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Entre les nuages de poussière.

Jaedan Kole
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MessageSujet: Entre les nuages de poussière. Ven 3 Jan 2014 - 13:47

Spoiler:
 

Impossible de réellement m'expliquer pourquoi c'était cette porte en bois massif que je franchissais pour rejoindre la dite bibliothèque. Sans doute parce qu'à mon arrivée c'était le seul endroit où je pensais pouvoir y trouver le calme. Aussi rares étaient ces désirs passagers, j'y trouvais un réconfort de fuir la population. Surtout celle qui peuplait ces lieux. Des jeunes, et qui plus est certainement pas très sain d'esprit. Non pas que je redoutais de les affronter, non loin de moi cette hantise. Non, je cherchais un bête moment de solitude pour me préparer. Une solitude que j'avais perdu en étant interné entre ces murs. Je savais déjà quel dortoir m'avait été attitré. Le quatrième parait-il et j'allais devoir le partager avec sept autres personnes prochainement. C'est de vagues et de mauvais souvenirs qui ravivaient ma mémoire en repensant au centre qui précédait celui-ci dans mon histoire. Si histoire il y avait, somme toute.

Mais le dortoir... c'était comme me remettre derrière les barreaux d'une prison glaciale et froide. Avec des putes et des violeurs. Des accidentellement tueurs et des sociopathes. Un bref séjour, mais instructif. Fini l'intimité, fini les nuits tranquilles. Bonjour les tensions et les ronflements. Bonjour la masturbation et les jacasseries féminines. Et la mixité... c'est beau tout ça ; Comme la laïcité. Mais c'est à croire qu'ils avaient oublié qu'ils internaient des adolescents bercés de pulsions plus ou moins clairement définies. Alors peut-être que ceci expliquait cela. J'avais rejoint ce lieu de tranquillité pour un isolement. Mes pas tintaient le plancher usé par le temps, et je sillonnais les rayonnages sombres de bouquins pour la plupart depuis longtemps oubliés. Un univers de mémoire et parfois de recueillement. Des confessions déguisées sous les traits d'un personnages, des complaintes poétiques, des égarements philosophiques sous hachisch. Mon regard ne s'attarda pas sur les premières étagères qui meublaient l'entrée. De ce que j'avais compris, les ouvrages étaient triés par ordre alphabétique, et dans un raisonnement que je ne comprenais pas les auteurs inconnus seraient certainement mis dans un coin en désuétude. Alors ces au son de mes talons que je gagnais les oubliettes de ces oubliés. Juste sous l'escalier central qui menait à la mezzanine. Ce petit renfoncement à peine éclairé, prêt à accueillir dans sa pénombre mon corps déjà bien trop en manque.

Je laissa ma main glisser contre le bois de l'étalage peu fournis avant d'attraper celui qui me parlait le plus. Couverture abîmée, rugueuse et probablement crasseuse à en sentir ce qui se déposait sous mes doigts. Mais qu'importe. Livre en main, je me reculais pour entrer en contact avec le mur, me laissant glisser jusqu'à ce que mon corps rejoigne le sol. Seule l'ampoule, qui n'avait pas été changée depuis des lustres à en subir les intermittences d'éclairage et au bourdonnement incessant qu'elle pleurait, m'offrait à peine la lumière pour discerner correctement les lettrines sans avoir à plisser les yeux. Je posais le manuscrit sur mes jambes à demi ramenées contre moi, et m'essuya les mains contre les planches froides du parterre, au final tout aussi nid à bactéries que la couverture. Mais une maladie de plus ou de moins m'importait peu. J'avais déjà la chance de ne pas souffrir de migraines depuis quelques jours maintenant.


Manuscrit de Voynich

Le titre était déjà puant, mais je m'arrêtais rarement sur ce genre de détail. Alors j'ouvris la première de couverture et laissa le nuage de poussière encombrer mon nez. Nez certainement bien trop étroit pour que je puisse en respirer d'avantage et que je retienne l'éternuement trop prononcé qui me chatouillait. Le second aussi passa sans que je n'y contrôle rien. Un simple « Putain. » glissa d'entre mes lèvres, mais je ne redoutais pas l'arrivée de quelqu'un. En cette heure de l'après-midi personne n'allait se noyer l'esprit de contes de fée, d'histoires d'amour ou romanesques. Mais il est vrai que je n'étais pas coincé ici depuis assez longtemps pour connaître les habitudes des résidents, ou bien même encore du personnel. Alors peut-être que je me plantais. Dans ce cas, mes plus plates excuses à celui qui s'était égaré. Pourtant c'est bien des bruits de pas légers qui résonnaient chaque claquement un peu pus fort contre le bois. Je relevai les yeux, tournant légèrement la tête pour fixer le coin de la bibliothèque qui donnait sur l'allée. Mais rien n'en sortit le temps que j'attendis.

Ma concentration était au plus mal. Rien ne coulait dans mon sang, depuis déjà des heures, pour réussir à  retrouver un semblant d'apaisement. Mes iris regagnèrent les pages jaunies par le temps et je les faisais défiler d'un geste plus certain en constatant que je n'y comprenais rien. Des feuilles recouvertes de symboles aussi tordus que les illustrations monochromes qui se baladaient ici et là. Je savais à quoi ressemblaient les hiéroglyphes, plus encore l'arabe et les calligraphies asiatiques. Mais rien de tout cela ne pouvait me permettre d'en desceller l'origine. Palpablement agacé, je retournais sur la petite notice du début. Écriture inconnu d'un auteur inconnu. Très bien. Je refermais l'ouvrage avant de me dresser sur mes jambes et de regagner l'étagère propriétaire du livre destiné visiblement aux initiés. Seulement l'idée d'un canular me plaisait plus. Mon bras se tendit pour aller l'y déposer quand une silhouette se pointa au bout de la rangée. Je rétracta mon bras, maintenant toujours fermement l'objet entre mes doigts mais rien ne sortit de ma bouche quand je vis se dessiner le corps d'une femme dans un scintillement de lumière. Un simple haussement de sourcil avant de tourner entièrement mon corps en sa direction.

« Hm... ? »

Il m'arrivait d'être bavard, mais je n'avais pas encore envie de m’intéresser à ce qui habitait ces lieux. Et puis il fallait qu'elle vienne évidemment pointer son nez dans ce rayon. Comme si des livres il n'y en avait pas déjà assez un peu plus loin. Merde. J'inspira un peu plus fort avant de m'appuyer contre l'imposant meuble pour diminuer les tremblements musculaires qui prenaient mon bras, et ce comme si j'attendais quelque chose. Quoi ? Des excuses peut-être.

_________________________
Karmina Lolth
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MessageSujet: Re: Entre les nuages de poussière. Lun 13 Jan 2014 - 0:29

Spoiler:
 

Résistance

Les jours et les nuits avaient passé alors qu’elle s’obstinait à renier l’autorité. Alors que sa motivation intuitive était d’aller à l’encontre des demandes. De forcer les murs et de ne laisser entrer que les alliés sincères. Le combat pénible de la résistance contre les forces de ceux qui ont décidé de l’enfermer. Que comme un lion en cage elle avait tenté par tous les moyens possibles de mordre et charcuter ceux qui tentaient de l’approcher. Mais encore plus que cela. Le défi, la rébellion défiant les procédés manipulateurs. Les serveurs protecteurs de ces manières d’agir pour vous embrouiller. Toute cette arrogance et pouvoir soupçonner de souillure. Car rien n’est blanc ni noir. Tout est d’une palette de gris nuancé à travers des teintes de conspiration corrompue. Et ce gris, nuage vicieux tentera de vous submerger pour vous détruire et enchainer. Cette résistance vise à restaurer, conservé cette couleur unique et vivante qui rester en chaque individu comme un feu flambant et brillant. Chaud et désireux de vendetta. Contre les vouloir de la haute et pour les désirs des bas fond. Un Ça si contrôlant que le Surmoi s’enterre sous le Moi influençable de son hôte. Une résistance désireuse de liberté et de justice. Mais une justice qui n’est pas celle des incompréhensions sociétaires. Une justice de l’âme du savoir individuel, un savoir personnel et une compréhension unique et personnalisé. Une résistance en croyance d’une fausse promesse, d’un espoir vain et faux. Lunatique et naïf ayant cru que la confiance pouvait se discuter avec un gris impure et sale, égoïste et incompréhensif. Trainant avec lui son armé de masse faussement coloré pour induire en erreur les croyants de la couleur primaire. Une résistance contre la force, contre les règles, contre l’absence des droits et contre soi-même, notre pire ennemi.

Soumission

C’est quand les murs tombent, que les alliés disparaissent, que la couleur se laisse dés saturer que la fin est là. Alors la rébellion prend fin, alors on laisse les garde de l’armer du faux, des nuanciers de gris tirer nos corps inerte et invalide. Nos esprits faibles et notre échec répugnant. L’on disparaît dans cette vague, dans cette marrée de rien, d’inexistence, de suite, de servitude et d’obéissance. Alors que l’esprit s’éteint et que la couleur disparait. On oublie nos convictions, nos passions, on oublie qui nous étions. Mais ce n’est que lorsque la vue des profondeurs nous frappe que l’on réalise que la noyade est imminente. Alors elle oublis, elle se fond, elle disparait dans la masse. Aussi grise que ceux qui l’y ont enfermé, elle se laisse porter par les vagues, alors que le Ça a été défié et que le Surmoi prend part sur son Moi maintenant confus par ce changement et cette absence. Alors que la bataille a pris fin laissant des plaies et du désespoir. Néanmoins ne faut-il pas oublier qu’une bête sauvage restera toujours suivante de sa propre liberté. L’esprit enchainer et retint par les chaine de la désolation mental n’est là que momentanément.

Conspiration

Et puis vient le refus. La noyade n’est plus autorisée et l’on retient son souffle. Sans rien dire, sans faire d’éclats, sans se débattre. Les yeux toujours fermée, elle reste immobile, mais refuse de se noyer, attendant le moment idéal pour remonter à la surface. La prise en charge du Moi, le juge décisionnel intérieur.

Et son regard se posa sur le jeune homme qui venait de retirer son bras, livre toujours en main. La jeune femme était calme, simple, vêtue d’un simple jean ajusté légèrement troué et d’un tee-shirt noir. Sa longue chevelure d’un rouant pourpre était attaché dans une queue de cheval basse, reposant sur son épaule. Son expression était douce. Puis elle sourit, doucement, s’avançant de quelques pas, se positionnant vraiment devant l’étagèrent de livre, alors qu’elle replaçait celui qu’elle avait emprunté au préalable. Un vieux livre, un vieux compte, en allemand, version original. Sa voix fut également très douce quand elle s’adressa au jeune homme.

"Pardon, je ne pensais pas trouver quelqu’un dans ce rayon."

La jeune femme d’origine espagnole se retourna face à ce dernier, l’observant un moment, curieuse. Son visage ne lui disait rien, un nouveau peut-être. Ce n’était pas non plus comme si Karmina connaissait tout le monde, mais en général, elle reconnaissait très bien les visages. La jeune femme remarqua alors son livre en main et se demanda si ce dernier n’était pas également intéressé par les langues étrangères. Après tout, c’était un sujet fascinant qui nous permettait de comprendre beaucoup plus de personnes. Mais en même temps, son regard remonta vers les yeux bleus du jeune homme. La manière dont il avait gardé son livre en main, dont il s’était arrêté, elle l’avait clairement interrompu. Un sourire amusé s’afficha sur ses lèvres rosées et un petit rire discret franchis ses lèvres.

"Ho … Je te dérange clairement. Tant qu’à le faire, je vais en profiter pour poser une question! Tu es nouveau? Ton visage ne me dis rien."

Taquine un peu, mais restant très polie. Après tout, tant qu’à le déranger, elle pouvait au moins faire répondre à ses interrogations.
Jaedan Kole
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MessageSujet: Re: Entre les nuages de poussière. Mer 15 Jan 2014 - 18:26

Spoiler:
 

« Pardon, je ne pensais pas trouver quelqu’un dans ce rayon. »

Comme quoi. Le monde est fait de choses de imprévisibles. Surprenant!

« Ho … Je te dérange clairement. Tant qu’à le faire, je vais en profiter pour poser une question! Tu es nouveau? Ton visage ne me dis rien. »

Mes iris bleues, qui ne tarderaient pas à devenir marrons d'ici quelques années d'ailleurs, restèrent posées sur la jeune femme. Lips closes, j'arquai légèrement un sourcil avant de tourner la tête pour enfin poser à mon tour le livre, avec plus ou moins de facilité pour qu'il aille s'aligner dans la rangée. A croire que j'étais victime de Parkinson en plus d'avoir un cerveau fichtrement foutu. Je ferma alors quelques secondes les yeux pour prendre une grande inspiration, mais ne dis rien.

Enfermement
Un concept bien large qui pourtant dans nos esprits se cantonne à sa dimension carcérale. Dans son acceptation plus large cela serait le lieu d'expiation et de pénitence, mais c'est une  définition bien trop étriquée. Nous étions tous enfermés ici, contre nos volontés, privés de nos libertés pour des conceptions de la vie que nous défendions. Discutables certainement. Mais si frapper était une libération, la drogue un petit paradis, faire la pute un moyen de briser les chaînes sociales ou encore de les gravir. Une façon de trouver un semblant de sens dans cette putain de vie. Une manière de survivre dans la jungle des dictâtes. Parlons-en de cette foutue vie. Interroge ceux qui vacillent dans les couloirs des dortoirs. Demande à la pétasse qui fume son pétard cachée derrière l'arbre ce que la vie représente. Une simple descente aux enfers. Des portes que vous avez ouvertes dans l'optique de vos idéaux à gerber, pour vivre ensemble parait-il. Vivre ensemble ? Faites moi rire. Je me marre haha ! Pourquoi se soumettre à des autorités mise en place afin de protéger les faibles ? Pour des faibles rongés par la lâcheté de devoir affronter les fous que vous avez créé à coup d'échec social, de viol et maladie et de je ne sais encore quelle dérives de l'esprit et du corps humain. C'est si pathétique de vous voir perdre le contrôle sur vos troupeaux. Mais prenons cela comme un... jeu. Parce qu'au final ce n'est plus que cela : le jeu du chat et de la souris. Sauf qu'ici les souris ont des crocs, elles ont la dalle. Et je serais un rat.

Je tournai légèrement mon visage vers la jeune femme, et ma tête se pencha sur le côté avant que je ne souffle, comme pour moi-même, d'un sourire mielleux à souhait. A vomir soit. Tout comme le son de ma voix qui transpirait presque l'hypocrisie.

« Qu'elle est mignonne ~ »

Je me tournai désormais entièrement vers elle, laissant planer ce rictus moqueur sur mon visage. Mon regard longea les courbes de son corps avant de revenir se planter dans ses prunelles. Et il était aisé de deviner ses formes même sous ce tee-shirt à mon goût un peu trop large. Enfin bon... Faisons preuve de raisonnable et tentons d'établir un semblant de conversation entre animaux de laboratoire. Étudions nous pour mieux nous éventrer quand la nuit sera tombée.

« Effectivement. Je suis arrivé il y a quelques jours à peine. »

Je fis quelques pas pour me rapprocher, pour mieux la distinguer. Un de plus pour affiner les traits. Et encore un pour l'inviter à reculer, quand nos corps devinrent trop proches, pour qu'elle regagne la lumière de l'allée ; Certain de pouvoir mieux discerner les couleurs que dans la pénombre. Et quelle fût ma surprise en voyant ses... cheveux. Ses yeux aussi. Je m'en racla la gorge, et m'appuyai de ma main sur le coin de la bibliothèque.

« Jaedan. Mais tu peux m'appeler Jay, Jaed. Sinon tu ne m’appelle pas, ça marche tout autant. »

Je fixai un instant l'entrée du lieu, avant de rebaisser mon regard sur elle. Curieux bizarrement. Mais c'était sûrement du à la lecture qu'elle avait rapporté dans cette rangée. Juste ça. Évidemment. « Et toi ? » Mon sourire finit pourtant par s'éteindre, laissant place à une pseudo concentration d'intéressé. Quoi que tous ces piercings sur le visage avaient réussi à quelque peu m'ébranler. Trop... symétriques.
Karmina Lolth
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MessageSujet: Re: Entre les nuages de poussière. Mer 15 Jan 2014 - 19:34

Façade.

Avec une assez grande concentration, c'était étonnant à quel point retenir son souffle pouvait être facile. Mais il ne fallait pas se faire d'idée. La concentration n'était pas tout, cela prenait également énormément de motivation. Se faire passer pour un corp mort, pour un cadavre sans vie, sans conscience. À quoi bon dévoiler ses armes à nos ennemies avant d'être près à frapper. Cela ne leur donnerait que l'occasion de se préparer à l'attaque. Vivre ou mourir était une phrase qu'elle trouvait beaucoup trop dramatique et tellement dénuée de sens. Parce qu'à quoi bon vivre, quand notre but, notre passion nous est retirer. À quoi bon respirer quand notre corps est priver de mouvements, de ce qu'il a de besoin pour exister. C'était pour cette raison que son crédo n'était pas vie ou meurt, mais bien "Ride or Die", parce que sans la course, sans cette monté d'adrénaline dans le système, il n'y avait aucune motivation à respirer. Et cela était la raison pour laquelle elle retenait son souffle. Se faisait passer pour morte, laissait croire à un corps gris et dénué de nuance, alors que si l'on plongeait un regard dans ses yeux, on pouvait y voir une vie bouillante, rapide et dangeureuse, une motivation et une rebellion enflammée. Alors voila pourquoi elle gardait les yeux fermé, enchainer dans les profondeur de cette océan de contrainte et de surveillance. Une conspiration ne se discute pas autour d'un café un après midi, dans une salle bondé, mais de soir, en pénombre au travers d'une porte pour protéger les complices. Et encore, tous les complices qu'elle avait pu avoir étaient tous disparus les uns après les autres, sans laisser de mots, dans laisser de trace, évaporer dans l'absolu.

Et ce tremblement. Ses iris le remarquèrent avec grande facilité. La jeune femme n'était pas une consomatrice. Elle n'avait pas gouter ni essayer beaucoup de drogue, mais elle en connaissait des addicts. Les signes étaient rarement trompeur. Et à le voir, c'était plutôt évident. Sinon, parce qu'elle prenait en considération le fait que l'erreur était toujours une possibilité dans les évaluation humainement personnelles. Il pouvait également être nerveux, un choc post traumatique par exemple. Mais quand son regard se posa sur elle, elle raya cette possibilité. Peut-être autre chose, il y avait toujours une certaine ouverture. Néanmoins, que ce jeune homme soit ou pas en désintoxe, cela lui était complètement égale. Pour elle un individu devait être jugé pour ce qu'il était à l'instant présent. Pas pour ce qu'il avait été ou ce qu'il voulait être. Parce qu'un connard avec les plus belles intentions du monde restait un connard. Mais il était encore trop tôt pour porté ce genre d'évaluation. Pas jugement, parce que juger quelqu'un était incorrecte dans les premiers temps. Alors qu'il lui servait ce sourire hypocrite et trop charmeur, la jeune femme espagnole au teint de peau basanée haussa également un sourcil en le regardant. Mignonne? Elle resta plutôt perplexe et se demanda ce qu'il avait en tête. La prenait-il pour une idiote, le genre de gonzesse de chars qu'elle avait vu et revu dans les races de rues nocturnes. Le genre de fille avec tout dans les seins et rien dans la tête? Il allait être déçu. Elle se savait belle, séduisante, sexy, mais elle était loin d'être stupide. Ceux qui avait fait l'erreur de la prendre pour une dévergondé stupide l'avait chairement payer à un moment ou un autre. Mais dans une optique de conspiration, le mauvais jugement des autres pouvait être un avantage.

Néanmoins, elle avait raison en le désignant comme un nouveau. Depuis quelques jours avait-il répondu. Cela expliquait pourquoi son visage ne lui disait absolument rien. La jeune femme à la chevelure rouant pourpre avait plutôt l'habitude de se balader pas mal dans l'institut, du coup des visages elle en voyait un et un autre. Les noms, elle ne les retenait pas particulièrement, mais les visages c'étaut autre chose. Son mouvement vers elle la laissa perplexe. Normalement, elle ne reculait pas face à ce genre de gesture physique. Restant bien droite et imposant sa présence quite à étemper son point dans la face de la personne en face. Par contre, faire des vagues aurait éveiller les soupçons. Ce fut pour cette raison qu'elle se recula de quelques pas le laissant s'appuyer contre la bibliothèque. Puis, s'en suivit une présentation de la part du jeune homme, sans même qu'elle ne lui demande. Honnêtement, elle ne lui aurait probablement pas demandé s'il n'avait pas prit l'initiative de le faire. Tout simplement parce que sauf pour les personnes qu'elle appréciait, elle ne se donnait pas la peine de retenir les noms. Néanmoins, l'effacement de ce sourire lui fit en esquisser un léger. Après tout, Jae, ce n'était pas compliquer à retenir. Et peut-être que malgré son sourire il n'était pas si hypocrite que ça!

"Karmina, mais Mina ça me convient aussi."

Et un véritable sourire amusé apparut sur ses lèvres rosées dévoilant ses dents blanches. Ses yeux s'illuminèrent également. Elle l'observa à son tour. S'attardant à ses traits faciaux. Il était beau, dans un certain sens surement. Peut-être pas aussi intéressant qu'une Koenigsegg CCXR Trevita, mais quand même. Ce n'était pas comme si elle pouvait profiter de ces petit bijoux encore ... Elle devrait donc se contenter de l'image mentale de la voiture et du visage du jeune homme en face d'elle. Et ce n'était pas plus mal non plus. D'ailleurs, elle appréciait particulièrement ses yeux. Des yeux bleu de la sorte, elle y avait toujours trouver un quelque chose d'exotique. Même si dans la logique des choses, c'était en général sa peau, sa chevelure et son accent brésilien espanique qui était qualifier d'exotique.

"Et ne t'en fait pas, normalement je ne devrait pas t'appeler trop souvent. À moins que tu le réclame~!"

Avait-elle rajouté amusée, mais cela se voyait dans son ton qu'elle n'était nullement sérieuse. Peut-être tentait-elle de garder cette image de fille un peu idiote que les gens lui donnait à cause de son look habituel. Après tout, elle était drôlement bien habillé comparativement à ses habitudes. Habitudes où elle divisait la quantité de tissus par 4 environ. Mais qu'importe. Elle reprit un moment un peu plus son sérieux et ajouta. Intriguée et nullement gênée.

"J'ai remarqué ton tremblement. Tu en a pour longtemps à être coincé ici?"

Ce n'était pas comme si elle l'avait dit clairement, mais c'était sous entendu. Après tout la raison de sa présence au centre ne la regardait pas, mais la durée de son séjour l'intriguait.
Jaedan Kole
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MessageSujet: Re: Entre les nuages de poussière. Jeu 16 Jan 2014 - 19:00

Et que quelqu'un ose me dire que seules les gonzesses peuvent provoquer des réactions physiques, frisant l'adulation. Sans prétention, aucune. J'observai toujours l'architecture de son visage sans signifier l'enchantement inexistant qui m'émoustillait depuis notre rencontre. Je n'aime pas mentir. Si, tout compte fait j'adore ça, mais nullement l'utilité dans le cas présent. Un simple sourire suffisait pour que cela la contente. Du moins, c'est ainsi que je l'imaginais. Je préférais les savoir idiotes, les yeux pétillants de je ne sais quelle pensée fantasmagorique.

Karmina donc.
Une hispanique je suppose à en voir ce teint hâlé. Cela ne voulait rien dire de toute façon, et on s'en branle un peu de savoir d'où l'on vient. Plus personne ne peut se vanter d'être un pur souche. J'étais le produit d'américains, qui eux-même étaient des anglais, dont les ancêtres ont certainement couché avec leurs colonisés et les envahisseurs. Un mélange de sang, si subtil et insignifiant, qu'il arrivait même qu'on colle une nationalité à quelqu'un qui n'avait pas même entendu parler du continent. Les origines permettaient seulement d'alourdir les préjugés, de vous classifier en espèce ou race. Sans nul doute que tu venais du Sud toi, Karmina. A ton accent trop roulé, et ce tempérament que je sentais déjà chaud même si tu le dissimulais à la manière d'une vulgaire escorte-girl.

« Et ne t'en fais pas, normalement je ne devrais pas t'appeler trop souvent. À moins que tu le réclame~! »

Réclamer ? Mais qui irais-je réclamer, dis-moi ? Toi... ? Je ne pus retenir mon amusement, ou bien la détresse qui avait pris possession de moi. Ma grande, le jour où je réclamerais quelqu'un ça sera pour que tu me passe un peu de came, ou pour une pipe dans les vestiaires. Pour la première, j'ai des doutes quant à imaginer que tu puisses dealer ici. La deuxième, ça peut toujours se négocier évidemment. Même si ton sourire dénaturais la véracité des propos, sait-on jamais. Et me faire des propositions de la sorte revenait à me donner raison sur ce que je m'étais imaginé depuis le début avant même que des mots ne coulent d'entre tes lèvres. Mais j'en prends note, soigneusement.

« Dans ce cas nous verrons si la nécessité s'en fait sentir, mh ? »

Sourire torve aux coins des lèvres, je me redressai entièrement pour gagner les quelques centimètres d'altitude qui me manquaient.

« J'ai remarqué ton tremblement. Tu en a pour longtemps à être coincé ici ? »

Mes tremblements ? Putain. Est-ce que j'ai moi-même souligné le fait que ta poitrine ballottait sous ton haut dès que ton pied touchait le parquet ? Non ? Alors ne t'occupe pas des problèmes des autres. Et chanceuse comme tu es, je me contentai de perdre seulement mon rictus, pour laisser place à un stoïcisme sans pitié. Regard de glace posé sur toi, je soupirai avant de reprendre :

« J'ai... peur des coins sombres. »

Si je te prenais pour une idiote ? Pour sûr. C'était une façon comme une autre d'animer la conversation. Que le masque tombe et que tu dévoile ne serait-ce qu'une infime partie de la bestiole qui t'habite. Si t'étais ici, c'est que t'avais perdu au jeu de la vie, que t'étais comme tout ceux qui circulaient entre ces murs. Je m'ennuyais d'ailleurs terriblement pour les quelques journées que j'avais passé ici. Pour l'instant la seule activité qui comblait mon temps étaient les visites à l'infirmerie pour m’empiffrer de cachetons de tailles et de couleurs différentes. Ceux pour les migraines, ceux pour calmer mes soi-disant « paranoïas » et enfin les plus réguliers : ceux qui sevraient. Mais tu n'avais nullement le besoin de savoir tout ça.

« Suffisamment, je pense, pour avoir du temps à perdre à faire ta connaissance. »

Le même sourire amusé qui avait envahi tes lèvres vint se coller à mon faciès. Je n'ai rien d'un type méchant. Je suis juste partiellement désabusé par l'être humain. Je préfère les rire, plutôt que de servir de défouloir. Je dois d'ailleurs avouer que s'en est devenu un art de vivre. Mais je n'ai rien d'un monstre, je suis humain voilà tout. Petit secret il m'arrive même d'être gentil et adorable. De m'attacher parfois, seulement quand j'ai la certitude de ne rien risquer. Il est pourtant affreusement difficile de ne pas se laisser porter par le chant de la loi du plus fort, sifflé dans tout ce que nous entreprenons. École. Famille. Travail. Relation. Toujours ce même tango de dominant-dominé. Et cela avait quelque chose... d'excitant. Le challenge et la réussite, voilà ce qui me fait vibrer. A m'en coller des frissons jusqu'à l'échine. Quand je perds la face, c'est une incitation à recommencer. L’échec a quelque chose de bonifiant, j'en ai la certitude maintenant.

Délaissant ce corps quasi-inanimé, je leva la main juste pour attraper l'une de tes mèches de cheveux et ce même si je dus passer derrière ta tête pour la saisir dans cette queue de cheval. C'était fascinant. Tout ces artifices... pour ? Etre belle, bonnebaisable ou juste pour être toi-même ? C'était si triste pourtant de se cacher derrière toutes ces paillettes. Mais nous savons tous que ça plaît de mettre au grand jour sa personnalité, d'être différent. Toutes ces pièces métalliques qui encadraient ta bouche... qu'est ce que cela signifiait ? Un autre grand mystère que je ne chercherais certainement jamais à en comprendre le sens. Seuls les tatouages avaient des significations à mes yeux ; même si tout dépendait des personnes. Enfin passons.

« Rassure-moi, tu n'es pas née comme ça... ? »

Compliment ou insulte. Libre à toi d’interpréter le véritable sens de la question. Roulée comme une star du X, et dieu seul sait que j'aime la pornographie. Les raisons restent encore obscures concernant cette occupation, mais j'y avais consacré du temps c'est certain.
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MessageSujet: Re: Entre les nuages de poussière. Dim 19 Jan 2014 - 23:00

La nécessité, il ne fallait pas charrier non plus. Ce n’était pas comme si elle avait besoin de quelqu’un ou que quelqu’un ait besoin d’elle. Tout ce qui lui était nécessaire lui avait été retiré et ce à quoi elle avait pu s’attacher était disparue en fumée sans même qu’elle ne puisse y faire quoi que ce soit. À quoi bon trouver une nécessité dans quelque chose d’aussi incertain qu’une personne. Les seules personnes dont elle avait vraiment de besoin l’attendaient. Les seules personnes qu’elle désirait étaient loin, indisponibles, inatteignables. Et puis, tirer des liens ici, se créer des appartenances c’était comme s’enchainer à cet endroit. Alors valait mieux être seul. Laisser la solitude vous peser, vous engloutir plutôt que de s’imposer une mutilation d’attachement envers un endroit que l’on ne souhaite que quitter. Elle n’était pas maso, du moins pas à ce point. Ces personnes qui l’entourait était tout au plus des pièces d’un échiquier immense. Rien de plus. S’attacher à un fou ou un chevalier n’allait que rendre sa perte plus douloureuse. Ou alors cela allait créer de mauvais coup, de mauvais jeux. On allait vouloir les protéger et on laisserait l’ennemie progresser trop près de la victoire. Certes, elle était loin d’être une reine, mais dans ce jeu d’évasion, de complot, de conspiration, elle en était la pièce mère. La sienne du moins. La reine de rien ni ne personne, mais la sienne. Une reine sans sujet, sans royaume, une reine captive attendant le bon moment pour percer le mur de sa cellule et s’évader en évitant de se faire terrassé par les armées. Jamais elle n’avait besoin eu de l’aide de personne. Jamais elle n’allait la demander non plus. Alors cette nécessité était une apparence risible et totalement ironique qu’elle accueilli avec un dédain habilement déguisé.

Visiblement sa question l’avait vexé, c’était apparent, évident. Mais elle n’en resta pas plus impassible. Elle était curieuse et ne se cachait pas de l’être. Elle se foutait du pourquoi de ses tremblements, elle était simplement intéressée par la durée de son enfermement. Après tout, tous les prisonniers ici partageaient en quelque sorte la même cellule. Et puis, s’il n’avait pas voulu lui répondre, cela lui aurait été égal aussi. Elle demandait en totale conscience qu’elle pouvait très bien se faire envoyer chier. Les gens ici en générale n’avaient aucune manière, aucun savoir vivre. Elle ne se pensait pas parfaite, mais quand on ne la cherchait pas trop, il lui faisait un plaisir d’être aimable. Après tout, elle avait été bien élevée. Son éducation avait été mouvementé, mais elle était intelligente et très vive d’esprit, habile en déduction et ouverte d’esprit. Ce que les gens pouvaient prendre pour du jugement, il n’en était rien. Mais bon, le monde avec des problèmes aime en voir même quand il n’y en a pas. Il en cherche. Interprète ce qui est dit comme ils le veulent. De cette manière ils peuvent pleurer sur leur sort et crier à l’incompréhension. C’était lourd à la fin. Toujours faire attention à ce que l’on devait dire. Ce pourquoi, elle ne le faisait pas. Ils le prenaient comme ils le voulaient et s’ils faisaient trop chier, elle s’en allait tout simplement. Parfois certain avait besoin d’un bon coup de poing sur la gueule, mais en générale l’action de simplement partir les éloignait pour un certain temps. Alors les rapprochements, c’était très peu pour elle. Le monde vexé, elle s’en contre foutait. Qu’ils cri à l’incompréhension et qu’ils se fassent plaisir à penser que le monde les déteste, si c’est ce qu’ils veulent.

Néanmoins, il ne fallait pas abuser. Même si un tigre à une muselière, il peut toujours griffer. Ce pourquoi, la jeune femme à la peau basanée réagie. Attrapant le poignet du jeune homme. Fermement, durement. Beaucoup plus que ce que l’on aurait pu imaginer. Le serrant et le tordant légèrement pour l’éloigné lentement de sa chevelure. Son expression était dure, sévère. Ce fut à son tour de s’avancer, dominante, intimidante. À son tour de le faire reculer, le renvoyant dans l’allée, contre le meuble contenant des livres. Sans aucune gêne, son corps s’était presque coller contre sien, alors qu’elle tordait toujours son poignet sans vergogne. Et un rictus apparut de nouveau sur ses lèvres rosées percées. Faux, totalement faux et son regard, se plongeant dans le sien. Sa main libre allant effleurer son menton.

"Attention mon mignon. Tu ne voudrais pas perdre du temps à l’infirmerie. Considère ma connaissance comme un chance."

Et elle le lâcha, aussi soudainement qu’elle ne l’avait attrapé. Puis tranquillement, elle se recula d’un pas puis d’un deuxième. Malheureusement, elle ne pouvait pas mordre, mais elle pouvait laisser croire qu’elle le pouvait. Une fois à une bonne distance, son regard toujours sur le jeune homme, elle reprit la parole, d’une franchise froide.

"Écoute-moi bien. Je me moque de ce que tu as vécu, qui t’étais avant de rentrer ici, c’est pas mon fucking problème. C’est ce que tu es et fait à partir de maintenant qui déterminera qui t’es. Donc tes petits numéros de fuckbags, tu te les fou bien profond dans le cul."
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MessageSujet: Re: Entre les nuages de poussière. Ven 24 Jan 2014 - 2:31

« Attention mon mignon. Tu ne voudrais pas perdre du temps à l’infirmerie. Considère ma connaissance comme un chance. »

Une chance... Mais laisse moi rire.
T'es qui ?
Prophète ?
Dieu peut-être ?

Pardonnez-moi sainteté d'avoir ébranlé votre majestueuse personne. Regardez comme je vous laisse me tordre de vos petits bras musclés sans émettre la moindre résistance. Rien que l'idée d'avoir pu vous froisser en est un supplice inconsidéré. Je ferais pénitence pour l'affront dont j'ignore la cause de ces maux. Trop brusque ? Trop prêt peut-être.
En même temps ce n'est pas de ma faute si tu es gaulé comme une couverture de magazine pour adultes et que ta façon d'aguicher ferait dresser n'importe quelle queue, même celle d'un prêtre eunuque. Mais ici t'étais le même ramassis de merde que moi. Sauf que t'étais une nana. Plus chieuse. Putain Karmina, ça commençait pourtant bien. J'y trouvais même un certain plaisir dans cette conversation stérile.

Je te laissai effleurer mon menton de tes doigts, mais accola légèrement mon corps au tien pour me laisser le sentir s'écraser contre mon t-shirt noir. Mon regard ne te quittait pas, je n'avais aucunement envie de le détourner, c'était beaucoup trop... distrayant comme spectacle. Sans doute même que cela se voyait au mouvement de ma bouche, au son qu'elle produit sans même s'entrouvrir. Un amusement soigneusement étouffé mais en rien dissimulé. Je t'observai alors me relâcher pour prendre de la distance, et j'eus une légère moue pleine de tristesse avant de reprendre appui avec mon dos contre le meuble vers lequel tu m'avais envoyé.

« Écoute-moi bien. Je me moque de ce que tu as vécu, qui t’étais avant de rentrer ici, c’est pas mon fucking problème. C’est ce que tu es et fait à partir de maintenant qui déterminera qui t’es. Donc tes petits numéros de fuckbags, tu te les fou bien profond dans le cul. »

Bien, bien. C'est joli tout ça, plein de poésie.

Tu sais, je me fous tout autant que toi de ce que t'as bien pu foutre avant. Ce que t'étais, ce que tu es et même deviendra. Je me moque de connaître ta couleur préférée, le parfum que tu chérie le plus ou encore la taille de ton pantalon. Je me fiche également de ce que tu peux penser, dire ou même faire. Je m'en balance de savoir où j'irais bien fourrer mes petits numéros de sociabilisation. Je m'en branle de savoir si je suis intéressant ou pète-couilles pour toi, tant que je suis quelqu'un qui te retourne les tripes et ce qu'importe la manière. Pourtant rien n'allait dans ce sens au début, j'ai été un chic type qui faisait la conversation parce que certainement tu m'avais parue un tant soit peu intéressante pour que je perde du temps à saliver mes mots. J'ai juste voulu tenter une approche, une approche qui plaisait ou pas c'est vrai. C'était discutable, tout comme l'utilité ou non d'un discours sur le beau temps. Si donc ce que je faisais désormais décidait de ce que je serais à tes yeux, ou à ceux des autres, soit. Je vais prendre le soin d'y réfléchir. Quel costume enfiler pour rejoindre le bal des attardés sentimentaux ? Ne passons plus par quatre chemins, t'as raison, puisque tu préfère rentrer dans le lard. Ouvrir ta bouche pour laisser couler un flot de mots qui me paraissait soudainement bien compliqué pour une poupée trouée. Machinalement ma main vint enserrer mon poignet douloureux.

« Elle va se calmer Barbie... »

Deux pas seulement qui nous séparaient et des options infinies pour déterminer le déroulement du jeu. Toutes plus alléchantes les unes que les autres. Mon regard ne t'avait pas quitté et je soupirai d'un désespoirs que moi-même je ne me soupçonnais pas. Et je restai figé un instant, bras croisés à hauteur de mon ventre. Puis ma tête se pencha légèrement en arrière pour se glisser quelques secondes entre deux des étagères avant de me redresser entièrement. Mon corps sembla chercher quoi faire. Partir et t'ignorer. Ou rester juste pour titiller la bête qui pointait le bout de son nez. Peur qu'elle ne se montre trop vite pour que je perde tout intérêt à te croiser dans les couloirs. Si le but était dorénavant de marquer son territoire, je pisserai donc pour délimiter le mien. Je fis les pas nécessaires pour me retrouver face à toi, et je posais le bout de mes doigts contre ton épaule et y exercer une pression suffisante pour que ton corps rejoigne la première surface plane qui voudrait bien accueillir ton dos. Mes bras passèrent de part et d'autre de ton corps, à hauteur de ta tête. Mains à plat contre ce qui te servait de dossier, et prêt à t'empêcher de te faufiler.

Et de là où je me tenais je sentais l'odeur de cette insouciante joie de vivre. Et ce que certains possèdent et qui leur permettent de se lier à d'autres de façon si platonique que ça en était à gerber. Rien dans les relations n'avaient plus de goût que cette concurrence mutuelle, à cette place que l'on s'attribuait dans la vie de quelqu'un. Confident pour connaître tout de sa vie, meilleur ami pour avoir quelqu'un à voir. Amoureux pour pratiquer toutes les formes de sports. Les sentiments c'est juste bon à jeter, sauf quand on sait que l'autre y perdrait à trahir et tromper. Alors qui chercherais-je à être pour toi ?

« Le seul temps que tu vas me faire perdre, cela sera pour te remettre les idées en place. »

Mon ton ne se fit pas plus agressif que ma posture. Je n'avais aucune raison d'ailleurs à faire disparaître ce faciès potentiellement amical. Peut-être que cela sonnait faux avec les mots, mais j'avais appris à ne plus crier pour me faire entendre.

« Je ne t'ai rien demandé que je sache. Et faut savoir ce que tu veux si tu viens m'emmerder avec tes questions. »

Clément voilà ce que j'étais. S'il y a bien quelque chose qui m'horripilait c'était d'une que l'on me touche, et de deux me retrouver face à quelqu'un qui pensait pouvoir s'imposer face à n'importe qui sans avoir de prétexte valide. Généralement je ne prenais même pas la peine d'expliquer, mais pour cette fois - et pour m'éviter un séjour plus long - je ferais l'effort de l'avertissement.

« Ça serait fâcheux de devoir abîmer ton joli minois pour si peu, n'est-ce pas ? »

Ma main vint gentiment rejoindre ta joue, pour la tapoter à la manière d'un pédophile nouvellement baby-sitter. Rassurant, en somme. Tout comme ma voix qui se fit plus doucereuse quand mon visage se rapprocha pour rejoindre ton oreille et simplement souffler en son creux :

« Et crois-moi, je ne voudrais pas en arriver là pour que tu comprennes que je ne suis pas ta copine de dînette du mercredi. »

Et je me doute que tu es suffisamment intelligente pour savoir faire la part des choses et prendre une décision disons... raisonnable.

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MessageSujet: Re: Entre les nuages de poussière. Ven 24 Jan 2014 - 6:58

Parfois il y avait des actions qu’il valait mieux éviter. Passer outre, savoir être sage. Mais lorsque votre vie se consacre à être un bandit, il devient dure de savoir faire le tri entre ce qui est adéquat et ce qui ne l’est pas. Une menace, une riposte. Peut-être aurait-elle dû lui dire que s’il la poussait, elle allait le pousser en retour. C’était un mécanisme de défense. Peut-être une ingénierie imaginaire qui s’était installer en elle sans qu’elle ne s’en rendre compte. Après avoir perdu les seules personnes avec qui elle s’était ouverte. Après s’être rendu compte que rien n’est comme on nous le promet. De belle paroles, de belles promesses et puis quoi? Et puis rien du tout. Ce n’était pas vraiment nouveau de la nature humaine. Tout ramener à soi. Toujours ne penser qu’à nous même, à notre propre bénéfice. Quoi de mieux que de se monter sur un piédestal fait de nos concourants ou rivaux. Écraser ceux qui pourraient nous dépasser en les embobinant avec de jolis mots.

Parles moi, regardes moi, convainc moi que tu n’es pas ce que tu veux bien me laisser voir. Regardes moi, parles moi, encore. Le son de ta voix est si mélodieux. Pendant un moment j’ai l’impression que tu me murmure la vérité. Me mens-tu? Regardes moi, parles moi encore. Mens-tu?

Ces actions à réactions intense que l’on fait en pensant que ce sera pour le mieux. En pensant qu’elles nous serviront de bouclier. Néanmoins il faut apprendre qu’en utilisant un bouclier pour frapper, il ne nous garde plus. Cela nous laisse donc exposer à l’épée de notre adversaire. S’ouvrir ainsi est dangereux, il faut être résistant pour endurer les coups. Mais elle l’était. Résistante. Toute sa vie elle l’avait été. Ce n’était pas une réaction en parabole avec la perte incontrôlée de ceux qu’elle croyait qui la rendrait ainsi vulnérable. Il ne fallait pas croire que de simple mouvements, de simple mots pouvait … Si, ils le pouvaient. Ou le pouvait-il vraiment. Cette couche, couche informe, infinie et invisible qui recouvre l’esprit. Comment, pourquoi, dans quel but? C’était dans sa tête. Peut-être. La solution, la raison la motivation. Une opportunité prise, d’une manière inattendue. C’était en bondissant qu’elle l’avait attrapée, un peu à la va vite, sans trop y faire attention, en la brusquant. Brusqué, c’est ce qu’elle avait fait. Le brusquer. Son regard c’était poser sur lui, ce n’était pas comme si elle l’avait réellement quitté des yeux, mais elle le voyait. Votait ce bleu, ses yeux.

Dos à la bibliothèque, la jeune femme n’avait rien répondu. Le laissant la dominer, sagement, obéissante. Amusée. Oui, elle parlait. Elle en disait beaucoup, elle ne doutait pas qu’il avait mieux à faire que de l’entendre. Son expression c’était peut-être pas aussi bien fait comprendre que prévu. Voilà ce qui était le problème avec les méthodes peu orthodoxes. Elles sont très souvent mal comprises. Le passer ne définit pas une personne. Ce sont ses actions qui le font. Comme sa manière de s’avancer vers elle, de l’encadrer, la dominer. Alors que probablement un coup dans le cou l’aurait mis à terre. Son regard ne quitta pas cet océan glacé qu’était le sien. Des menaces? C’était ce qu’il était en train de lui faire. Ou alors lui retournait-il un avertissement. C’était un jeu d’échange. Une parole pour une autre, un avertissement pour un autre, une promesse pour une autre. Mais dans cet échange, elle y vu un jeu. Un jeu dangereux, mais qu’est-ce qu’elle avait à perdre? Ce n’était pas comme si elle coursait pour garder sa Lamborghini Aventador. Son véhicule était elle-même. Comme elle ne pouvait pas se perdre, c’était comme si la partie était gagné d’avance. Au pire, elle aurait eu un petit accrochage. Une explication et de bonnes notes feraient rapidement passer l’éponge, rien de bien risqué. Alors pourquoi ne pas jouer. Son regard dans le sien, ses lèvres entrouvertes, ignorants les petites claques sur sa joue. Pas sa copine de dînette …

"Pourtant, tu sembles affamé."

Avait-elle soufflé. Doucement, suavement, un rictus apparaissant sur le coin de ses lèvres rosées percées. Et l’une de ses main se glissa jusqu’à lui. Du bout des doigts, à la hauteur de son nombril. Puis remontant le long de son torse. Son dos se décolla du mur. Lentement et avec une certaine précaution, mais pas motivé par la crainte ou la peur. Une précaution plutôt joueuse, calculée. Et s’il restait de l’espace entre leur corps, il n’en eu plus. La jeune espagnole ne le poussa pas, elle s’y pressa. Alors que sa main avait atteint à hauteur de ses clavicules. Du bout des doigts toujours, comme un souffre, le frôlant à travers le tissus de son chandail. Glissant contre son épaule, puis son bras, avec une lenteur et une douceur volontaire.

Que vois-tu à travers ces yeux bleus? Comment me définis-tu? Une pièce de viande ou bien un jeu intéressant, une menace ou une perte de temps. Y en a-t-il plus d’un qui a voulu se noyer dans le bleu de tes yeux? Surement. Malheureusement pour toi, je sais nager …


Un sourire, soufflant un rire silencieux, des dents blanches momentanément dévoilé, son regard toujours plonger dans le sien. Sans sourciller. Son regard rouant rosé encadré par de longs cils noirs. Si Karmina avait pu lire dans les yeux du jeune homme en face d’elle, la question était de savoir qu’est-ce qu’elle y verrait. La curiosité l’intriguait. Un vilain défaut probablement. Et puis malgré la proximité, sans rompre ce contact visuel, elle approcha son visage du sien. Pour le provoquer? Ou voir simplement à quel moment commençait son inconfort. Alors que ses doigts caressaient en surface la peau de son poignet, son autre main glissa contre la hanche du jeune homme, se déposant sur la ceinture de son pantalon.

"Attention, si tu veux jouer au grand méchant loup … Je suis prête à t’y faire compétition."

Soufflés, murmurés, ces mots avait été comme un nuage de parfum déclarer à son interlocuteur. Sans sourciller, souriante, glisser entre ses lèvres pulpeuse complice à la provocation.

Dévores-moi si tu l’oses, mais attention, tu n’es pas le seul à mordre mon chéri.
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MessageSujet: Re: Entre les nuages de poussière. Ven 24 Jan 2014 - 19:57


« Capitaine, avez-vous vu le résident Kole ? »

Réponse négative. Un remerciement jeté en pâture et je m'éloignais en soupirant. Je me demandai pour quoi j'étais payé au final ici… Ou si un jour, ils arrêteraient de se croire tout permis et d'être si masochistes. Ils savent pertinemment qu'il y a des sanctions n'est-ce pas ?

Résident Kole, prénom non répertorié, non écrit, pour cause de double voyelle que je ne sais jamais dans quel ordre mettre. Mais Kole, c'est très bien. Une photo de dossier, un souvenir de cette tête de nouveau en cours de sport et c'est tout. Et c'était sur mon bureau qu'était fini son dossier. Fantastique. Un nouveau résident filleul. J'en connais un qui va avoir envie de se pendre d'ici quelques heures.

Un RDV de mise en situation des liens si fort et fraternels qu'était la filiation parrain militaire aux crétins de résident, qui avait été sournoisement évité, oublié par ce nouveau résident. Ca m'en faisait de belles jambes tiens. Et puis des envies suicidaires aussi. Mais ces dernières, je me les gardais pour le soir, seul, avec cette liqueur sombre au fond de mon verre.

« Allen, Jaedan est à la bibliothèque.
- Jaedan… ?
- Votre filleul. Jaedan Kole.

- Oh. … Merci. »


Un léger sourire poli, sûrement beaucoup trop froid.

Et puis on tourne les talons et on traverse de nouveau tout le centre. Petit con de résident. Je n'avais que ça à faire après tout.  Pour une fois, ce n'était qu'après vingt minutes de retard que j'ai commencé à m'inquiéter du respect de vos horaires. Mais vivement que je me barre de ce centre à la con.
Et bordel, je n'ai jamais encore mis les pieds dans la bibliothèque du centre. Droite ou gauche ? Suivons d'où viennent les personnes chargées de livre.

Avenues d'étagères de livres plus ou moins poussiéreux. Une architecture si ancienne. L'espace d'un instant, j'eûs l'impression d'avoir remis les pieds chez mes grands parents. Autant vous dire que cela fait une drôle de sensation. La dernière fois que j'ai vu ce manoir, c'était il y a des années. Pour des noces funèbres.
Mais j'aimais assez le fait qu'ils n'aient pas fait perdre ce vieux charme au centre durant les rénovations.

Un regard jeté à droite, un regard jeté à gauche, et j'avançais dans l'avenue, m'arrêtant quelques secondes parfois, pour sourire à un professeur. Un collègue. Ou regarder plus sévèrement des résidents un peu bruyant. Cela me rappelait aussi l'université, tous ces livres… J'y avais passé tellement de nuit pour étudier et terminer des devoirs énormes.

Et puis il eût cette longue chevelure familière.
Mon pas ralentis, avant que je ne me stoppe au début du rayon. J'haussais un sourcil en voyant le fameux résident que j'étais justement en train de chercher... Avec ce corps féminin lié à lui.

Une bride de conversation incompréhensible, mais un timbre de voix si familier. Ce fut comme se prendre une balle en plein fouet. La chaire déchiquetée. La douleur lancinante et paralysante. Comme une envie de juste fermer les yeux, et juste oublier.
Oublier et ignorer ce dont j'avais sous les yeux. Tourner la page. Admettre ses conneries, déchirer ses illusions et reprendre le droit chemin…

Et quand je dis droit chemin, je parle de l'alcool.

Les mains liées dans le dos, je m'approchais de quelques pas, silencieusement.
Ce fut d'une voix claire, ferme, que je vins m'exprimer à l'intention de l'adorable couple :

« Mademoiselle Lolth. Deux pas en arrière et on se redresse, je vous prie. »

C'était tellement stupide. Se penser différent, croire qu'on est privilégié et finalement se rendre compte que ce n'était que des illusions. J'ai sûrement trop désiré pouvoir combler ce vide infernal, que j'en suis à interpréter des regards, des gestes, des sourires de manière tout à fait déplacé. J'en suis à désiré des choses déplacées. J'en suis à ressentir une colère dont j'ignore à qui elle sera destinée. Moi ? Elle ? Lui ? Aucune idée.

De la colère, partout. Il n'y avait plus que ça en moi. Du dégoût, de la rage. L'abandon. Il n'y avait plus que cela qui m'habitait depuis cette mise à pied. Tout ce qui arrivait ensuite était sombre. De plus en plus. Je me demandais bien pourquoi j'avais accepté cette mise à l'épreuve… Peut-être était-il temps d'abandonner le centre. La vie.

Mais la froideur était peinte sur mon visage, et je n'avais pas l'air d'être ouvert à n'importe quel dialogue. Surtout pas sur ça. Surtout pas maintenant.

« Monsieur Kole... N'avez-vous pas oublié quelque chose ?  »

_________________________
« Dis-toi seulement, qu'un ange de plus veillera sur toi. »

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MessageSujet: Re: Entre les nuages de poussière. Sam 25 Jan 2014 - 16:47

Pourtant je suis certain que je n'aurais rien à voir avec le type que je suis maintenant si je n'étais pas malade. Si je n'avais pas connu de trop près le suicide d'un être qui m'avait été cher. Je ne serais pas dépendant de substances et encore moins masochiste pour chercher la première personne qui pourrait me distraire un peu. Qui sait... peut-être que j'aurais même été un brillant élève si je ne m'étais pas détaché de cette société, que j'aurais trouvé un plaisir certain rien qu'à l'idée de me dire que j'étais sur Terre. Je ne serais pas ici s'il avait été là, et pas le fils qui ressemblait maintenant à elle. Mais je n'aurais pas été meilleur, parce qu'au final j'avais appris à contourner les difficultés par la facilité. Et cette vie me convenait. Sans l'attention que les gens portaient sur les « quand dira-t-on ». Je n'avais pas l'angoisse de savoir ce que j'allais devenir, ni même l'appréhension d'y laisser ma peau puisque je finirai par la perdre d'une façon ou d'une autre.

Et là est toute la différence. Je pouvais vivre contrairement aux autres, et ce comme je l'entendais. Aucunement gouverné par les doxas instaurées par les mœurs, religions ou bien même les politiques.

« Pourtant, tu sembles affamé. »

Alors c'est sans doute que je devais l'être. Mais de bien des façons diverses, ma jolie. J'avais les crocs. Faim de beaucoup plus que de simples regards ou de contacts encore trop innocents pour que j'en palpite réellement.

« Attention, si tu veux jouer au grand méchant loup … Je suis prête à t’y faire compétition. »

Un sourire de carnassier désormais aux lèvres, je glissai les doigts qui avaient gagnés sa joue contre sa nuque basanée sans prendre la peine de l'effleurer pour éveiller un quelconque frisson. A la façon d'un prédateur qui venait de mettre la main sur une nouvelle proie, un nouveau jouet. Trop fragile, trop précieuse et pourtant sans le souci de savoir s'il allait la casser en longeant sa jugulaire de son pouce. Il est vrai que je prenais rarement la peine de mettre des gants quand il s’agissait de contact, pour la simple et bonne raison que cet appel à la compétition – c’est le terme - n’ordonnait aucune règle quant à la façon de s’y prendre. Et que cette créature devait être bien trop insouciante pour savoir que l’inconfort ne faisait plus partie de mon vocabulaire. C’est pourquoi ma bouche vint emplir un peu plus le vide qui la séparait de la sienne, et je soufflai bien plus bas :

« Tu vois quand tu veux, ce n'est pas si compliqué. »

Mon regard quitta le sien pour se poser sur sa main accrochée à mon pantalon et ne manqua pas de gronder un peu pour signifier ce début de satisfaction.

« Mademoiselle Lolth. Deux pas en arrière et on se redresse, je vous prie. »

Trop prêt pour que cela ne lui soit pas destiné, alors je relevai les yeux vers elle, curieux de savoir si ce nom était le sien. Mais l’ordre ne m’étant pas destiné, je n’y prêtai que peu d’attention et laissa ma main libre se glisser sous le haut de la jeune femme et venir rejoindre la chaire à hauteur de ses côtes, dénudant au passage sa hanche dans la remontée. Une façon aussi de l’empêcher de s’exécuter tant que je ne l’aurais pas décidé.

« Monsieur Kole... N'avez-vous pas oublié quelque chose ? »  

Et je ne bougeais toujours pas. Trop concentré à fixer la jeune femme que je tenais contre moi, qu’elle se débatte ou non d’ailleurs. J’avais cependant été éduqué, et même si l’idée de devoir répondre à une autorité me donnait tout simplement la gerbe je pris le temps de répondre, sans même adresser un regard à l’uniforme.

« Je suppose que vous faites allusion à notre rendez-vous. Monsieur Allen. »

Ma mémoire était beaucoup trop bonne pour que j’oublie ce qu’il y avait d’inscrit sur la convocation que j’avais reçu il y a quelques jours. Trop parfaite aussi pour oublier cette voix et encore moins le nom qui lui était attribué. Mon fameux tuteur, qui déjà venait m’emmerder pour un rendez-vous qui nous le savions tout deux ne servirait strictement à rien. Professeur de remise en forme aussi, parce que ce n’était déjà pas suffisant de savoir que nous allions devoir nous voir régulièrement pour un suivi. Mais je suis sage, moi monsieur.

Sans laisser le temps à la demoiselle de nous interrompre, je repris sur le même ton, calme :

« Mais je crains que vous n'arriviez malheureusement au mauvais moment. Karmi... enfin... Mademoiselle Lolth s'apprêtait justement à me montrer les raisons qui l'avaient poussé à venir perturber mes lectures. »

Je finis cependant par relâcher l'attention, et retira mes doigts qui s'étaient aventurés sous son haut et qui la retenait tout contre moi. Je soupirai un peu avant de me redresser pour reprendre mon mètre quatre-vingt quatre habituel et mon visage se tourna enfin vers le militaire, léger sourire aux lèvres. Conscient que le jeu allait devoir s'arrêter là. Déçu. Mais nous aurions évidemment le temps de faire plus amples connaissances, dans un lieu où nous risquerions moins une intervention mal venue.

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MessageSujet: Re: Entre les nuages de poussière. Dim 26 Jan 2014 - 6:13

À travers la peau la chair, à travers la chair le sang, après le sang les os? Le cannibalisme n’était pas vraiment son fort. Non. Certes, elle était loin d’être végétarienne. Ne se contenter que de légume, c’était très peu pour la personne qu’elle était. Manger, elle le faisait avec plaisir. Mordre dans la vie également. Depuis toujours, c’était une manière de voir le danger comme un jeu. Se découvrir au travers d’évènements, de situation dans lesquels il faut tenter de rester en contrôle. Le contrôle. C’était exactement ce qu’elle tentait d’avoir sur le jeune homme. Où était-ce vraiment ça? La provocation était quelque chose de récurant chez la jeune femme à la peau basanée. C’était les hommes qu’elle testait ainsi. Il fallait bien avouer que ce n’était pas la meilleure manière de le faire. Mais le comportement d’une personne en relation avec l’attirance et même le côté luxueux de la sexualité en révélait énormément sur lui. Peut-être trop complexe? Mais pas pour elle. Ça avait toujours été comme cela qu’elle avait fonctionné, ou presque. Non, plus le récapitulatif de ses rencontre déroulait, plus il était possible de constater que c’était une activité récurrente. La provocation. Ensuite c’était de voir elle la jouait à quelle niveau. Plutôt arrogance comme elle l’avait fait avec d’autre ou dans ce cas-ci, pousser la tentation. C’était un jeu qu’elle avait également joué avec Seth. Même s’il n’était plus là, elle se souvenait très bien de la manière dont il avait réagis. Si coincé, exactement la raison qui l’avait poussé à le croire gay. Chose qu’elle pensait encore d’ailleurs. Dommage, elle ne pourrait jamais se faire prouver le contraire.

J’aurais surement dû être plus prudente avec toi par contre. Parce que ce sourire qui se dessina sur tes lèvres pâles me fit penser à nouveau à ce que je jouais. En même temps c’était quelque chose. Quelque chose dans tes yeux qui me poussait à croire que tu ne pouvais pas être totalement un de ces mecs. Mais qui suis-je pour faire de telles suppositions?

Et puis cette main vint se glisser dans son cou. Relevant légèrement le menton, la jeune femme soutint son regard, ne le quittant pas. Se rattachant à ce quelque chose. Cette étincelle qu’elle y voyait, qu’elle cherchait. Car sa voix, si basse. Était-ce seulement un masque? Un personnage? Un doute passa dans son esprit, alors que ses lèvres s’entrouvrirent, comme prêtes à dire quelque chose, mais que le silence. Malgré ce sourire, malgré cette voix, c’était comme voir au travers d’un masque. Un masque était si bien installer que ça lui donnait des doutes. Était-ce vraiment juste une manière d’agir, de se comporté, ou était-ce vraiment son être, sa totalité. Le doute, une lame dans l’esprit bien tranchante. Pouvant rendre confidence détresse en l’espace de quelques secondes. Néanmoins, la jeune espagnole s’y tenait. Toute sa vie on lui avait dit pouvoir lire l’âme d’une personne à travers ses yeux. Les yeux étaient le miroir de l’âme, une porte d’accès à la véritable identité de chaque personne. Alors c’était surement pourquoi elle continuait de le regarder dans les yeux sans sourcillé, parce qu’elle continuait à croire, parce qu’elle ne pouvait pas croire qu’un personne avec des yeux si magnifique puisse n’être qu’un reste de détritus humain. Mais il y eut cette voix. Cette voix si familière qui suivit se grondement. Son regard bifurqua. Quittant le bleu du regard du jeune homme pour se déposer sur le sien. La jeune femme figea, ses yeux s’ouvrant grands. Que faisait-il ici? Ce fut cette main, qui la réveilla de sa stupeur, alors qu’elle rougissait, honteuse et incapable de se reculer comme demandé malgré un mouvement pour le faire. Cette main qui dénudait sa hanche, se glissant sur ses côtes, c’était froid. D’un mouvement sec, elle retira sa main de la hanche du jeune homme et attrapa le poignet de la main qui s’était glissé sous son haut, pour l’arrêter, d’un coup qu’il souhaite se rende plus haut.

Ne me regarde pas. Ce n’est pas ce que tu penses, je le jure … En même temps, que penses-tu? Ne me regarde simplement pas. Je suis certaine qu’il n’est pas de ce genre. Il ne ferait rien de mal, je ne ferais rien de mal. Ne me regarde pas.

Mais il la tenait, fermement, alors qu’elle tenta de se reculer, sans succès. Ses yeux remontèrent au bleu glacial de ceux du jeune homme à la chevelure noir. Surprise, elle l’observa un moment avant de tenter une nouvelle fois de s’écarter. C’était comme une envie de vomir, ce sentiment qui remontait en elle. Cette envie qu’elle avait de le frapper. De se dégager de lui de manière brusque, le plus brusque possible. Pourquoi ne la laissait-il pas se reculer tout simplement? Et cette envie de hurler, l’insulter, lui donner un coup de tête. Sa main se resserra sur son poignet, alors que l’autre se fermait en poing, serré, comme ses dents. Sa voix retentit alors, comme si de rien n’était, comme si elle n’était qu’une poupée, une barbie.

Alors tu es véritablement ce genre de mec?

C’était à la fois une claque en plein visage et une question que j’avais du mal à croire à moi-même. Ses yeux devaient avoir changé, plus sombre, être devenu d’un rouant foncé. Alors qu’il ne me parlait pas me faisait allusion à ma personne. C’était comme des éclairs. Avoir pu, elle l’aurait probablement poignardé à répétition avec ses yeux. Mais c’était d’une traitrise incomparable. Cette honte, cette panique et cette urgence de se séparer dès qu’il était arrivé. Dès qu’IL avait pris parole, poser les yeux sur la scène. C’était une vilaine leçon, mais elle devrait y penser à deux fois avant de tenter de tester une personne de cette manière. Même si elle l’avait déjà fait, même avec le militaire. Pas d’aussi près, certes, mais quand même.

"Pour interrompre tes lectures, faudrait que tu sache lire connard."

Ça n’était pas sorti très fort, juste assez pour qu’eux trois l’entendent. Et au moment précis où le jeune homme la laissa finalement aller, la relâcha, elle desserra ses poings dont les jointures avaient blanchies. D’un mouvement, elle se recula et le repoussa. Sec, vigoureusement, de ses deux mains sur son torse. Une poussée. Et elle se retrouva de nouveau adossée contre l’étagère de livre, replaçant son chandail. Même si elle faisait des efforts pour ses vêtements, comme il lui avait demandé, il allait penser à tort. Ses yeux se relevèrent un moment vers le militaire. Un regard traitre pour elle-même surement. Inquiète. Et nerveusement, sur la défensive elle souffla, plus agressive que désirée.

"J’allais lui montrer rien du tout."
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MessageSujet: Re: Entre les nuages de poussière. Mer 2 Avr 2014 - 23:09

Une main conquérante qui se glisse sous un haut. Main inquisitrice qui garde la jeune femme à ses côtés. Sous mes yeux, il n'y avait qu'une mélange flou et déprimant d'hormones, d'honte, de fierté et de semi-mensonges. Sous mes yeux, il n'y avait que deux pauvres gosses qui se pensaient être le centre de l'univers. Ils se pensaient être différent, être assez spéciaux pour mériter un traitement unique. Ou tout simplement assez marginal pour se permettre d'ignorer la société en elle-même, ses règles, ses codes et ses mœurs. Parce qu'on est différent. Foutaises. Nous ne sommes que des putains de tas de merde qui braillent et ne cesse de se mouvoir dans tous les sens pour brasser du vent, attirer l'attention et se plaindre constamment. Notre vie, centre de notre univers, qui n'est pourtant que grain de poussière sur Terre.

Vague d'insolence et de provocation. La réponse de Monsieur Kole posa un sourire amusé sur mes lèvres. Et ma main dans ta gueule ? Oui, mon cher ami, je fais indéniablement allusion à ton putain de rendez-vous. Il serait fort regrettable que notre discussion entre personnes, tout à fait civilisées n'est-ce pas, en vienne à subitement dériver à quelques autres fausses courtoisies fort peu appropriés à la situation ?
J'en cracherai presque sur mon feu grade et le tissu de mensonge que mon corps porte actuellement, juste pour pouvoir t'entendre t'excuser… Je prierai la Sainte Marie pour ne jamais devenir père, il y a des chances que je tue mes propres enfants pour un si mauvais langage. Ah le respect… Valeur que visiblement la Sainte Patrie avait perdu dans la majorité de ses rangs. Vite, une corde, je n'en peux plus de ces gosses.

J'étais arrivé visiblement au bon moment pour empêcher Monsieur « Je me prends pas pour de la merde » et Madame « J'allais lui montrer rien du tout et non c'est faux j'étais pas collée à lui » à faire connaissance un peu plus profondément…. Si vous voyez ce que je veux dire. Comme si on ignorait ces problèmes là… Toutes relations sexuelles entre résidents - et personnel et résident ceci-dit - sont prohibés. Paraît-il. Mais je crois que les préservatifs sont accessibles d'un peu partout dans le centre. C'est sûr que c'est mieux d'enfreindre une règle que de se retrouver avec une jeune femme, sans diplôme, sûrement sans famille, sans cerveau fixe, en cloque.

Après avoir fixer un peu Jaedan, surtout à ses belles insolentes réponses, mon regard se posa sur Karmina. Léger haussement de sourcil. De la position aguicheuse qu'elle avait abordée il y a quelques secondes, maintenant ses joues étaient couvertes de rougeurs presque adorables… J'ai dis presque.

«  Super, un documentaire sur la reproduction des cétacés... »

Trop de froideur en moi. Et d'hypocrisie pas du tout dissimulé. Ils me prenaient pour un con. Je faisais pareil comme le parfait adulte que j'étais censé être, représentant de la maturité, de l'autorité et tout ça quoi.
Je reposais mon regard sur Karmina, enchaînant clairement, si glacial :

« C'est affligeant de voir que vous avez troquer vos vêtements pour un comportement vulgaire. Si vous avez effectivement "rien du tout" à nous montrer, circulez. »

Sans appel. Puis je pivotai légèrement vers la seconde présence masculine, le fixant quelques secondes avant de demander, d'une voix si doucereuse :

« Kole. Allez-vous me faire l'honneur de votre présence, ou faut-il que nous en venions aux travaux d'intérêt supplémentaires ? »

Gardons les mains derrière le dos. Il serait tellement malheureux d'assommer un résident insolent.

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MessageSujet: Re: Entre les nuages de poussière. Dim 20 Avr 2014 - 0:14

« Pour interrompre tes lectures, faudrait que tu sache lire connard. »

Un peu trop sauvage. Un peu trop pipelette.
Un peu trop femme, en fait.
Mon visage se marqua, mes traits se tordant dans un mouvement que je devinais disgracieux pour au final ne laisser paraître qu'un sourire, teinté de ce qu'on appelait la... perversité. Et puis ce calme apparent, même si je savais que dans ces moments-là j'empestais la contrariété. Petite putain. Sans crainte pourtant de risques quelque chose malgré l'homme qui nous faisait désormais grâce de sa présence. Je reculais donc à son geste, avant de venir passer mes mains contre mon haut, comme si je l'époussetais. Mon visage resta dirigé vers ce visage féminin, et je décidais de souffler, comme dans un cercle fermé :

« Oh... mais je suis certain que tu te feras une joie de m'apprendre toutes les subtilités de la langue, Karmina. »

La mienne en tout cas se glissa sur ma lèvre inférieure. Puis supérieure. Lente et sensuelle. Provocatrice et pleine de sens. Pétasse. Aguicheuse. Elle laissait sous-entendre beaucoup trop de choses interdites qui masturbaient en silence l'encéphale. Elle promettait, pour au final se rétracter. Disparaître dans l'ouverture de ma bouche que je finis par clôturer d'un sourire que je ne maniais que trop bien. Même si toutes les hormones n'avaient pas clairement pus s'exprimer jusque là, je trouvais la partie tellement plus amusante désormais. Dressé comme pour essayer de me faire plus grand, mon regard se porta sur l'uniforme. Même si l'absurdité de sa remarque m'aurait arraché un sourire, je ne laissa rien paraître, reprenant ce faciès froid que je choyais habituellement. Observant leurs petites mimiques, remarques désabusés pour l'un, gêne surfaite pour l'autre. Joli spectacle.

« Kole. Allez-vous me faire l'honneur de votre présence, ou faut-il que nous en venions aux travaux d'intérêt supplémentaires ? »

Légère inclinaison, un bref mouvement de tête maîtrisé pour signifier un désintérêt total pour ses propos et je soufflais :

« Il serait plus judicieux de se poser la question de savoir pourquoi je déciderai de vous suivre maintenant, si je ne me suis pas présenté à votre bureau il y a de cela une heure. »

On ne peut plus calme, je pivotais entièrement vers lui, apposant mon épaule contre la bibliothèque la plus proche et croisais les bras à hauteur de mon ventre.

« Comme vous devez vous en douter, je me suis perdu dans mes lectures avant qu'elle n'arrive, et je ne pense pas que le motif de cette absence justifie que je joue la femme de ménage ou votre secrétaire... hm ? »

Cependant plusieurs possibilités sont offertes. Soit jouer au con et finir sa semaine à récurer des chiottes alors que l'on venait à peine d'arriver, soit montrer une forme de soumission et... advienne que pourra.

« Mais si vous tenez réellement à notre entrevue, je suis tout à vous évidemment, cadet. »

Un sourire en coin tordit mes lèvres, m'avançant désormais vers le militaire, je pris place juste à ses côtés et reposa mon regard sur Karmina quelques secondes plus tard. Oui, Karmina, je suis un mec « comme ça ». De ceux qui se foutent royalement d'enterrer leur propre famille si l'occasion l'exige, ou se présente tout simplement. Je relevai légèrement la tête vers la crinière rouge, et souffla doucement en me penchant vers le propriétaire. Désignant toujours du regard la demoiselle.

« Même si, entre nous, je pense qu'il y a des cas plus urgents. »

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Entre les nuages de poussière.

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