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Nouvelle arrivée, nouveau cas.

Matthew Coleman
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Masculin Surnom Surnom : Matt
Âge du Perso Âge du Perso : 18
Orientation Orientation : Bisexuel
Admission Admission : 26 novembre 2013
Autorisé à sortir Autorisé à sortir : Accordée

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MessageSujet: Nouvelle arrivée, nouveau cas. Jeu 28 Nov 2013 - 18:53

L'institut Teenagers.

Voilà comment se nommait l'endroit où Matthew allait maintenant passer le plus clair de son temps pour une durée... indéterminée. Que de changements en si peu de temps, c'était bien sûr les aléas de sa vie et on ne peut pas dire qu'il ne l'avait pas cherché mais il imaginait tout de même les choses tourner autrement..

A l'arrivée ? Des militaires. C'était eux qui s'étaient occupés de son internement, car oui il n'y avait pas vraiment d'autres mots qui caractérisaient mieux ce moment. Le dépouillant de quasiment tout ce qu'il possédait, retraçant sa vie en consignant tout dans des dossiers, l'auscultant médicalement pour tout savoir de lui, c'était eux qui semblaient avoir la main mise sur ce complexe. Pourquoi ? Matt n'en savait rien mais s'il avait bien compris une chose c'est que tous tenteraient de le faire rentrer dans le moule de la droiture sociétale, de la norme, en faire quelqu'un de bien, de sage et d'adapté aux standards actuel. Problème : cela ne lui convenait pas, cela va sans dire.

L'institut était grand, très grand, beaucoup de gens se trouvaient là, qu'il s'agisse du corps encadrant ou des autres résidents. Certains paraissaient presque normaux, d'autres ressemblaient à ces caricatures d'adolescents rebelles et quelques uns inspiraient des sentiments avoisinant la peur ou la peine. C'était vraiment ici que la justice et le pouvoir avaient décidé de l'enfermer ? Était-il vraiment comme tout ceux-ci ? Non se disait-il, bien sûr.

Cependant, vu l'accueil qui lui avait été réservé plus tôt, destitué de tous ses biens en environnement inconnu, il s'était tu, il observait, fermant pour une fois son clapet. Ici, il n'aurait pas accès à l'argent, à l'anonymat, à la liberté tout simplement et c'était un sentiment déplaisant, un sentiment d'enfermement qui n'allait sûrement aller qu'en grandissant au fil du temps, un sentiment désagréable qui serait sûrement l'instigateur d'excès, c'était semble-t-il inévitable.

Après les militaires, c'était un homme qui avait pris le relais pour s'occuper de lui, un certain Aidan apparemment, membre du corps médical, psychologue de métier. Ce grand homme à la chevelure particulière lui montrait l'institut alors qu'il se dirigeaient vers le dortoir 7, l'endroit ou Matthew allait devoir dormir. Arrivé sur place, pas grand monde, c'était à se demander s'il y avait des gens qui dormaient vraiment là. Passer d'une vie de nuits mouvementées à l'internement et la solitude, le choc allait être grand. Jetant le peu d'affaires qu'on lui avait laissé sur le lit, il gardait sur le visage un air plutôt inexpressif, témoin maladroit de ces changements soudains. Si au moins c'était quelqu'un de son âge, de son milieu qui se trouvait là, quelque chose aurait pu lui donner de l'énergie, un semblant de conversation mais là.. le psy' ne pouvait que lui rappeler tout ce qu'il essayait de fuir depuis de longues années, tous ces dandys anglais amateurs de thé, l'horreur.

Alors qu'ils marchaient à nouveau, repartant vers le bureau du psychologue, Matthew ne pouvait s'empêcher de penser à ce que cet homme allait bien pouvoir lui demander, ce qu'il croirait pouvoir trouver. Allait-il lui parler de Freud et d’œdipe ? Tout de même, si ça commençait comme ça il allait lui donner du fil à retordre. Comptait-il se livrer à cœur ouvert ? Bien sûr que non, sa fougue le pousserait bien au contraire à jouer de ces analyses dont il avait entendu parler lors de son éducation pour se construire un personnage, une nouvelle identité qui lui permettrait d'échapper aux soins psychologiques ou médicamenteux : s'il avait évité la drogue des années durant ce n'était pas pour se faire domestiquer à coups d’antidépresseurs...

Voilà qu'ils y étaient : le bureau du psychologue. Beaucoup de choses entreposées, une allure de bureau de notaire, une pièce que Matthew balaya du regard alors qu'il s'assit nonchalamment sur un fauteuil, face au bureau, ne décochant pas un mot, attendant que quelque chose se passe au plus vite pour pouvoir sortir d'ici.
Aidan K. Abbott
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Neurotic psychologist simply trying to help.
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(sisi, je suis modo)
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MessageSujet: Re: Nouvelle arrivée, nouveau cas. Ven 29 Nov 2013 - 20:57


La direction avait sans doute trouvé drôle de m’obliger à sortir de mon bureau depuis plusieurs jours. D’abord ils m’avaient demandé de participer à une thérapie de groupe, ce qui ne me dérangeait pas outre mesure, puis, de participer à l’inspection générale, ce que j’avais refusé tout net.
Ces adolescents avaient déjà des problèmes, je trouvais que leur appliquer une discipline aussi dure d’un seul coup était parfaitement stupide et ne pouvait conduire qu’à une rébellion générale et peut être des traumatismes sur une plus longue durée. Et maintenant, ils m’avaient demandé d’aller accueillir les nouveaux cas. J’hésitais entre l’excitation et la curiosité professionnelle et la crainte que la première impression des newbies repose uniquement sur la manière dont je me comporterais.
J’avais fait part de ces craintes et on m’avait dit qu’il ne s’agissait que d’un essai, mais que s’il s’avérait concluant il y aurait peut être réitération. Je ne pouvais m’empêcher d’être guère enchanté. Et je m’étais retrouvé à accueillir Matthew Coleman, après avoir à peine eu le temps de jeter un coup d’œil rapide à son dossier. Comment espérait-on que je travaille dans ces conditions ? Je m’étais dirigé vers le hall où le jeune homme était entouré de militaires comme un terroriste. J’avais soupiré à cette vue, trouvant qu’on en faisait décidément un peu trop dans cet institut.
J’avais signé la feuille qu’on me tendait et avais, à l’aide d’une pince en métal, accroché une seconde avec les informations que je nécessitais à une sorte de petite planche en bois. J’invitais le jeune anglais à me suivre, et le précédais en direction de ce qui serait son dortoir. Ouvrant la porte, je lui jetais un regard désolé. J’imaginais qu’atterrir ici tout d’un coup ne devait pas être facile, ça ne l’avait déjà pas été pour moi alors je ne pouvais que supposer l’effet que ça avait sur un résident. Je lui laissais quelques instants pour s’acclimater à l’atmosphère du lieu, puis lui demandais de me suivre dans mon bureau, ce qu’il fit sans trop rechigner bien qu’avec une absence d’enthousiasme palpable.

J’ouvrais la porte et il passait devant moi sans un mot, pour aller se jeter dans la bergère Louis XV tapissée de velours vert amande. Je ferme la porte, contourne le bureau pour aller me chercher un verre à whisky, vais m’asseoir derrière mon bureau et sors mon scotch du tiroir profond où je le cache précieusement, m’en sers une moitié de verre, sors mon carnet et un stylo, et m’appuie au dossier de mon fauteuil. Le jeune délinquant, en face de moi, ne dit rien. J’en déduis que c’est à moi de commencer.


« —  Bien, Matthew. Tout d’abord, nous devons mettre quelques choses au clair. Avant que je vous parle du règlement et de toutes ces choses ennuyeuses, je veux que vous sachiez ceci : si vous êtes ici, c’est certes par une décision de justice, mais c’est aussi une opportunité qui vous est donnée. Vous pouvez la saisir, ou non, personne ne vous forcera. »

Je me tais un instant, griffonne sur mon carnet ses nom et prénom, bois une gorgée de scotch, soupire. Je fumerais bien une cigarette. Ce boulot me prend littéralement tout mon temps, et j’ai l’impression d’être en sacerdoce. Et quelque part, ça me plaît. C’est juste agaçant d’être privé de toutes ces choses que j’aimerais faire en tems normal. Et d’être privé de l’Angleterre, surtout. Même alors qu'il devrait faire un froid à pierre fendre, ici, il n'y a qu'une petite brise frisquette, trop gentille pour être supportable aux yeux de quelqu'un comme moi qui aime son rhume mutant traditionnel, le thé et le grog chaud derrière la fenêtre, la plage gelée.
Mais quelque part, bien que je préfère le froid, surtout en hiver, je commence à m'acclimater doucement à ce climat tempéré, même si je regrette cette grande chose grise et verte qu'est l'Angleterre. Je me demande comment on peut choisir de venir ici, comme je l'ai fait, et ne jamais regretter cette décision. J'ai la vague impression que les Américains sont un peu rustres. Peut être parce que leur pays tel qu'ils le connaissent est relativement jeune, alors que la vieillesse de l'Europe nous permet d'avoir un regard différent sur nous-même. Ou peut être pas. Mais je déraille, il faut que je me concentre sur mon "patient".


« — Quant à moi, sachez que je suis psychologue et non psychiatre. Je suis ici pour vous amener à réfléchir sur vous même et pas pour vous prescrire des anxiolytiques. Vous pouvez me parler, ou non, mais vous aurez deux séances par semaines, et j’aimerais autant qu’elles soient constructives plutôt que nous passions trois heures par semaine à nous regarder en chiens de faïence. Mais c’est à vous de voir. Je ne vous oblige à rien. Vous allez être obligé de faire de nombreuses choses ici, et d’en arrêter d’autres, mais ici, dans ce bureau, vous n’êtes contraint à rien. »

Je sirote une autre gorgée de whisky, puis sors mes lunettes en écaille et les chausse. J’en profite pour rallumer l’écran de mon ordinateur, et jeter un œil rapide au dossier de la personne que j’ai en face de moi. Né dans une famille de la haute. Son nom me dit en effet quelque chose. Ce rejet du mode de vie de ses aînés pourrait signifier deux choses. Soit un caprice d’enfant riche pour attirer l’attention, soit une volonté de se construire par soi même au lieu de suivre des règles imposées dans la famille.
Dans les deux cas, rien que de très classique. Cependant, l’interrogation qui subsiste est, s’il s’agit du deuxième cas, qu’est-ce qui amène le sujet à remettre en question les règles de vie ? En général, on progresse socialement, comme je l’ai fait par rapport à mes parents. Du moins c’est ce que veulent les théories sociologiques. L’enfant est censé avoir une position socialement plus reconnue que ses parents. Et quand on est arrivé tout en haut de l’échelle, on a trois choix : soit redescendre, soit devenir artiste, soit stagner. Il n’y a pas vraiment d’autre solution.

J’attends de voir comment le jeune homme va réagir, et je lui poserai probablement ces questions directement le moment venu. Je remets doucement mon nœud papillon en place, et me dandine imperceptiblement sur mon siège pour que ma bretelle droite se remette correctement. Puis, je me décide à sortir mon dictaphone. Réécouter les séances, ça je le fais très souvent, j’avais juste oublié. J’appuie sur le bouton "rec", pose le bras gauche sur l’accoudoir de mon fauteuil, bois une nouvelle gorgée de scotch, puis ouvre mon stylo d’une seule main avant d’en poser la pointe sur la page de mon carnet, prêt à prendre des notes. S'il coopère, il y a des chances pour que cet entretien soit assez enrichissant.

Matthew Coleman
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MessageSujet: Re: Nouvelle arrivée, nouveau cas. Ven 29 Nov 2013 - 22:35

Matthew était resté dans un certain mutisme depuis que lui et le psy étaient tous deux entrés dans ce bureau au style vieillissant. Pourquoi ? Eh bien, on l'avait quelque peu contraint à venir ici, à  suivre un psy et maintenant on croyait qu'il allait parler aussi simplement, dévoiler toute sa vie, ses passions, ses ennuis, tout ce qui traînait dans son esprit ? Non, mais fort heureusement l'autre homme avait décidé de briser le silence, prendre à cœur son travail et s'adresser à Matt sur un ton qui ne manqua pas de surprendre le jeune homme : il était bien loin de l'archétype qu'il se plaisait à lui louer en connaissant seulement son rôle.

Ils allaient devoir passer 2 séances par semaine ensemble ? 3 heures en 7 jours ? Cette idée ne l'enchantait guère, mais en même temps ce ne serait sûrement pas la dernière contrainte à laquelle il aurait affaire dans cet établissement, autant tenter de rendre ceci au moins plaisant. Matthew se redressa du dos de son siège, posa ses coudes sur les accoudoirs de la chaise sur laquelle il se trouvait et fit craquer ses doigts avant de commencer à s'adresser à son interlocuteur.

« Pour l'opportunité.. Je pense que notre point de vue va diverger mais autant tenter de rendre ces heures obligatoires un minimum utile, autant pour vous que pour moi. Je sais, cela dépendra évidemment de moi mais l'envie n'est pas spécialement au beau fixe à l'heure actuelle, vu que vous avez mon dossier sous les yeux vous devez sûrement comprendre pourquoi. »

Le jeune homme posa sa main sur son menton, semblant réfléchir à quelque chose, semblant analyser la situation autant qu'il le pouvait mais surtout penser à ce qui était en train d'arriver sans pour autant dévier du regard. Il était enfermé, c'était indéniable et la fuite de cet endroit ne semblait même pas être une option, ce point là était clair. Cependant, son comportement en ces murs allait-il être préjudiciable à sa tranquillité, surtout si on pouvait encore appeler ça comme ça. Le psy avait un carnet, des notes, un dictaphone, il n'y aurait pas seulement un compte-rendu mais une analyse jointe, et quelqu'un aurait sûrement à le lire pour prendre des décisions, quoi qu'on en dise. Des répercussions sauraient-elles se présenter s'il ne coopérait pas, voir allait à l'encontre des prérogatives médicinales instiguées ? Après-tout, les militaires croisées plus tôt n'étaient sûrement pas là pour faire joli.

Sur ce point là, ce n'était pas vraiment la grande conviction. Si ces séances pouvaient lui apporter quelque chose à l'heure actuelle, ce ne serait pas une quelconque stabilité mentale ou quoi que ce soit, une analyse ou une remise en question, non, son regard se portait sur autre chose. Le psychiatre, face à lui, était en train de boire du whisky, pendant un entretien avec un patient. Était-ce normal ? Était-ce un genre de test pour le jeune anglais ? Après-tout, il avait son dossier, il l'avait sous les yeux, sur son ordinateur en ce moment même... Qu'était-ce comme genre de thérapie, de dialogue ? La logique lui passait à côté. Mais ce n'était pas la logique qui le titillait actuellement, c'était plutôt la soif : avec les procès, l'enfermement le temps d'attendre la décision de justice et son arrivée, cela faisait longtemps qu'il n'avait plus goûté à ces liquides divins qui berçaient d'habitude ses nuits.

Esquissant un léger rictus du coin des lèvres, il releva son regard vers l'homme au nœud papillon qui l'observait derrière ses lunettes en écailles et s'adressa directement à lui :

« Si vous êtes si désireux de m'entendre parler, je pourrais vous raconter disons... quelques choses. Par contre, j'aimerais me sentir à l'aise en ces murs alors si nous pouvions partager un scotch plutôt que de vous laisser le déguster devant mes yeux, l'impression d'être face à quelqu'un désireux de me décortiquer l'esprit serait moindre. »

Il était curieux de voir la réaction d'Aidan, de savoir s'il pourrait trouver en ce bureau un endroit particulier ou si ce serait une pièce de plus dans cette prison que semblait représenter l'institut qu'il avait vu pour l'instant.
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