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Drapeau blanc

Anton Russell
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Psychiatrie
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Surnom Surnom : Ant, Tony
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MessageSujet: Drapeau blanc Sam 5 Oct 2013 - 18:14

Accoudé à la balustrade, une cigarette coincée entre les lèvres, Anton scrutait le lointain, le regard perdu dans le vague. Il n'était pas le seul à profiter de la fraîcheur et du coucher de soleil. Les résidents comme les militaires affluaient encore de toute part, transformant la terrasse en un important lieu de passage. C'était fréquemment le cas tous les jours à la même heure, dès que la météo le permettait. Il restait une heure avant le couvre-feu. Derrière lui, un petit groupe de résidents prenait du bon temps en jouant aux cartes. Le fond sonore l'apaisait. Le psychiatre tira une bouffée de sa cigarette.

Anton venait de finir sa journée et n'en était pas insatisfait. Le dernier patient qu'il avait reçu dans son bureau allait quitter le centre dans le courant de la semaine prochaine. Il souriait encore en se remémorant l'expression de liesse qui avait illuminé le visage du jeune bipolaire. Trois ans que le pauvre gosse avait été placé là par ses parents, après une crise qui les avait convaincu qu'il y a avait un souci avec leur fils. Des parents aimants mais totalement dépassés par l'ampleur du phénomène. Le jeune allait les rejoindre après trois ans de séparation. Anton espérait que tout se passerait bien. Mais il n'en doutait pas, ayant rencontré ses parents quelques semaines auparavant. Le rendez-vous l'avait convaincu que le gosse était entre de bonnes mains. Et surtout, son état s'était considérablement amélioré, il était désormais apte à affronter la vraie vie.

Au final, le temps filait vite à l'Institut Teenagers. Anton en avait fini avec l'archivage et la clôture mensuelle des dossiers des résidents sortants. Désormais, il savait qu'il aurait du temps à consacrer à ses patients, qu'il n'aurait plus à travailler dans une précipitation qui l'horripilait et lui donnait l'impression d'appartenir à la société de consommation. D'ici une semaine, on lui remettrait deux ou trois dossiers tous neufs. Le bonheur, dans ce métier, c'était que ce n'était jamais deux fois la même chose. A sa manière, la psychiatrie n'était pas une science exacte. Comme il n'existe pas deux personnes qui soient parfaitement identiques, les résidents lui offraient toujours d'agréables surprises. Evidemment, ce n'était pas toujours facile. Mais Anton se régalait. Il avait la chance de faire un métier qui le ravissait. Il tira une nouvelle longue bouffée de sa cigarette.

Sa dernière réflexion l'ammena à baisser les yeux sur son uniforme militaire. Le psychiatre le portait à la demande de ses supérieurs, "afin de bien se démarquer des détenus". S'il essayait de toujours avoir le pantalon et les chaussures réglementaires, il avait tendance à délaisser naturellement la veste et le béret, comme c'était typiquement le cas à ce moment. Il les avait laissés dans son bureau. A la place, Anton portait le pull-over kaki renforcé aux épaules et aux coudes qui leur était fourni par l'armée. A vrai, comme ce dernier n'était pas désagréable à porter, le psychiatre en était souvent vêtu. De ce fait, il était facilement reconnaissable. Mais... était-ce pratique ou non ?

Avant de s'enfoncer dans une profonde réflexion morale sur la mise à disponibilité de sa personne, ses sens l'alertèrent d'un mouvement à sa gauche. Quelqu'un, ou plusieurs personnes, venaient de s'installer à ses côtés, contre la barrière.


Dernière édition par Anton Russel le Dim 17 Nov 2013 - 17:46, édité 1 fois
Lucy Cantarella
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MessageSujet: Re: Drapeau blanc Dim 6 Oct 2013 - 3:52

La rembarde ploie, d'à peine quelques centimetres, en un rassurant signe d'usure. Des visages occupé à ne pas penser à fumer en parlant de tous les sujets inintéressants possibles. La lumière de fin d'après midi donne envie.

Mais la personne qui regarde depuis la baie-vitrée la scène ne regarde pas la magie de l'image. Pour une fois, elle regarde fixement cet homme en treillis, nonchalamment installé, dans les dernières minutes de libertés des pensionnaires. Y aller ? Ne pas y aller ? Après tout, pourquoi, au nom de quoi ? Pourtant La jeune personne en était à un point de non-retour.

Elle s'avance, tes baissée, dos voûté et fatigué. Les muscles endoloris, mais pas à bout de force. Il suffisait de ne rien paraître. Avec un effort qui sembla lui arracher la gorge, elle appela, enfin :


"Pardon M'sieur. Vous connaissez un de vos collègues psy ?"

Anton pouvait bien se retourner. Il ne verrait en premier que cette mèche rouge dans ses cheveux attachés en queue de cheval. Une petite pêche rouge célèbre d'ailleurs. Les mains dans les poches du bleu de travail lâche et taché, les yeux vert et ambre rougis comme les lèvres, des cernes, la cicatrice. Un air douloureux, fatigué, à bout de nerf. Sa respiration semble douloureuse quand elle soulève son corps entier. Regard fuyant. Tous les symptômes d'un ras-le-bol. Tous les symptômes de l'effondrement, proche, trop proche.

"Un psychologue. Pas un psychiatre si possible."

Ce qui aurait ou sembler être un jeune homme si le haut noir n'était pas si court renifla en détournant les yeux et avala sa salive. Visiblement il lui coutait énormément de s'adresser à l'homme en face de lui. Et visiblement il n'avait pas envie de rester. Un début de poire se changea en bâillement qu'il ne prit pas la peine de couvrir, mais ses yeux ne rencontrèrent plus ceux du militaire. Et puis c'était évident. Il était jaugé de haut en bas dans sa tenue et son accoutrement. Il ressemblait forcément à un alien, et si l'homme qui lui faisait face connaissait son dossier ou même connaissait de nom le petit protégé du Cadet Allen, récalcitrant et emmerdant tout le monde, ingérable avec les yeux vairons et une mèche de couleur rouge... C'était quoi sa dernière connerie déjà ? Ah oui. Verser de la peinture dans la piscine et y pousser un camarade : Seth. Il sortait de nettoyer les dégâts. Enfin pour être précis, il a nettoyé les dégâts, et s'est ensuite un peu beaucoup battu avec un de ses supervisants qui lui avait gentiment rappelé à quel point tout ce qu'il faisait était inutile en lui collant une botte sur la joue, et là tout de suite, avant de se retrouve rdevannle lit vide de Kyllian, il était enfermé dans une petite pièce "pour se calmer".

"Le cauchemar de F.A.I.T.H. et des concierges". Dossier Lucy Cantarella. Et ce dossier-là était en train de s'adresser à l'un d'eux. Ça commençais déjà à jaser tout autour en fait. La tornade, au bout du rouleau, avait envie d'une réponse rapide. La tornade voulait fuir. Les autres, cet homme qui lui faisait face, et tout ce qu'il pouvait représenter. Il voulait aller dormir, mais ne trouvait pas le sommeil sans un autre. Un autre qu'il avait l'impression de gêner.

Vite, monsieur. Vite. L'air me fait mal sous leur regard.

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MessageSujet: Re: Drapeau blanc Dim 6 Oct 2013 - 14:33

Un bon amalgame mental. Personne ne s'était installé aux côtés d'Anton. En revanche, la balustrade s'était légèrement inclinée, comme pour lui rappeler sa vieillesse. La vision du psychiatre avait surpris un résident un peu plus loin et l'angle de vue mêlé à l'effet de surprise lui avait donné l'illusion que quelqu'un l'avait rejoins. Encore une "hallucination". Il en avait plein depuis la veille. Comme quand il était petit et si rêveur, quand son imaginaire se transposait si facilement dans la réalité. C'est ce qui l'avait décidé à allumer une cigarette.

Anton pesta contre la terrasse entre ses dents. A la manière de l'ancien personnel corrompu, qui était progressivement en train de se faire congédier, et dont la lettre de remerciements était parfois accompagnée d'une invitation à prendre un avocat et d'un rendez-vous au tribunal, il faudrait aussi détruire cet endroit. Repartir sur une base saine. C'était l'avis d'Anton. Les plus vieux résidents connaissaient mieux le domaine que les militaires. Et il y avait ici trop d'histoire, trop de décadence. Mais c'était sans doute la raison pour laquelle nombre de jeune se battraient, afin de ne pas voir partir en poussière et gravats plusieurs années de leur vie passées entre ces murs. Pour les éducateurs, c'était synonyme de complications : il travaillait sur des sables mouvants, pire, sur le territoire des résidents, et espéraient y faire appliquer leur loi.

« Pardon M'sieur. Vous connaissez un de vos collègues psy ? » fit une voix éraillée dans son dos.

Une nouvelle fois surpris, Anton se retourna, cigarette au bec, un air un peu perdu collé au visage. Il lui suffit d'une seconde pour identifier son interlocutrice comme Lucy Cantarella, la "petite mascotte" locale. Une seule autre pour voir qu'elle n'est pas bien. Pas bien du tout, même. Ses cernes formaient de grosses poches sous ses yeux rougis, sa cicatrice et ses lèvres paraissaient avoir gonflé, la résidente se tenait voûtée, la tête baissée. Elle était au bout du rouleau, réalisa le psychiatre.

« Un psychologue. Pas un psychiatre si possible. » précisa-t-elle, le regard fuyant.

Tout le corps de la résidente exprimait la gène et était orienté dans une position de fuite. Soudain, dans la tête suppliciée d'Anton, le discours trouva résonnance dans les gestes et il eut un déclic : Lucy Cantarella, la Lucy Cantarella demandait un psychologue. Etrange. Non. Inimaginable. L'ingérable filleule du Cadet Allen ? Impossible. Et pourtant.

Anton perçut très clairement le changement d'atmosphère. Les coups d'œil vers leur duo, les paroles échangés à voix basse, les expressions scandalisées, les doigts qui se tendaient dans leur direction... Avec un soupir de lassitude à l'égard du peu de tact d'une foule, il pivota sur ses talons sans rien dire, pour se réinstaller coudes appuyés sur la barrière. Non sans avoir auparavant tapoté la balustrade du bout des doigts avec un regard appuyé pour lui faire comprendre qu'il voulait qu'elle le rejoigne. Il prit temps d'étouffer la flamme de sa cigarette à moitié consommée et de la ranger avec les autres dans le paquet, puis considéra la question.

Les trois quarts de ses collègues psychologues et psychiatres étaient d'anciens membres du personnel. Leur hostilité envers lui était clairement palpable. Ils n'appréciaient guère la présence du militaire dans leur section. Ce dernier les comprenait. Après tout, ce serait à lui d'aller les voir un par un pour leur annoncer que leurs remplaçants, d'autres militaires, allaient arriver et prendre leur place. C'était une décision du Major Eagle. Il y avait eu beaucoup trop de fourniture de drogues par le biais du corps médical, qui était en train de se faire intégralement renouveler. Quant à ses quelques autres collègues militaires... ils avaient encore la tête dans les archives.

« Oui, j'en connais, mais je ne suis pas sûre qu'ils soient disposés à s'occuper de ton cas. » commença-t-il.

Sans aller jusqu'à sourire franchement, son visage exprimait la bienveillance.

« D'ailleurs, ton dossier est en réattribution... du côté des psychiatres. Et si tu veux tout savoir, il y a un exemplaire posé sur mon bureau, dans l'attente d'une acceptation ou d'un refus. »

Anton, ou l'art de vous annoncer qu'il est la personne que vous ne voulez pas voir.


Dernière édition par Anton Russel le Dim 6 Oct 2013 - 16:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Drapeau blanc Dim 6 Oct 2013 - 16:13

Luca se mordit la lèvre avec un air contrarier en le voyant écraser sa cigarette. Tous les résidents du centre avaient été forcé à arrêté. Tous. La coke et l'ecsta, encore, Lulu pouvait comprendre. Mais le tabac... C'était injuste. injuste que, sous prétexte qu'on leur rappelait que pour eux, ils n'étaient que des gosses, et que peu importe leur histoire, il n'avaient pas les mêmes droits que ceux qui avaient conservés leurs droits civiques et étaient venu leur botter les fesses et leurs dire qu'ils avaient mal fait.

Ne fumez pas une cigarette devant moi en me lançant un regard comme quoi vous savez vraiment pas quoi faire pour mon âme.

Mais malgré, Luca, en gardant les mains dans les poches, obéit à l'ordre silencieux et posa gentiment ses fesses sur les barreaux en regardant vers le bâtiment. Plus pour éviter d'avoir à le regarder dans les yeux qu'autre chose. Certains groupent reviennent, inintéressés, à leur sujet e discussion, alors que d'autre restent quelque peu curieux du paradoxe, et tendent l'oreille. Lu baisse le visage vers le sol et tripatouille le fond de ses poches, écoutant le soldat lui répondre.

Et c'était aussi aimable que prévu. Et bim. quatre ans de conneries, ça se paye. Et encore, il t'épargnait la moquerie, le gaillard.


"Disposés à s'occuper de son cas". Ah les cons. Je vous emmerde. les cas désespérés, c'est vous, les vieux. Vous. Je suis pas foutue, je serais jamais foutue. Je suis juste.... Perdue. À cause de vous, un peu, peut-être.

Et voilà qu'il me sort le sourire pseudo-paternel light. Oh putain arrête ducon, j'ai envie de vomir. Vous avez été un paquet à m'avoir fait ce sourire là, et le paquet en question est passé à la trappe, tu vois. Alors range ça, j'en veux pas.


En entendant les derniers mots, Lulu redresse la tête et fixe l'homme. Un instant il lève les yeux au ciel avec un air de "Putain les cons je vais les buter", puis soupire. D'accord. Il était tombé sur le mauvais numéro. Ou le bon, à voir. Enfin, se connaissant, Lulu savait que ça allait résulter en un fiasco. En fait il pourrait partir et recommencer à faire comme d'habitude en séchant les rendez-vous.

"Refusez s'il vous plait. J'ai pas besoin de médicament."

J'ai juste besoin qu'on m'aide à arrêter de déconner. J'ai besoin de mon père qui me foute une gifle et qui me félicite d'avoir terminé mes études par correspondance avant tout le monde. Besoin de comprendre ce que je peux ou ne peux pas pour le mec que j'aime. Besoin de payer pour le mal que j'ai fait à la femme de ma vie. Besoin d'accepter d'être une femme, besoin de pardonner à ceux qui m'ont lâché pendant mon adolescence. Besoin d'arrêter de tout saccager pour faire fuir les angoisses. Besoin d'arrêter e mépriser le monde, à commencer par vous. besoin de rentrer voir mon petit frère, besoin de voir la tombe de Luc et Lucia Cantarella. Besoin de me trouver une raison de me lever le matin et de nourrir mon chat, d'avaler la nourriture alors que ma gorge me fait un mal de chien, besoin de sortir de cet endroit qui m'a rendue folle, besoin de taguer des murs pour éviter qu'ils soient trop gris, besoin de tout, de tout sauf qu'on me dise que j'ai besoin d’antidépresseurs ou que je suis accro au chaos.

Nan j'ai pas besoin de vous. J'ai juste besoin de quelqu'un qui va pas s'en aller faute de temps quand j'aurais besoin de dire ce qui cloche chez moi. Quelqu'un qui est obligé de resté collé à sa chaise pour me dire comment je peux faire pour arrêter de me sentir folle. Quelqu'un qui s'en va pas au moment où je suis prête à me poser pour tout dire.

Besoin de ceux qui étaient mes amis ici mais qui sont sortis avant moi.


"Je suis pas malade. Ni dépressive, ni accro à quoi que ce soit en dehors du glucose, ni schizo, ni bipo. J'ai juste mal à la gorge quand j'avale trop de trucs."

La faute aux aiguilles, ma faute. Et je le vis bien, arrête de faire tes yeux de cocker compréhensif et larmoyant en pensant à mon séjour à l'hôpital. C'était pas un suicide.

"Je vais objectivement bien. Pas besoin de vos pilules."

Je veux pas sortir. Mais si on me demandais ce que j'aurais fait si j'avais eu le choix, il y a quatre ans en juillet au tribunal, je sais vraiment pas si je serrai venue ici. Car malgré tout ce qui m'attache à ce lieu, je sens qu'on est en train de me couper mes racines. On l'avait déjà fait une fois quand j'ai débarqué, et ça recommence.

Luca passa sa main son son visage comme pour se laver de la fatigue, et il a l'impression de masser ses doigts sur de la poussière.

"J'aimerais juste comprendre ce que je fous ici depuis tout ce temps au juste."

Puis il se redressa pour s'appuyer un peu plus sur la barrière, flirtant avec le vide dans le dos. Il semble inspirer avec force, comme pour éviter la noyade.

"Réattribuer mon dossier. Pendant quatre ans je suis un sale gosse, et maintenant je suis une malade mentale ? Vous voulez rire, conards..."

Sa main sur son front couvre ses yeux, et l'ombre empêche e voir e que sa voix ne peux dissimuler, tant elle est rouée par la fatigue et la rage.

"C'est maintenant qu'ils se posent des questions ? Fous-toi de ma gueule..."

Je suis pas malade. Je suis juste paumée.

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MessageSujet: Re: Drapeau blanc Lun 7 Oct 2013 - 22:22

Pleinement concentré sur le body language de la résidente, Anton ne manqua rien du spectacle qui se déroulait en son théâtre intérieur. Tout d'abord, la profonde contrariété de Lucy lorsqu'il éteignit et rangea sa cigarette. L'exécution, toutefois, de sa demande muette, mais encore cette fuite du regard. Et surtout, le clair mépris dont la micro-expression transparaissait parfois sur le visage de la jeune.

Anton gardait toujours cette ombre dansante de sourire au visage. C'était la façade rassurante qu'il conservait pour dissimuler son analyse minutieuse. Pourtant, au fur et à mesure du monologue de la résidente, ce dernier s'atténua jusqu'à disparaître, remplacé par une mine soucieuse et concentrée.

« Refusez s'il vous plait. J'ai pas besoin de médicament. Je suis pas malade. Ni dépressive, ni accro à quoi que ce soit en dehors du glucose, ni schizo, ni bipo. J'ai juste mal à la gorge quand j'avale trop de trucs. »

La fameuse histoire du suicide. Anton n'y croyait pas une seule seconde. De toute manière, comment se fier à un dossier dans lequel il y avait écrit en lettres majuscules "COMPORTEMENT COMPLETEMENT DEMENT. ELEMENT INCONTROLABLE. DEMANDER TRANSFERT EN HOPITAL SPECIALISE." ? Certes, cette observation écrite datait d'un an, et un changement de psychologue avait été notifié directement à la suite, mais ça ne faisait pas des données du dossier quelque chose de fiable. Et puis, dans l'esprit du psychiatre, il ne voyait pas de tentative de suicide derrière l'avalement d'aiguilles. Il songeait plutôt au Yubikita... mais ça devait être à cause de sa culture particulière.

« Je vais objectivement bien. Pas besoin de vos pilules. J'aimerais juste comprendre ce que je fous ici depuis tout ce temps au juste. Réattribuer mon dossier. Pendant quatre ans je suis un sale gosse, et maintenant je suis une malade mentale ? Vous voulez rire, connards... C'est maintenant qu'ils se posent des questions ? Fous-toi de ma gueule... »

Lucy pleurait ? A cause de la main de la résidente qui cachait son visage, Anton n'en était pas sûr. Mais pour ne pas troubler la vandale, il détourna son regard, fixant un point imprécis dans le ciel, au-delà de l'enceinte de l'institut...

« Si j'avais été persuadé que tu étais atteinte d'un trouble mental, j'aurais pris ton dossier sans hésiter. Mais ce n'est pas le cas. » commença-t-il doucement.

Cette pauvre gamine était juste le résultat de cet institut dégradé. Pourquoi n'était-elle pas sortie avant ? Parce que personne ne s'était convenablement occupée d'elle. Parce que ses parents n'avaient pas demandé sa sortie. Parce que la justice avait archivé son dossier pourtant incomplet. Parce qu'elle se faisait remarquer, et pas vraiment dans le bon sens du terme. Et qu'ils avaient voulu la redresser en usant de la force, sans chercher à la comprendre, comme le témoignait son injuste transfert de dossier de la section des psychologues à la sienne. Puis elle s'était fondue dans le décor. Cela faisait sans doute longtemps que plus personne ne pensait à sa sortie. Sa réelle sortie. D'ici, mais aussi de son enfer mental.

« Et si j'acceptais en qualité de psychothérapeute ? » lança-t-il.
Lucy Cantarella
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MessageSujet: Re: Drapeau blanc Mar 8 Oct 2013 - 1:42

Lulu avale sa salive et renifle. La question rhétorique. Vive l'adulte qui pense me mener à un raisonnement sain et ouvert en me faisant croire que l'idée vient de moi. Enfin quoi, peut-être qu'il ne me veut vraiment pas de mal, ce treillis souriant. Peut-être qu'il est juste suffisamment naïf et c** pour croire qu'il y a quelque chose à faire pour moi. Ou peut-être qu'en fait il connait bien son boulot et qu'il a vraiment de quoi... Oh, minute papillon.

Ce mec est un adulte. Ce mec est un médecin. Ce mec a surement grandit dans un environnement le prédisposant à penser que le bon sens est de te "relever" au sens social du terme. Debout Lulu. En plus il est militaire. C'est juste impossible. Il peu pas te vouloir que u bien. Même Jésus ne te voudrait pas du bien.


Lulu tourna son visage vers la foule en sentant des regard vers lui, visiblement agacé. D'un regard mauvais vers trois personnes qui se faisaient spectatrices insistantes de la scène humiliante, il les renvoya à leur passionnant sujet de conversations avec quelques gloussements sous cape. Si vous croyez être discret... L'énervement monta un peu plus. Difficilement contenu, mais contenu tout de même. C'était pas le moment d'éclater.

Et puis peut-être que si ? Peut-être que ça servait à rien, peut-être que c'était sur un coup de tête, et pas vraiment en toute lucidité, peut-être que c'était une envie capricieuse de plus, peut-être que...
Bordel qu'est-ce que je fous là ?

Stop. Arrête de réfléchir. Arrête de partir du principe que c'est un connard trop bien dans sa peau qui pense te connaître comme sa poche remplis de secrets pas regardables. Arrête et regarde juste ce que t'as devant toi.


On se dit ça. Mais la vandale ne pouvait pas regarder plus haut que les bottes du psychiatre.

Tiens c'est pratique ça.


"Vous vous appelez comment déjà ? Je vous ai croisé, mais vous comprenez, vous étiez pas mon centre d'attention."

À part le fait que tu fumes, aussi, il y avait pas grand chose à regarder chez toi, vieux. J'aurais du faire attention à tes cheveux noirs et tes beaux yeux ? Et bien non. Je regarde plus personne dans les yeux.

Sauf Kyllian. Quand il ne détourne pas le regard.

Arrête de penser aux autres. C'est pas les autre. C'est pas ces cons qui te regardent avec un air surpris et supérieur dans l'autre coin de la terrasse. C'est lui et toi. Concentre-toi.


"Je suppose qu'on se tutoie pas."

Dans les fond de tes poches vides tu cherches un bonbon. Mais il n'y à plus de bonbons. Plus de sucettes, ni de Honey-Lolly. Plus de sirop d'érable, plus de cake de la boutique du bout de la ville... Yep. Plus rien. C'était ce à quoi rimait un "Privé de sorti". Tourner à cent-à-l'heure sans avoir ces trucs là devait user tes réserves. Enfin tu essayais de t'en convaincre jusque là.

Sauf que tu vois bien qu'il y a un problème, un plus gros problème que de manquer de sucrerie.

Les mêmes choses, toujours les mêmes choses qui se répètent dans ta tête. Les mêmes contradictions, les même problèmes. Jusqu'ici tu te disais qu'une contradiction n'était pas un danger. Que des questions pouvaient rester sans réponse. Mais était-ce un gout, derrière l'ennui, de mort morale qui caressait tes paupières ?[/i\

"Si vous me prenez pas, je serais assigné à un autre toubib. Vous n'aurez pas à subir l'impression de perdre votre temps à chaque fois que vous serez seul devant votre bureau sur une place horaire où mon nom est marqué."

[i]Posant ses deux mains sur la rambarde, son regard semblait fasciné par ses basque très blanches, bien qu'il soit évident que ce ne soit pas le cas. Pile ou face, c'était pile ou face. Pile, ce mec était ce à quoi elle s'attendait, un c** de plus qui ne faisait pas grand cas de lui. Un mec normal quoi. Qui avait autre chose à foutre que de s'occuper de son obcession de l'acte gratuit. Qui avait de vrais patients dans le besoin et qui avait certainement envie de sortir d'ici. Qui passerait la demi-heure minimum pour gagner son salaire et qui l'enverrai dormir.

Face... Il devient, peut-être, oui peut-être, la seule personne à qui il pourra tout faire entendre.


"Si vous acceptez mon dossier... Bah, trois fois rien écoutez. Je viendrais sans doute juste pas si vos collègues m'amènent pas par les pieds devant votre porte. Je tenterais de vous imprimer un coquard à chaque fois que vous m'appellerez Lucy, mademoiselle ou jeune fille. Je vous regarderai avec un air ennuyé pendant que vous me dites que vous faites votre possible pour mon bien. Je doute pas que ce soit vrai. Je baillerai avant de renverser de l'ecre sur vos dossiers. Je renverserai votre bureau aussi, juste pour le prouver que je peux le faire. Je vous traiterai de connard. Souvent."

S'étirant une jambe, grattant le sol avec la pointe du pied, regardant le ciel au dessus du manoir... Ne s'imaginant même pas regarder dans la même direction que le militaire. Il claqua la langue. Puis ajouta en hochant la tête.

"Mouais. Me connaissant, ça risque de se résumer à ça."

Puis pour la première fois depuis le début de cet entretient, elle le regarda vraiment, les coudes posés sur le fer, et avec un regard tout aussi exténué au début.

"Parce qu'à mes yeux vous serez pas un être humain."

Lulu observa attentivement sa réaction, cherchant quelque chose, un accro sur lequel se retenir dans cette personnalité encore lisse qui se dessinait dans son esprit. Oui, si cela continuait ainsi, cet homme serait juste un visage vide, une image sans humanité. Sans personnalité, sans défauts, sans qualités, une machine à classer les dossiers, à classer son dossier, parmi d'autres.

Le provoquer. Le seul moyen de faire une entaille dans ce professionnalisme luisant. Parce qu'elle savait quoi, mais pas qui. Elle avait peur des qui. Mais elle détestait les quoi. Elle était là, un soir dont elle aurait pu profiter pour faire autre chose que de parler avec un professionnel "brillant". Parce que tous les Qui autour d'elle étaient des Quoi. Parce que les seuls Qui étaient partis. Un seul est resté, et il est devenu opaque. Un seul est revenu. Et il n'aurait jamais du revenir.

Tous les Quoi, tous les militaires, les éducateurs, les résidents, les pensionnaires, les junky, les idiots, les dépressifs, les homos, les médecins, les psychologues... Tous les Quoi étaient des cons. Et tous ces cons sont très biens cons comme ils sont.


Mais deux Qui sont devenus mes souffrances. Deux Qui sont des Quoi en latence, et ma vie sur son fil solitaire, par un malheureux hasard, m'a mené à toi. Alors ne sois pas un autre c**, et bordel, sois humain.

"Alors ? Vous croyez que vous pouvez me renvoyer du côté des psychologues ? Ou ça vous semble une perte de temps ?"

Regarde Cadet Allen. Toi aussi tu avais l'air de vouloir que mon bien. On va voir si l'un de vous est qualifié pour me faire poser mes aérosols. Me faire poser ma haine. Mes armes. Mon ego.

Lu regarde l'anonyme de nom et de caractère dans les yeux, avec autant de force qu'il le peut. Mais c'est marquer la fragilité de son calme, ses yeux rougis d'un sommeil volontairement morcelé, l'air assombri par une animosité naturelle. Encore une fois un défi. Peut-être qu'au fond ce n'était qu'un caprice de plus, pour se prouver qu'on peut le faire.

Ou alors c'est vraiment que cette fois, cette fois t'es trop crevée pour te battre seule, retenir tes larmes, supporter le silence. Monter sur le toit pour pousser des gueulantes contre les moulins. Pour peindre "Je vous emmerde" sur les murs. Pour nettoyer ces murs.


Alors, t'en penses quoi, docteur ?

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MessageSujet: Re: Drapeau blanc Dim 13 Oct 2013 - 17:41

Les échanges s'accéléraient. Anton délaissa légèrement son observation de la résidente pour davantage se concentrer sur ses paroles. Sauf qu'après seulement quelques mots, il laissa le dialogue devenir monologue, les questions s'éteindre sans réponse. Lucy était au stade où son sac devient trop lourd pour elle, et elle doit le déballer. Il ne va surtout pas la freiner dans son élan. C'est l'occasion rêvée pour en savoir un peu plus sur elle. Mais le désavantage de ce genre de manipulation, c'est que les informations arrivent dans un ordre qui n'est pas toujours logique, les phrases se suivent sans avoir forcément un sens...

Lucy est extrêmement franche. Non. Il ne s'agit pas de franchise, mais juste l'évocation neutre et objective de ce qu'il allait se passer. Une forme de réalisme. Une mise en garde, sans doute ? Le psychiatre ne la quitte pas des yeux. Ses oreilles ne sont pas distraites par un quelconque autre son que celui de sa voix. Il la regarde, l'écoute, et puis c'est tout.

« Parce qu'à mes yeux vous serez pas un être humain. »

Etait-ce une provocation ? Peut-être bien. Alors elle n'eut vraisemblablement pas l'effet estompé. Parce que c'est justement le genre de phrase... qui fait démarrer Anton au quart de tour. Une étincelle d'amusement pétille un bref instant au fond de ses yeux alors que ses pensées se mettent en branle. On ne lui avait jamais dit cela...

Alors que serais-je pour toi, Lucy ? Si je ne suis pas humain à tes yeux, comment me percevras-tu ? Me verras-tu comme un animal, un insecte sous tes pieds, un inconnu, une entité abstraite ? Serais-je Dieu pour toi, Lucy Cantarella, qui ne croit sans doute pas au divin ? Serais-je celui qui te persécutera, deviendra ton pire ennemi au point d'en être déshumanisé ? Peut-être ma simple vue te poussera-t-elle à accomplir l'irréparable...?

Une moue circonspecte se peint sur le visage d'Anton. Masque parfait.

Qu'est-ce qui dans ta boîte crânienne t'empêcherait de me voir comme un humain, Lucy ? En d'autres mots... me laisseras-tu percer ce mystère si tu deviens une de mes patientes ? Aurais-je l'occasion de t'observer assez longtemps pour te comprendre tout à fait...?

Une question l'arracha à ses déambulations spirituelles. Anton considéra quelques secondes la vandale. Puis il soupira.

« Je m'appelle Anton Russel. » articula-t-il enfin. « Mes collèges auraient certainement sorti un truc du genre "Appelle-moi Cadet Russel et pas autrement, espèce de p'tit morveux !", mais entre nous, je me fiche complètement de mon rang. Si je suis considéré comme militaire, c'est uniquement parce que j'ai bossé dans l'armée. Et s'il te venait la fantaisie de me parler Français, alors oui, tu pourras me tutoyer. Je permets toujours à mes patients de me tutoyer et de m'appeler par mon prénom. »

Il marqua une pause, pour que Lucy interprète l'information implicite. Puis il abandonna la rambarde et pivota tout à fait vers elle. Il sourit.

« Tu ne repasseras pas par la case psychologue, Lucy. Ton prochain mouvement te conduira hors de ces murs. »

Il sourit, cet incrédule. Il sourit d'un grand sourire rassurant et paternel. Le fameux sourire d'Anton. Reflet de toute sa générosité, sa sincérité, son espoir, ses promesses.

Mais.
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MessageSujet: Re: Drapeau blanc Dim 13 Oct 2013 - 22:14

Mais les promesse sont faites pour être brisée.

Lucy comprit bien, au bout de quelques seconde, que le guignole à l'air creepily rassurant parlait du mouvement de son dossier. Mais une seconde, elle s'imagina faire la connerie de trop et être envoyée à l'asile.

Non, pas un être humain Anton. Et d'ors et déjà tu me fais peur. je sais que c'est pas le but, au contraire, je sais que tu ne veux que me rassurer, que me laisser venir à toi pour ne pas que je me referme comme une plante carnivore trop sensible. Ma boîte crânienne, tu vas en faire quoi, si je la ferme pas à tes mains ? Tu vas tripoter la masse de mes pensées avec tes mains gantées de plastique et te plonger dedans pour y prendre un bain comme un pervers ? Tu vas te délecter de mes contradictions, mes angoisses, mes traumas, t'y frotter, te frotter dessus, déposer du miel ou du ciment dur, faire de l'alchimie avec mes idées ? Puis-je te faire confiance pour ne pas en faire un explosif et la faire sauter avec un grand sourire sur le coin de la gueule comme tu l'as à présent ? Ou bien pire, adoucir et amollir le bol alimentaire de mon âme pour le rendre plus facile à avaler pour les autres ?

Tu peux devenir Dieu, tu peux devenir le Diable, tu peux devenir une page blanche et lisse sur laquelle je ne peux pas m'accrocher. Tu peux devenir celui qui me regarde de haut pendant que je suis en train de chuter. Tu peux devenir le Christ qui prendras ma main pour me relever.

Je trouve toutes ces idées sales. Je trouve sale que tu viennes dans ma tête. Que tu viennes dans mon cœur jusqu'à apprendre par cœur toutes mes blessures, les pourquois et les comments. Les raisons des cicatrices sur ma peau, et surtout mes désir fous qui font vibrer ma peau.

D'avance, face à ton sourire, je veux vomir et m'enfuir. mais je n'ai pas le choix. Ou bien j'accepte que tu épouse mes formes intérieures, quitte à les ravager sur ton passage, ou bien étoufferai complètement. Alors il faut que ce soit cette seconde qui compte, Anton. Cette seconde et aucune autre. Peu importe que je cri au viol pendant que tu plongeras tes pensées en les miennes et pénètrera jusque dans l'ensoi invisible, n'oublie jamais que c'est moi qui ait demandé le contact, moi qui ait demandé et supplié sans que tu ne le saches de lacérer la parois entre nos deux mondes impénétrables et distincts pour mélanger nos visions. Peu importe que tu sois au dessus, et que ce soit tes idées qui se répandent en moi, je te l'ai demandé. Alors au sens de Lacan, déchire mon être, à coup de bien-pensée, laisse-moi respirer.

Et fais comme tu dis : laisse-moi sortir d'ici.

Humaine.



Elle le regarde encore, les secondes et les idées passantes, survenant et s'éclipsant. Dans ses yeux on pouvait sans doute voir l'équilibriste en sueur tenter de rester coûte que coûte sur le fil, constatant que seul un vide trop haut pour y survivre et un sol bétonné trop dur pour ne pas lui exploser le crâne en gerbe de boyau et de sang l'attendaient patiemment pendant que la Gravité faisait son œuvre. Puis elle ferma les yeux, comme pour se laisser couler dans de l'eau et se redressa les mains dans les poches, alors même qu'elles étaient crispées contre la barrière la seconde d'avant. La lecture était terminée.

"Ah non Anton. Ici c'est chez moi. Je verrai mon nom sur planning, mais je viendrais peut-être pas."

Puis elle fit les pas qui la séparait de l'entrée pour s'abriter dans l'ombre rassurante du bâtiment, alors que la lumière baissait progressivement sur le jardin. En passant aux côtés du psychiatre, sa voix trembla légèrement. Cette voix semblait plus douce, et à peine plus aiguë que celle qu'il venait d'utiliser pour désamorcer le sérieux de la conversation.

"Merci."

Merci, Anton. Sors-moi de là.

[Sortie du Lucy Cantarella du RP]

[HRP : Anton, je veux qu'on enchaîne su la première séance *-*]

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MessageSujet: Re: Drapeau blanc Sam 19 Oct 2013 - 15:33

Anton expira longuement, relâchant ses muscles. On n'était jamais trop prudent. Aussi, dès qu'il avait ouvert la bouche, il s'était tenu sur ses gardes ; au cas où Lucy déciderait de lui faire comprendre une bonne fois pour toutes qu'il ne devait pas l'appeler par son prénom. Mais la résidente s'était contentée de l'observer. Le regarder, longuement. Alors qu'en elle, elle était au bord du gouffre. Imprévisible. Proche du point de rupture qui laisse apparaître... le plus intéressant des naturels. Cet abandon de la raison. Uniquement la pulsion. Le naturel de tout homme ; animal. Celui auquel le psychiatre serait désormais très souvent confronté.

Ou presque. Il sourit à la boutade de la demoiselle, tout en notant dans un coin de son esprit qu'il allait devoir s'organiser pour avoir la garantie que Lucy assisterait à ses séances. Il n'y avait que pour elle que ce serait néfaste, si elle décidait de passer outre ses rendez-vous. Puisqu'elle finirait par y aller de toute manière. De gré ou de force. C'était la loi à l'institut.

Finalement, Lucy décolla son dos de la barrière où ils étaient appuyés. Un nouveau sourire dansa sur les lèvres du psychiatre. Elle viendrait. Il en était désormais certain. Anton ne répondit pas à ses mots murmurés et la laissa partir. Il aurait du travail, mais si un sourire aussi idiot que le sien pouvait prendre possession des lèvres de la vandale, alors il mettrait tout en œuvre pour. C'était son devoir. Pas parce qu'on lui avait demandé de le faire, mais parce qu'il le ferait quand même. Pour elle.

Il ne restait plus beaucoup de temps avant le couvre-feu, constata-t-il en jetant un coup d'œil à sa montre. Il glissa une main dans sa poche et ressortit son paquet de cigarettes. Il contempla un instant le bout calciné de celle qu'il avait commencé puis referma le rabat cartonné et rejoint les jeunes qui jouaient aux cartes. Il souriait, comme toujours. Il leur demanda leur accord puis s'installa dans leur cercle. Avec sa réserve de blagues pourries et d'anecdotes stupides lorsqu'ils commenceraient à s'ouvrir et à parler d'eux.

Quand, environ une heure plus tard, les jeunes se feraient crier dessus pour leur retard, il rejetterait la faute sur lui, expliquant une thérapie de groupe de dernière minute, avec pour sujet "l'invasion éclair des dromadaires bleus en Ouzbékistan". En souriant. Son collègue s'apaiserait. Et les jeunes lui souriraient, pour ce qu'il avait fait pour eux. Ce psychiatre anonyme de nom et de grade. Anton.

Toujours avec son sourire à la c**.
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MessageSujet: Re: Drapeau blanc

Drapeau blanc

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