

Mais quelque chose me tracassait avec elle. Elle ne venait pas d'ici, à tout les cours, cette petite. Pourtant elle était bien là. Trop de mystère dans son dossier. Non, concrètement, quelque chose me gênait. Et lorsque je posais certaines question, on finissait toujours  par m'envoyer sur les roses. Totalement frustrant. C'était dans des moments pareil que j'avais envie de leur crever les yeux, et leur faire bouffer leur putain d'accent de prétentieux à la c**, et puis leur refoutre leur balais dans le cul. Ca, c'est fun comme occupation. M'enfin. Lorsque mon cher "colonel" n'était plus juxtaposé à mon nom, un petit sourire amusé et hautain les prenait. C'était tellement drôle n'est-ce pas !? Ils jouissaient d'un nouveau pouvoir. Je finirais bien par découvrir quel était le problème de ce dossier.

Mais je me relevais donc pour la rejoindre, et je posais mes mains contre le capot me penchant un peu en avant pour voir ce qu'elle fabriquait.

« Non, sans blague. Il va falloir que tu veilles à t'habiller autrement… Non, parce que sinon, le vieux pervers que je suis va devoir aller faire le tri dans ton armoire… Et veiller à ce que tu portes des choses qui sont davantage appropriées pour le lieu où tu te trouves…. »

L'allusion aux premières paroles qu'elle m'avait adressé dans ce centre ne manqua pas. Pas que je lui en voulait particulièrement, c'était une touche d'humour comme une autre. Mais c'est vrai que ce n'était plus trop la chose que je savais faire le mieux maintenant.

Mais en entendant cette dernière remarque, j'échappais un petit bruit agacé - ou plutôt désespéré, et je vins lui donner un petit coup derrière la tête. Rien de bien méchant, un geste totalement fraternel - bon ok, paternel, je suis le vieux ici - alors que mon regard traduisait totalement le fond de ma pensée. Elle me cherchait, j'en avais parfaitement conscience… Mais elle était ainsi avec tout le monde au fond. C'était sûrement ce qui m'agaçait le plus… Et c'était énervait d'être agacé pour ça. Je me sentais c**. Comme un adolescent. Et putain quoi. Cette vie c'était de la m*rde, et je me demandais ce qui m'avait poussé encore à accepter à subir la sentence du tribunal… L'espoir de guérir peut-être ? Ou bien de laisser quelque chose d'important derrière moi ? Que l'on se rappelle de mon nom ? Que dalle, ouais…
Mon regard se posa un instant sur le sac. Non, ouais me barrer cela pourrait être une bonne solution.

Après tout, Karmina était le reflet de tout ce que ne sera jamais plus ma vie. Cette jeunesse insouciance qui avait toute la vie devant elle. Elle en ferrait d'autres de conneries, j'en étais sûr, comme nous tous. Elle aura le cœur brisé, au moins une fois, ou peut-être jamais. Elle finira peut-être par fonder une famille, tout en retrouvant la sienne. Ou bien elle aurait un accident de voiture en sortant de ce centre. Parce que la vie c'est une sale chienne tellement ironique.

Mes sombres pensées finirent par disparaître un peu, alors que je commençais à aider la demoiselle. Au moins, cela m'occupait. Je ne disais rien, ou très peu, ou seulement pour relancer ses explications. Je ne savais pas où elle avait appris, mais elle aurait fait une très bonne élève. Ou prof.
Ce fut pourtant en m'éloignant avec un outil, pour aller lui en chercher un autre, que je trébuchais légèrement me rattrapant au plan de travail, blanc comme un linge. Vertige. Effet secondaire de mon merveilleux et magnifique traitement. Ou pour les traitements anticellulite ! Ouais c'est ca, j'me gave de pilules pour éviter de grossir, ahahah, la bonne blague !

Je me redressais en me raclant légèrement la gorge lorsque le vertige se calme, et je cherchais le dernier outil pour qu'elle termine. Je vins lui ramener et soufflait, calme bien qu'encore pâle :

« Je crois que cela sera tout pour aujourd'hui.. »

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MessageSujet: Re: Ma prison est la tienne aussi. [PW La Peste] Sam 16 Nov 2013 - 22:52

Oui c’est vrai, c’était inapproprié. Mais là où elle avait grandi, c’était simplement naturel. Entouré de la gente masculine, sauf pour quelques exceptions très rare, elle avait pris l’habitude de lancer ce genre de commentaire. Jamais rien ne lui était arrivé et pour elle, rien ne lui arriverait jamais. Surtout qu’en plus, cette fois, elle envoyait ce genre de réplique à un militaire. Aucune chance que quoi que ce soit ne lui retombe dans le front après. Et puis, même s’il y avait une once de sérieux dans ses paroles, cela sortait par réflexe plus qu’autre chose. Peut-être aurait-elle été mieux de fermer sa gueule. En fait, en entendant son soupire, elle sut immédiatement qu’elle aurait mieux fait de se taire. Enfin, elle aurait pu râler comme quoi il n’avait vraiment aucun sens de l’humour, mais elle n’en fut pas capable. Tout simplement parce qu’elle se trouvait stupide d’encore une fois passé pour une idiote immature devant lui. Elle n’était pas si bête qu’il pouvait le penser. Vraiment, elle s’imaginait bien le portrait. L’image qu’il devait avoir d’elle. Surtout après toute la m*rde qu’elle avait pu lui faire. Peut-être qu’il n’avait pas totalement tort, mais une chose certaine c’était qu’il n’avait pas totalement raison. Certes, elle l’avouait, elle avait une grande gueule quand elle ne faisait pas attention cela sortait tout seule et là, elle devait faire attention à ce qu’elle disait parce qu’elle n’était plus chez elle. Mais elle n’en avait pas envie. Ce n’était pas très compliqué, elle avait simplement envie de profité, de faire comme si rien n’avait changé et de continuer à bricoler. Mais en même temps, elle ne voulait pas que lui la voit comme une gamine idiote. Un jour elle finirait par lui prouver le contraire. Un jour elle se déferait de cette image qu’il se faisait d’elle.

En attendant néanmoins, elle se renfrogna quand il fit référence à Angela. Cessant de travailler un moment et regardant ailleurs. Qu’est-ce qu’il y avait avec ces deux-là. Bordel qu’elle détestait cela. « Ça n’a aucun rapport!» Avait-elle laissé échapper de ses lèvres sèchement. C’était complètement stupide, mais autant que d’un côté que de l’autre, elle ne voulait pas en entendre parler. Si elle était avec Angela, elle ne voulait pas entendre parler de lui et vice versa, faire comme si l’autre l’existait pas quand elle était avec un. Ce n’était peut-être pas très honnête d’agir de la sorte. Mais elle ne voulait pas que la jeune blondinette pense qu’elle craquait pour lui, comme elle ne voulait pas que lui pense qu’il y avait quoi que ce soit entre elle et sa copine anglaise. C’était tellement immature, d’un ridicule absurde, elle s’en rendait bien compte. Alors que doucement la jeune femme basanée laissa échapper un soupire et recommença à bricoler sous le capot, sans pour autant le regarder. C’était fou à quel point elle aurait aimé disparaître en ce moment. En plus de se faire oublier par les fédéraux, elle aurait bien aimé disparaître. Malgré tout, depuis une semaine, elle n’avait pas fait de grabuge, on ne la remarquait presque pas. Même son accoutrement, aucune plainte, jean camisole, chemise carotté piqué dans le temps à son grand frère. C’était comme si elle n’était pas dans le centre, elle dormait, se levait, disparaissait en atelier, à la bibliothèque, quand elle n’était pas en cours, elle ne disait pas un mot. Certes elle faisait toujours quelques mauvais coups, mais de manière si discrète qu’on ne la remarquait pas. Vraiment il n’y avait rien à redire sur son comportement de la dernière semaine. Et côté cours, elle était brillante et très intelligente, ses notes étaient dans les plus élevées de ses classes, sans qu’elle n’est vraiment besoin de se forcer.

Malgré son envie de disparaître, le commentaire du militaire la fit sourire, c’était vrai qu’aujourd’hui elle était peu habillé mais… « Vous n’avez qu’à régler la température pour que je ne meurs pas de chaud en travaillant! » Lui avait-elle lancé en désignant le soleil. C’était hors de question qu’elle s’habille en col roulé et pantalons longs par une telle chaleur! Totalement hors de question! Mais bon, au moins l’atmosphère s’était détendu de nouveau, ce qui lui échappa un nouveau commentaire, lui valant un petite claque derrière la tête, mais cela la fit rire. Ensuite, elle se fit assisté par le militaire. Très efficacement, elle lui expliqua ce qu’elle réparait et lui montrait la manière dont elle s’y prenait et pourquoi. À plusieurs reprises elle attrapa le poignet du militaire pour retirer sa main d’un endroit où d’un autre pour ne pas qu’il touche. Il avait le droit de regarder, de lui passer les outils, mais pas de toucher. Vu l’état dans lequel il avait mis sa voiture, pas question qu’elle le laisse faire quoi que ce soit dans ce pauvre petit bébé sans défense. Alors elle lui interdisait de toucher en retirant doucement sa main quand elle s’approchait trop dangereusement d’une pièce à réparer. Karmina finit par le chasser de manière camouflé en l’envoyant chercher un outil, ce fut à ce moment qu’elle entendit le bruit du plan de travail se faire maltraiter ou secouer. Elle se retourna et le vit accrocher après ce dernier, blâme, reprenant l’équilibre en se redressant. D’un coup, elle se tourna face à lui pour aller vers lui, mais il revenait déjà avec l’outil. La jeune femme au teint caramel le prit de ses mains et le déposa à côté. D’un mouvement très doux, elle attrapa sa main de la sienne, la faisant glissé sur son avant-bras pour le soutenir. Ses yeux se plongèrent dans les siens.

"Venez."

Dit-elle d’une douceur sans précédent, inquiète. Ce fut avec la même délicatesse qu’elle l’invita à le suivre, tenant son avant-bras, elle passa de son côté, déposant son autre main dans le bas de son dos, le frôlant à peine, simplement prête à le soutenir. Doucement, elle le guida jusqu’à la porte conducteur de la voiture, qu’elle ouvrit pour l’inviter à s’assoir. Visiblement il devait s’assoir un moment ce fut le premier endroit auquel elle pensa. Karmina le laissa prendre place, mais ne ferma pas la portière. À pas rapide, elle contourna la voiture pour se rendre de l’autre côté, attrapant un linge pour ses mains et entrer du côté passager, elle referma sa portière par habitude néanmoins. Le regardant inquiète, sa main alla se poser sur son front avec délicatesse. Après tout c’était peut-être un coup de chaleur.

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MessageSujet: Re: Ma prison est la tienne aussi. [PW La Peste] Mar 21 Jan 2014 - 12:06

« Vous n’avez qu’à régler la température pour que je ne meurs pas de chaud en travaillant !
- Je ne suis pas Dieu, encore. »


Bien que l'idée aurait pu être fort tentante. Mais je crois que j'aurais explosé l'univers. Beaucoup trop de colère en moi, pour ne pas la laisser s'exprimer avec violence. J'étais un homme d'honneur. L'injustice et moi, on était pas très copain.
Alors j'ai levé les yeux au ciel, une fois de plus, totalement désespéré. Cela n'en finissait plus. La demoiselle risquerait de fortement être surprise lorsque les uniformes deviendraient obligatoire dans le centre… Parce qu'ils allaient le devenir. On leur fournissait déjà leur tenues de sport, le nécessaire ici. Leur guenille provoquant était un rapport à leur ancienne vie. Je ne comprends même pas pourquoi ce centre ne le faisait pas avant.
Le port d'uniforme obligatoire en cours, pour le moindre des mouvements dans le centre, j'y étais pour. Cela donnerait un minimum de rigueur à ces crétins. Et peut-être se prendraient-ils eux aussi pour des pingouins.

Toucher à des endroits où il fallait pas, juste pour l'embêter. Ou pour moins s'ennuyer. Pour combler le vide. Je n'étais pas con non plus. La mécanique je m'y connaissais. Juste que cette voiture avait une histoire sordide entre mes mains. Elle m'avait accompagnée dans une sombre période de ma vie, avant mon arrivée dans ce centre… Et je l'ai délaissé. Elle. Comme toute ma vie. Comme tout le reste.

Et puis tout bascula. Un monde peu coloré, un monde de nausée, et de sueur froide. Pourtant, je défis ma main de celle de Karmina. Contact trop familier. Beaucoup trop pour moi. Mais celle de Karmina continua sur mon bras. Je fronçais un peu les sourcils à son regard.

« Ca va. »

Je détestais me sentir assisté. Je détestais me sentir faible. En cet instant, j'aurais tellement préféré être seul. Être seul, pour pouvoir cracher cette colère, cette envie de tout exploser, et de se laisser aller. Parfois, j'avais envie de me battre seulement pour leur exploser la gueule, et que non, il en faudrait plus pour m'arrêter, pour me faire peur. Qu'il en faudrait plus pour se débarrasser de moi. Mais si cette chienne de maladie n'était pas là, si elle n'était pas là, je ne ressentirai pas l'envie sordide et malsaine que de laisser tout tomber. Laisser la vie couler sur moi. Autour de moi. Rocher d'une rivière. Je n'aurais été qu'un obstacle malléable qui sera oublié si rapidement.

Pourtant à peine vis-je un nouveau pas, que le vertige me reprit de plus belle. Le nord et le sud pivotait, le plafond et le sol tanguait. Je n'avais plus qu'envie de gerber. Alors je me suis arrêté, ouvrant un peu plus les yeux, avalant ma salive et fixait le sol quelques secondes.
Quelle honte.
Et ca se prétendait militaire.
Et ca se prétendait sportif.

Alors j'ai fini par me laisser guider sans un mot. Assis sur le fauteuil passager avant, elle aurait sûrement pu faire n'importe quoi, je n'étais plus vraiment ici. Même me tuer, je crois que je n'aurais pas protesté. Des tâches blanches dans l'horizon, cette sensation d'engourdissement, cette douleur à la poitrine, je respirai peu, et lentement.  Puis je souris en l'entendant. Je l'aurais presque oublié.

« Ca va…  Ca doit être la chaleur, ca va… Me passer. Mais je ne dirais pas non pour la bouteille d'eau. »

Posée plus loin sur l'établit. Je l'observais à moitié s'éloigner et puis je la pris pour boire un peu. Doucement. De nouveau un silence étrange s'installa entre nous. Je ne saurais l'expliquer. Ni même vous dire si il était gênant ou pas. Pour moi, il était juste timide.
Mais j'ai fini par briser le silence, avec quelque chose de totalement inutile. Mais pour faire la conversation. Une curieuse envie de la rassurer. Ou juste pour que cette journée ne se termina pas si brusquement :

« J'ai traversé le désert avec. »

Je désignais la voiture. Puis je reposais mon regard sur Karmina.


HJ : Désolé, c'est nul. La prochaine fois, fouette moi d'être aussi long seriously.

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MessageSujet: Re: Ma prison est la tienne aussi. [PW La Peste] Mar 21 Jan 2014 - 22:05

Peut-être effectivement qu’elle poussait trop le bouchon. Mais cette carapace provocatrice et arrogante n’était pas la seule chose qu’elle était. C’était une manière d’agir qui avec le temps avait fait son chemin en elle et qui maintenant était devenue un réflex. Ce n’est pas ce que l’on fait qui détermine ce que l’on est, mais ce que l’on choisit d’être. Depuis toujours c’était quelque chose qu’elle pensait et qu’elle croyait. Dieu nous donnait la foi, c’était à nous de l’utiliser pour croire en ce que l’on souhaitait. Donc la jeune femme talentueuse et charmante qu’elle avait un jour été avait été couverte parce qu’elle avait choisi de devenir. Mais encore une fois, on n’efface pas la véritable nature d’une personne aussi facilement.  C’était cette nature gentille et généreuse qui l’avait fait arriver ici. Aussi ironique que cela puisse paraître. Alors qu’elle avait préféré se faire attraper plutôt que de laisser sa famille aux mains de ces agents. Elle, elle avait une chance de sortir d’ici. Selon elle du moins. C’était peut-être une croyance stupide, mais elle était certaine qu’elle pourrait s’échapper de cet endroit le temps venu. Ce temps n’était malheureusement pas encore arrivé. Même si elle aurait facilement pu prendre les clés de cette voiture, pousser l’homme assit du côté conducteur à l’extérieur et simplement se sauver. Effectivement elle aurait pu. Mais ça ne faisait pas assez longtemps qu’elle était ici pour cela. Elle se ferait coller au cul par la police et les feds dès qu’elle passerait la grille. Et puis pour être totalement honnête, elle n’avait simplement pas envie de le faire. Cet homme avait eu la gentillesse de lui faire confiance pour les réparations de sa voiture, alors qu’elle savait très bien qu’est-ce que tous disaient. Et la voilà ici, assise sur ce siège alors que ce dernier avait du mal à tenir debout.

C’était d’une ironie absurde surement. Mais elle se sentait gênée. La manière dont il avait insisté sur le fait que ça allait, alors que ce n’était clairement pas le cas. Ce geste de retirer sa main quand elle avait voulu l’aider. Était-ce seulement à cause de ce qu’elle avait dit? Ces mauvaises blagues qu’elle prenait habitude à dire à cause de ses années de travaille dans un garage et dans un milieu instable. Ou alors peut-être était simplement elle. Cela ne l’aurait pas vraiment étonné. Il l’a rendait vraiment étrange, elle avait envie de l’embrasser, contrairement à tous les autres qui ne lui faisait ni chaud ni froid. Et puis le fait ridicule qu’il soit militaire. Mais même dans cet uniforme qu’elle avait depuis toujours détesté, elle le trouvait beau, séduisant. C’était complètement ridicule qu’elle considérait sérieusement de faire attention à son habillement quand il lui avait demandé. Alors qu’elle aurait dû s’en foutre, comme du fait qu’il perde l’équilibre. Mais non. Avec hâte elle était sortie de la voiture et était aller chercher la bouteille d’eau pour la lui donner. Retournant du côté passager, refermant une nouvelle fois sa portière, par pur habitude.

Et puis ce silence. La jeune femme l’ignora quelque peu, tentant de ne pas le regarder, observant l’intérieur de la voiture, ne touchant à rien. C’était d’une évidence agaçante que si elle tentait de toucher à quoi que ce soit on le prendrait de la mauvaise manière. Alors que ce n’était que de l’intérêt. Ses mains restèrent donc ensemble sur ses cuisses serrées. Les vitres teintées noirs lui rappelaient tellement de souvenir. En plus de lui donner une étrange envie de faire une sieste. Cette vue du côté passager était nouveau, cela faisait une éternité qu’elle ne s’était pas retrouvé là.

La traversé du désert. Ce fut ce qui brisa le silence et fit tourner la tête de la jeune femme vers l’homme assis à côté d’elle devant le volant. Il désigna sa voiture. Surement une explication pour toutes ces réparations. Maintenant qu’il le disait c’est vrai que cela expliquait beaucoup. La jeune femme à la peau basanée le regarda un moment, puis regarda le tableau de bord de la voiture derrière le volant. Un sourire apparut sur ses lèvres, mais pas un sourire comme elle avait l’habitude d’en faire avant de dire une réplique déplacé, un vrai sourire.

"Ça a dû être vraiment génial! Conduire dans cet étendu de sable, sans limite …"

Sa tête s’accota contre l’appui tête derrière elle. Son regard sembla se perdre un moment alors qu’elle regardait devant elle. Ce genre de conditions elle les avait connues. Pas dans un désert total néanmoins. C’était lors d’un vol de voiture, évidement, détacher un wagon d’un train et le vider de son contenu. Ce souvenir la fit sourire, même si cela n’aurait probablement pas du vu où elle était. Mais c’était un truc de famille, et le souvenir de sa famille la faisait toujours sourire. Elle souffla sans trop y penser.

"J’ai jamais pu vraiment en profité les fois où j’ai conduis dans ce genre d’endroits. Toujours à la course pour éviter la police. Le faire librement ce doit être si bien."

Un soupire franchit ses lèvres rosées et percées et elle sourit légèrement avant de se redresser. Maintenant le dos de nouveau droit, elle se retourna de nouveau vers le soldat. Son expression plus adulte et sérieuse. Mais encore une fois quand elle posa son regard sur lui, voyant ces yeux, elle se senti fondre. C’était d’une stupidité terriblement incontrôlable. Elle devrait vraiment penser à arrêter. Et il y avait ce sentiment de ne pas vouloir le contrarier, mais en même temps cette envie de le faire terriblement chier. Parce que se sentir aussi idiote l’irritait à un point inimaginable. Par contre, elle resta simplement calme pour cette fois.

"Merci, monsieur Allen de me laisser réparer votre voiture, de me faire confiance."

De nouveau un sourire, simple, adulte et vrai. La jeune femme se redressa et pivota légèrement de nouveau vers lui. Ce n’était pas sans avoir remarqué sa dernière réaction qu’elle l’observa. Alors elle leva la main doucement pour lui montrer, comme indicatif d’un geste. Puis sérieuse. « Je vais juste vérifier votre température. » Elle déposa sa main contre son front. Après tout si c’était une insolation, elle devait s’assurer qu’il baisse la température de son corps. Néanmoins, à la chaleur de son front, rien d’anormal. Doucement elle retira donc sa main, sans rien dire, ne le touchant pas plus qu’il ne fallait. Mais en l’observant il n’avait pas du tout l’air mieux. Ne voulant pas poser de question, imaginant bien ce qu’il lui répondrait, que ce n’était pas de ses oignons. La jeune femme n’avait néanmoins pas envie de rentrer tout de suite. La journée avait si bien commencé. La faire finir si subitement l’horripilait. C’était comme si elle n’avait eu le temps de ne rien faire. Le désir de lui poser des questions était là, et surement que cela se lu sur son visage. Alors qu’elle avait l’air inquiète, se retenant de dire quoi que ce soit.
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Ma prison est la tienne aussi. [PW La Peste]

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